![]() La loi confère aux unions d’associations familiales la mission de représenter officiellement auprès des Pouvoirs publics l’ensemble des familles et de désigner des représentants aux divers conseils, assemblées ou autres organismes institués par l’Etat, la région, le département, la commune. Ainsi, sur l’ensemble du territoire et des départements d’outre-mer, tous domaines familiaux confondus (santé, logement, consommation, etc.) touchant à la famille, ce sont plus de 6.000 postes de représentation qui sont assurés par plus de 5.000 représentants familiaux, issus des associations familiales adhérentes (auxquels il faut ajouter les postes de représentants dans chaque Centre communal d’action sociale). Depuis sa création l’UNAF est investie d’une mission de partenariat familial et social. Elle débat toujours avec les Pouvoirs publics et contribue à une forme de paix sociale bien au-delà des divergences politiques ou des changements de Gouvernement. L’UNAF est l’une des rares instances, au sein de la société civile, à être sollicitée en de multiples occasions par les différents gouvernements afin de donner des avis éclairés sur les problématiques de notre temps, liées à la famille. Pour l’UNAF, la " voix des familles " doit être présente dans tous les champs de la vie publique, aussi bien :
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| Réponse à l'UNAF | |
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| Dominique Voynet | Au même titre que de nombreuses autres associations, les associations familiales sont de précieux outils du débat républicain. En tant que plus petite cellule sociale, la famille mérite bien évidemment d’être représentée et entendue au sein des institutions françaises. Les associations doivent cependant veiller à se faire l’écho de toutes les structures familiales (monoparentales, homoparentales, recomposées...) et de tous les modes de vie. |
| Jean-Marie Le Pen | La famille est la cellule de base de notre société. Elle est le lieu privilégié de l’éducation des enfants et de la transmission des valeurs. Cependant, depuis de très nombreuses décennies, la France n’a plus de politique familiale. La relève des générations n’est plus assurée, l’institution familiale vit une crise sans précédent, et les familles subissent une grave régression sociale et financière. J’associerai les associations familiales à la mise en oeuvre de la grande politique familiale que je propose dans mon programme et veillerai d’autre part à renforcer leur représentation dans les institutions. |
| Marie-George Buffet | J’ai une vision de la fonction de Président de la République opposée à celle de la Vème République qui organise la monarchisation des institutions et la concentration des pouvoirs. Dans le cadre de cette rupture, j’entends mettre en place de nouveaux dispositifs qui permettent l’émergence de la vie associative. Ainsi sera favorisé l’exercice du bénévolat, la prise de responsabilité des citoyens : il convient aussi de sécuriser le système subventions, de dégager les associations de leur dépendance des pouvoirs publics et des aléas des changements politiques. |
| Ségolène Royal | Au cœur du Pacte présidentiel, j’ai voulu introduire l’idée d’une République nouvelle. Cela consiste avant tout à démocratiser les institutions en développant la démocratie participative et à revivifier la démocratie sociale, aujourd’hui trop peu considérée. Dans cet élan démocratique, les familles occupent bien entendu la première place. Leurs voix et leurs préoccupations doivent trouver à s’exprimer chaque fois que nécessaire. L’UNAF a précisément été créée pour promouvoir, défendre et représenter les intérêts des familles. Elle devra donc prendre toute sa place dans le nouveau dispositif institutionnel que j’appelle de mes vœux. Pour l’avoir beaucoup fréquentée, ainsi que le mouvement familial dans son ensemble, dans le cadre de mes fonctions ministérielles, je sais pouvoir compter sur leur engagement sans faille et leurs compétences. La famille subit au premier chef les conséquences des évolutions qui interviennent dans toutes les sphères de la vie sociale. C’est la raison pour laquelle, la voix des familles, de toutes les familles, est une voix pertinente sur un grand nombre de sujets. Il n’y pas - uniquement - les « questions familiales » qui constitueraient un sous-ensemble des questions sociales mais il existe un point de vue familial sur l’ensemble des questions politiques, économiques et sociales qui travaillent nos sociétés. Je ferai droit à ce point de vue. |
| Nicolas Sarkozy | Je suis très attaché à l’originalité de la structure de représentation familiale mise en place par l’ordonnance du 3 mars 1945. Elle assure la vitalité d’une vie associative dont je veux saluer l’utilité sociale et civique. Je souhaite que vous continuiez à représenter et à défendre les familles, au niveau national, mais aussi au niveau local (dans les CCAS, les CAF, les conseils économiques et sociaux, les MSA...), là où la politique familiale est mise en oeuvre. C’est pourquoi je propose notamment l’institution d’une conférence annuelle départementale où seront abordées toutes les problématiques de la famille. |
| François Bayrou | Les familles sont au cœur de notre société, elles éduquent, elles humanisent. Les nombreux thèmes abordés dans votre questionnaire montrent d’ailleurs bien cette place centrale. Je veux donc poursuivre et amplifier notre politique familiale, une spécificité de notre modèle social. Les associations sont un pilier de notre démocratie. C’est pourquoi la question de leur représentation est capitale. Il est essentiel de relayer les informations et les solutions élaborées sur le terrain afin de prendre en compte le quotidien des citoyens. Je souhaite donc réinstaurer le dialogue entre la société civile organisée et les décideurs politiques. Tout projet de loi important fera d’abord l’objet d’un débat public quelques mois avant d’être présenté au Parlement. L’Union Nationale des Associations Familiales est chargée de promouvoir, défendre et représenter les intérêts de l’ensemble des familles françaises et étrangères vivant sur le territoire français. Elle est donc une émanation de notre société et devra faire partie de ces organisations chargées d’apporter ses solutions, ses positions, et ses sentiments auprès des pouvoirs publics. Je souhaite organiser ce débat public, en particulier au sein du Conseil économique et social, et mettre en confrontation les acteurs économiques et sociaux. Enfin, s’agissant du financement de ces associations, je veux pérenniser leurs crédits, par des contrats pluriannuels, et reconnaître le bénévolat (formation, reconnaissance du bénévolat pour la retraite). |