Accueil Nos propositions Proposition 10 : Encourager l’engagement solidaire et l’autonomie

Encourager l’engagement solidaire et l’autonomie

Lorsque les familles n’arrivent plus à aider leurs proches vulnérables, il faut inventer de nouvelles formes de soutien s’appuyant sur le bénévolat, l’entraide, mais aussi sur la capacité des personnes à agir par elles-mêmes.

Avec l’âge, les handicaps, la maladie, l’isolement ou l’absence de lien
social, la pauvreté, l’absence d’activité… les sources de vulnérabilités sont multiples. Souvent ces vulnérabilités se cumulent, laissant les personnes dans une grande fragilité. Dans ce contexte, les solidarités familiales ne suffisent pas toujours : quand il n’y a pas de famille ou qu’elle est en incapacité partielle d’aider, le relais par les politiques publiques est nécessaire et des solutions complémentaires sont à encourager.

Libérer et soutenir l’engagement bénévole

Pour accompagner et soutenir les familles et les personnes vulnérables, le relais des associations est indispensable. Il repose sur un engagement bénévole plus ponctuel dans le temps, fragmenté, et axé sur des projets mobilisateurs. Des entreprises développent de nouvelles pratiques autorisant et valorisant la volonté d’engagement de leurs salariés dans le cadre de leur politique de Responsabilité Sociale : mécénat de compétences, flexibilité dans les carrières, valorisation des expériences bénévoles… Il faut encourager ce type d’initiatives pour inventer le bénévolat de demain.

Entraide et plates-formes collaboratives

Les familles et les personnes sont davantage que des usagers passifs des services publics et sociaux : ce sont des acteurs dotés de potentiels. Par la mise en place d’espaces d’échanges et de collaboration, physiques et numériques, des logiques d’entraide peuvent émerger et s’organiser au bénéfice de tous. C’est aussi donner de nouvelles dynamiques aux associations, notamment les associations familiales et leurs Unions, dont le principe d’action est le « faire avec et pour les familles » en valorisant systématiquement la participation et l’expression des personnes aux
décisions qui les concernent.

Une dynamique de responsabilité

Les politiques d’aides doivent être complétées par des initiatives favorisant l’accès à l’autonomie par l’économique. Renforcer le microcrédit permettrait justement d’aider les personnes à gagner en mobilité, en autonomie budgétaire, en employabilité… dans une démarche d’accompagnement, de responsabilité et de dignité.

Les recommandations de l’UNAF
  • Développer les dispositifs d’aide éducative autour du budget des parents pour mieux prendre en compte les besoins de l’enfant, son environnement social et les conditions de vie matérielles de sa famille.
  • Lever les freins au développement du microcrédit personnel.
  • Soutenir les parents et développer les formules alternatives au placement des enfants en ayant recours à des tiers, par exemple à travers le parrainage de proximité.
  • Encourager et conforter les réseaux d’entraide entre parents avec l’appui des associations.
  • Permettre aux salariés bénévoles de faire reconnaître leur parcours bénévole dans le Compte d’engagement citoyen au sein du nouveau Compte Personnel d’Activité.
  • Promouvoir les bonnes pratiques des entreprises pour faciliter le bénévolat, dans le cadre de leurs démarches de Responsabilité Sociale des Entreprises : mécénat de compétences, flexibilité dans les carrières, entraide entre salariés…

15 millions

de bénévoles, dont 3 millions dans le secteur sanitaire et social.

45%

des Français sont adhérents d’une ou plusieurs associations.

80%

des enfants placés le sont en raison de la situation de pauvreté de leur parents et non parce qu’ils sont maltraitants (Laurence Rossignol, AG de l’UNAF, Tours, 2014).