![]() L’utilisation des énergies fossiles a un impact direct sur le pouvoir d’achat des familles (transports, chauffage, etc.) et sur la qualité de leur cadre de vie. On sait par ailleurs que les réserves ne sont pas infinies et que nous allons devoir trouver d’autres sources d’énergies qui auront moins d’effets dévastateurs sur la santé et le climat. Photo : Flickr - by Eifion’s photostream Pour l’UNAF, chacun, quel que soit son lieu de vie, doit avoir accès aux besoins fondamentaux que sont les énergies, l’eau, etc. et cela à des prix abordables. Sur ces questions qui touchent le cadre de vie des familles aujourd’hui et demain, l’UNAF a intégré la dimension du développement durable dans la politique familiale. Les familles sont au cœur du développement durable : en effet, qui, plus que les familles, est concerné par le devenir des générations futures ?
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| Réponse à l'UNAF | |
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| Dominique Voynet | Vous m’interrogez sur des questions qui sont le fondement même de la présence des Verts à l’élection présidentielle ! Nous avons été les premiers à attirer l’attention sur le changement climatique et notre programme propose un éventail très complet de mesures visant à la fois à réduire notre empreinte énergétique et à alléger les charges énergétiques des familles. La lutte contre le changement climatique est l’un des axes fondamentaux des nouvelles politiques énergétique et économique qu’impose la construction d’un développement durable sur l’ensemble de la planète, mais elle ne doit pas être traitée comme un objectif exclusif. La protection de l’environnement et de la santé contre les pollutions, accidents et déchets, la protection de la diversité, la sécurité énergétique sont des dimensions essentielles de ce nouveau type de développement qui doit répondre aux besoins des populations, dans nos pays dits "développés" comme dans les pays "émergents" et les pays en développement, dont les plus pauvres sont et seront les premières victimes des gaspillages énergétiques et des bouleversements climatiques. En termes énergétiques, la seule réponse "durable" est la combinaison d’une politique vigoureuse de sobriété et d’efficacité énergétique, combinée à un développement ambitieux des sources d’énergie renouvelables. Si l’on consomme moins et mieux l’énergie, les énergies renouvelables peuvent prendre une part croissante, puis prédominante, dans l’offre énergétique. La question de la sobriété et de l’efficacité énergétiques est aussi une question de pouvoir d’achat. Si les ménages dépensent moins grâce à l’isolation de leur logement, ou si les transports communs sont plus pratiques et reviennent moins cher que la voiture, c’est autant d’argent économisé à la fin du mois ! En ce qui concerne la gestion institutionnelle du développement durable, il faut savoir que la Commission Nationale du Développement Durable et la Mission Interministérielle sur l’effet de Serre ont longtemps été rattachées au Premier ministre, avec un statut très faible, comparable a celui du Commissariat au Plan. L’enjeu n’est donc pas de créer un nouvel organe auprès du Premier ministre, mais de se donner réellement les moyens d’une intervention dans tous les domaines d’activité du Gouvernement, des lors qu’ils impactent l’environnement. Un Vice Premier ministre du développement durable pourrait être la solution, des lors qu’il ait les moyens nécessaires. Impulsion, coordination etc... veto si nécessaire ! Avec un chantier prioritaire, le changement climatique. |
| Jean-Marie Le Pen | "Quel programme politique allez-vous proposer pour préparer des solutions alternatives aux énergies fossiles ?"
"Envisagez-vous de faire dépendre la question du développement durable directement du Premier ministre ?" L’écologie est la recherche d’une harmonie entre la nature et l’activité humaine. Cette définition correspond à ce qu’on appelle par ailleurs « développement durable ». La préservation d’une telle harmonie étant le résultat d’une politique d’ensemble, (économie, aménagement du territoire, logement), il est normal qu’elle dépende directement du Premier ministre... "Quel système de « gouvernance » allez-vous mettre en place avec la société civile, dont les familles, sur ces enjeux fondamentaux ?" Pour mettre en oeuvre des mesures assurant la protection de notre environnement, il faut au préalable :
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| Marie-George Buffet | J’entends mettre en avant les objectifs de Kyoto et de Nairobie et diviser par 4 d’ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, je mettrai en débat, suivi d’un référendum, une politique énergétique fondée sur trois axes forts : efficacité énergétique, recherche et production d’énergies renouvelables, recherche pour un nucléaire sécurisé et propre. Je propose d’engager une processus de rappropriation publique de l’eau, d’élaborer un programme de protection de la biodiversité ainsi qu’une réforme de la PAC pour aller vers une agriculture non productiviste et durable, non polluante pour l’eau et les sols. Dans ce cadre, je me prononce pour un moratoire sur la culture des OGM en plein champ et la poursuite de la recherche en milieu confiné. |
| Ségolène Royal | Je veux être, vous le savez, la Présidente de l’excellence environnementale. Cette préoccupation écologique répond à une conviction profonde : le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements ; mais ce défi constitue également une chance, l’opportunité d’adopter un nouveau modèle de développement, source d’activités non délocalisables et de nombreux emplois. Je souhaite soutenir massivement le développement des énergies renouvelables pour porter à 20 % leur contribution à notre consommation d’énergie en 2020, en soutenant les investissements dans ce domaine grâce à une TVA proche de zéro. La lutte contre le changement climatique passe également par le développement des transports collectifs et de l’isolation domestique. D’un point de vue institutionnel, je souhaite créer un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable et transformer le Conseil économique et social en un Conseil économique, social et environnemental. Seul un changement institutionnel de cette ampleur est propre à garantir que les préoccupations environnementales seront prises en compte à chaque étape du travail gouvernemental. |
| Nicolas Sarkozy | Quel programme politique allez-vous proposer pour préparer des solutions alternatives aux énergies fossiles ? En outre, en terme d’organisation institutionnelle, envisagez-vous de faire dépendre la question du développement durable directement du Premier Ministre, afin de permettre une action transversale sur tous les ministères ? Non, parce qu’auprès du Premier ministre, il n’y a pas de services administratifs. Si nous voulons que le développement durable devienne une grande politique, et je le souhaite, il faut créer un grand ministère regroupant les agents et les services centraux et déconcentrés de l’environnement, de l’écologie, de l’énergie, des transports, de l’équipement et de la prévention des risques industriels. Quel système de gouvernance allez-vous mettre en place avec la société civile, dont les familles, sur ces enjeux fondamentaux ? |
| François Bayrou | La question des biocarburants est capitale pour notre environnement, tant les perspectives pétrolières se font pressantes et tant l’impératif de protection de l’atmosphère s’impose à l’humanité. Développer les biocarburants, c’est saisir une chance extraordinaire : produire de l’énergie, renouvelable et infiniment moins polluante, à partir des productions végétales. C’est aussi un enjeu formidable de réconciliation entre les agriculteurs et la société. Les biocarburants font apparaître aux agriculteurs l’espoir d’un débouché écologique et rémunérateur. Ils seront les producteurs d’énergie renouvelable, et leurs cultures piègeront le carbone de l’atmosphère. La production végétale est la meilleure machine pour y parvenir. Nous sommes le pays d’Europe occidentale qui a les surfaces disponibles les plus grandes : ce territoire, qui était en train de tomber, devient une chance. Cette démarche écologique est également rémunératrice : d’ores et déjà, avec un pétrole au-dessus de 60 dollars le baril, la production de graines de colza par exemple est valorisée 15 à 20 % au-dessus du prix de marché. J’ai proposé d’augmenter le budget de la recherche de 5% par an. Une grande part de ce budget devra être consacrée à la recherche sur le développement des énergies renouvelables. Nous sommes à la veille d’une énorme révolution technologique. A court terme, d’immenses progrès sont à attendre, qui permettront de continuer dans cette voie. La question n’est pourtant pas seulement celle de la raréfaction, mais aussi le fait que l’utilisation sans freins et sans mesure des ressources fossiles (charbon, gaz, pétrole) ait plongé la Terre dans une crise climatique de première importance. Il faut à tout prix une stratégie de régulation et de remplacement des ressources fossiles. Cette stratégie doit être internationale. Voilà pourquoi je considère comme une mission de premier plan du nouveau maire de la République de défendre devant les instances internationales l’importance d’une réflexion stratégique sur le climat. Je m’engage également pour une fiscalité écologique, menée en concertation avec nos partenaires européens. La seule manière d’obtenir un changement complet de comportement à l’égard de l’environnement, c’est que cela coûte plus cher de polluer que de ne pas polluer. Une ‘fiscalité carbone’ permettra de planifier, sur le long terme, une régulation des prix des énergies fossiles. Et ce sera l’un des moyens d’alléger les charges sociales qui pèsent sur le travail. |