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L’UNAF n’a jamais prétendu s’immiscer dans la négociation contractuelle entre employeurs et salariés. Elle souligne cependant que les familles sont en tant que telles porteuses d’intérêts, de points de vue, de contraintes et d’aspirations qui ne peuvent se confondre avec l’expression d’autres intérêts. Elles ont leur place propre dans la négociation civile, où il est indispensable que soit pris en considération l’ensemble des situations.
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| Réponse à l'UNAF | |
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| Dominique Voynet | Les associations familiales, au même titre que les autres partenaires sociaux, ont évidemment leur mot a dire dans les politiques de l’emploi. En ce qui concerne la sécurisation des parcours professionnels, il est bien évident que l’habitude de « saucissonner » en strates les politiques sociales (enfance, formation, vie professionnelle, conges, chômage, logement, maladie, vieillesse, retraite...) empêche de penser les parcours dans leur globalité. Les Verts ont la volonté d’aller vers une société de pleine activité où le travail salarié ne soit plus qu’une composante de revenus parmi d’autres, qu’une activité parmi d’autres. Le temps de travail ne représente guère plus de 10% du temps de la vie ! Une société de pleine activité, c’est une société ou l’on ne divise pas les français entre ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas. Une société où être employé, être en formation ou avoir une activité d’utilité sociale et environnementale sont des situations ayant autant de valeur. Une société ou l’on arrête de raisonner en trois temps de vie quasiment hermétiques : les études, la vie active, la retraite, mais où au contraire on construit des passerelles entre ces moments pour favoriser l’autonomie de chaque personne. |
| Jean-Marie Le Pen | "Estimez-vous indispensable qu’une place soit réservée à l’expression des familles dans les instances appelées à concevoir et adapter la politique de l’emploi ?" "Êtes-vous d’accord pour que la sécurisation des parcours professionnels fasse l’objet d’une concertation avec les instances concernées par l’environnement de l’emploi au sein desquelles les représentants de la société civile ont un rôle déterminant ?" |
| Marie-George Buffet | Oui la voix des familles soit être entendue dans les instances appelées à concevoir et à adapter la politique de l’emploi. Sécuriser l’emploi et la formation pour tous et tous fait partie de mes propositions ; dans ce domaine je suis favorable à une concertation avec les instances concernées |
| Ségolène Royal | J’ai évoqué l’exigence qui est la mienne d’une revivification de la démocratie sociale. Cela implique de faire bouger les lignes et les clivages. La famille est, par construction, au cœur des mouvements qui travaillent nos sociétés. Il n’y a pas de sens à cantonner l’action du mouvement familial à un domaine strictement « familialiste ». Il faut, au contraire, faire droit au point de vue familial dans toutes les sphères de la vie sociale. Bien entendu, je ne pense ni ne souhaite que les mouvements familiaux se substituent aux acteurs traditionnels de la négociation en matière d’emploi et de travail : les organisations représentatives des salariés et des employeurs mais la voix des familles doit être entendue. |
| Nicolas Sarkozy | Les familles sont les premières concernées par le chômage et par les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes. La sécurité sociale professionnelle que je veux créer n’a qu’un but : que le chômage subi par l’un des parents ne se transforme pas en drame psychologique et social pour toute la famille. Je prendrai donc soin de recueillir l’avis des familles et de leurs instances représentatives, ainsi que celui de toutes les parties concernées, en particulier les partenaires sociaux, avant de mettre en œuvre la réforme que je souhaite entreprendre pour sécuriser les parcours professionnels et renouer avec le plein emploi. De manière générale, je veux changer la manière de réformer en France. Chaque grande réforme fera l’objet d’un débat approfondi et transparent, au cours duquel chaque partie qui le souhaitera pourra s’exprimer. Les instances représentatives des familles seront donc pleinement écoutées chaque fois qu’elles le demanderont. |
| François Bayrou | Les associations, et en particulier les associations familiales, sont les partenaires naturels de l’Etat. Rien ne se fera sans une société civile organisée. A mes yeux, le conseil économique et social doit être réformé, pour être une vraie force de débat et de proposition, représentant réellement l’ensemble de la société. Elu président de la république, j’organiserai une grande concertation avec les partenaires sociaux et les représentants de la société civile sur la question de la sécurisation des parcours professionnels. |