Accueil Nos propositions Proposition 8 : Consolider la couverture maladie et la politique de santé des familles

Consolider la couverture maladie et la politique de santé des familles

Pour répondre aux besoins des familles, le système de santé doit investir dans la prévention et dans la couverture territoriale.

Des obstacles majeurs à l’accès aux soins

L’accès aux soins est une préoccupation très sensible pour les familles. Or, des obstacles croissants, financiers mais aussi géographiques, s’opposent à un accès généralisé et égalitaire à des soins de qualité.

Sur certains territoires il y a peu de médecins et encore moins de spécialistes ou bien avec des délais d’attente très élevés. La situation risque de s’aggraver avec le départ en retraite de nombreux médecins dans les cinq à dix prochaines années. Ces phénomènes concernent les territoires ruraux mais aussi les zones suburbaines et urbaines. L’enquête de l’Observatoire des familles montrait ainsi que les délais d’attente étaient la première raison (46 %) du renoncement aux soins devant le coût (21 %). Parallèlement, on constate que la mise en place de la généralisation des complémentaires santé ainsi que la réforme des contrats responsables ont conduit à un nivellement par le bas des garanties offertes par les couvertures complémentaires. Une régulation est donc nécessaire en particulier pour les familles.

Favoriser la prévention

La santé représente un capital qui se constitue dès l’enfance. C’est, en partie, des habitudes et des comportements acquis durant cette période que dépendra l’état de santé de chaque individu tout au long de sa vie. C’est dire l’importance du rôle de la famille. La prévention reste sous investie et ne représente que 1,8 % des dépenses de santé. Or le renforcement des actions de prévention permettrait d’améliorer l’état de santé des personnes mais aussi de réduire les dépenses de soins.

Avec un médecin pour 12 000 élèves et une pyramide des âges peu favorable, la raréfaction du nombre de médecins et d’infirmières scolaires est à déplorer. En effet, elle rend compliqué le suivi du parcours éducatif en santé tout au long de la scolarité prévu par les lois récentes sur la santé et l’école. Leur objectif est pourtant de rendre les enfants autonomes et responsables à l’égard de leur propre santé. Cette pénurie crée le risque que des troubles cognitifs, sensoriels ou de socialisation soient non diagnostiqués et que la scolarisation des enfants souffrant d’un handicap ou d’une maladie chronique soit encore plus difficile.

Les recommandations de l’UNAF
  • Améliorer l’attractivité des métiers de la PMI, de la médecine scolaire et universitaire, et de la médecine du travail.
  • Lutter contre les déserts médicaux par une rénovation du conven­tionnement des professionnels de santé et un développement des maisons médicales. S’assurer qu’une offre de soins à tarif opposable soit présente pour l’ensemble des familles dans tous les territoires.
  • Plafonner les restes à charge des familles.
  • Rendre plus lisibles les contrats des complémentaires santé et généraliser la dimension familiale des contrats complémentaires collectifs d’entreprises.
  • Renforcer les politiques de prévention à la santé en accompagnant davantage les familles dans leur rôle de prévention (alimentation, pollution, activité sportive, hygiène) lors d’étapes-clefs tout au long de la vie et en y consacrant davantage de moyens.

1,8%

du budget de santé consacré à la médecine préventive (DREES 2015).

20 semaines

Le Parlement européen préconisait d’allonger le congé maternité de 14 à 20 semaines (et de 2 semaines le congé paternité), il est de 16 en France.

65%

des familles ont déjà renoncé à aller chez le médecin, principalement pour des raisons de délais d’attente et de coût (UNAF).

2581€/an

c’est le budget santé pour un couple avec 2 enfants (complémentaire santé et de produits de première urgence) Il faut y ajouter les frais médicaux non pris en charge par l’assurance maladie et la mutuelle. (UNAF Budgets types 2015).