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Féminisation du marché du travail, bi-activité au sein des couples et précarisation des activités professionnelles ont accentué l’inquiétude et la difficulté de nombreuses familles à concilier les temps de vie professionnel, familial, social et personnel. Pour l’UNAF, les politiques publiques doivent favoriser une libre articulation non pénalisante entre vie familiale et vie professionnelle. Au-delà d’une politique volontariste de développement et d’adaptation de l’offre de services d’accueil de la petite enfance ; au-delà de la négociation et des accords d’entreprise ; et afin d’accroître la souplesse de la gestion des temps de travail pour permettre un soutien à l’enfant à tous les âges de la vie ; une politique globale de conciliation des temps doit associer l’ensemble des acteurs concernés et doit s’insérer dans une approche territoriale.
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| Réponse à l'UNAF | |
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| Dominique Voynet | Nous adhérons totalement à la proposition de « politique globale de conciliation des temps ». Notre projet de société de pleine activité entend promouvoir tous les temps de vie : formation, vie active et retraite, certes, mais aussi année sabbatique, congé parental, activité éducative bénévole...I1 accroîtra aussi la sécurisation des parcours professionnels en proposant un interlocuteur unique pour l’emploi, le chômage, la retraite... Par ailleurs, nous avons défendu le passage aux 35 h, et nous proposons même de poursuivre la réduction du temps de travail en passant à 32 h hebdomadaires. En ce qui concerne ceux qui font le choix de quitter leur emploi afin de se consacrer à leur famille, nous sommes favorables a l’instauration d’un revenu parental. Cela permettra aussi bien aux hommes qu’aux femmes de mettre leur vie professionnelle entre parenthèses pour élever leurs enfants. Il faudra pourtant être très vigilant dans sa mise en oeuvre, pour ne pas risquer d’isoler les femmes du marché du travail. C’est la raison pour laquelle nous proposons également la création d’un Service Public gratuit de la petite enfance. Par ailleurs, de nombreuses femmes seules avec enfants doivent arbitrer entre la reprise d’une activité (souvent mal payée, souvent a temps partiel) qui leur fera perdre le bénéfice des aides sociales, et l’assistanat de longue durée. Nous proposons donc d’instaurer un revenu de solidarité active qui permette, lors de la reprise d’un emploi, de cumuler les aides sociales avec le nouveau salaire. |
| Jean-Marie Le Pen | Les conflits entre la vie professionnelle et la vie familiale ont pour causes principales : la précarité de l’emploi qui augmente l’angoisse des salariés et des entrepreneurs, la longueur des temps de transport entre le logement et le lieu de travail, l’obligation financière dans une famille d’avoir deux salaires. La relance de l’économie en réduisant les risques de chômage diminuera cette angoisse, un meilleur aménagement du territoire et la revitalisation de nos communes rurales réduiront la longueur moyenne des temps de transport, l’établissement d’un salaire parental permettra au parent le souhaitant de se consacrer à l’éducation de ses enfants. |
| Marie-George Buffet | Le travail précaire, le temps partiel imposé doivent cesser. Concilier vie familiale et la vie professionnelle passe par des journées de travail moins longues. C’est pourquoi il faut mettre en chantier une nouvelle loi qui généralisera les 35 heures à toutes les entreprises, avec en perspectives les 32 heures, sans perte de salaire, ni aggravation de la flexibilité ou des conditions de travail. |
| Ségolène Royal | La conciliation harmonieuse entre vie familiale et vie professionnelle suppose un certain nombre de développements politiques importants. La politique du libre choix conduite par la droite est, pour l’essentiel, restée au stade des pétitions de principe. Or, cette conciliation exige, en premier lieu, de changer d’échelle en matière d’offre de garde sur le territoire en créant un véritable service public de la petite enfance. Cette grande réforme doit améliorer profondément les conditions d’accueil de la petite enfance dans notre pays. Les préoccupations familiales doivent aussi entrer de plain pied dans le champ de la négociation collective. Comment peut-on espérer créer les conditions d’un libre choix des familles en matière de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, sans intéresser davantage les employeurs à cette question ? Ces derniers sont, c’est évident, au cœur de la problématique de la concordance des temps. J’ai souhaité, dans mon pacte présidentiel, développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes. Parmi les thèmes prioritaires de ces négociations, la question des rapports entre organisation du travail et organisation familiale devrait recevoir une attention particulière. Il va de soi que le mouvement familial sera amené à contribuer directement à ces discussions. |
| Nicolas Sarkozy | Je veux que la vie professionnelle cesse de s’opposer à la vie familiale, et réciproquement ; que l’une comme l’autre soient des espaces d’épanouissement et de bonheur. Je demanderai aux entreprises d’organiser chaque année des négociations avec les instances représentatives du personnel sur la conciliation des temps. L’Etat et les autres organismes publics feront de même pour leurs salariés et agents. Du côté des pouvoirs publics, je ferai tout pour faciliter la vie des familles. Le droit à une solution de garde pour tout enfant de moins de trois ans sera un droit opposable devant les tribunaux, et les fonds publics consacrés à la garde des jeunes enfants seront réorientés vers une allocation unique, simple, ne faisant aucune perdante parmi les familles, dont elles pourront faire l’usage qu’elles veulent : payer une place en crèche, recruter une assistante maternelle, rémunérer celui des deux parents qui arrête de travailler. Il existe une immense demande de places en crèche. Il est quand même incroyable qu’on n’arrive pas à y répondre. En solvabilisant la demande, l’offre se développera naturellement, qu’il s’agisse de crèches municipales, de crèches associatives ou de crèches d’entreprise. Je veux également que l’école prenne en charge les orphelins de 16 heures, en organisant des études dirigées pour que les enfants dont les parents le souhaitent puissent rentrer chez eux avec les devoirs faits plutôt que d’être livrés à eux-mêmes après les cours. Je veux ouvrir les services publics et les commerces à l’heure où les familles en ont besoin, en particulier les mères. |
| François Bayrou | La politique familiale, c’est également la conciliation des temps de la vie familiale et de la vie professionnelle. Aujourd’hui, 80% de femmes travaillent et elles veulent des structures de qualité pour accueillir leurs enfants et la possibilité de travailler sans subir de discrimination salariale ! Le groupe UDF a toujours défendu le principe de la liberté des parents dans le choix de leur vie familiale. Cette liberté de choix des parents doit être réellement respectée. Il faut une politique d’aide et de soutien à l’entreprise lui permettant d’accueillir la maternité comme une bonne nouvelle, avec notamment des aides au remplacement et à la formation. La création de places en crèche, l’ouverture au secteur privée, l’incitation financière aux entreprises qui facilitent la garde des enfants de leurs salariés, la revalorisation du statut des assistants maternels, le développement des crèches collectives et familiales à horaires adaptés, seront encouragées, en concertation avec les collectivités locales. Ces mesures vont dans le bon sens et nous sommes sensibles à l’esprit de concertation dans lequel toutes les mesures familiales doivent être élaborées et décidées. Il faut enfin développer une politique de soutien des familles afin de permettre aux parents de fractionner le congé parental d’éducation ou la période d’activité à temps partiel, jusqu’aux seize ans de l’enfant, et permettre un transfert de ce droit en cas de démission ou de licenciement. |