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Les modèles familiaux ont connu des changements très rapides depuis les années soixante-dix avec l’accroissement de situations de monoparentalité, de recomposition ou encore avec les interrogations relatives à l’autorité des parents et à leur capacité à faire face à leurs responsabilités éducatives. En janvier 2002, le congé paternité a été mis en place. En mars 2002, la loi réformant le droit des familles, a notamment inscrit dans le Code civil une nouvelle définition de l’autorité parentale. Celle-ci est " un ensemble de droits et de devoirs qui ont pour finalité l’intérêt de l’enfant ". Il est précisé que " l’autorité parentale appartient aux père et mère ". La loi du 4 mars 2002 a étendu le principe de parité parentale aux situations de séparation conjugale afin de garantir la continuité et l’effectivité du maintien des liens de l’enfant avec chacun des deux parents. Depuis de nombreuses années, les UDAF et l’UNAF sont engagées dans des actions de soutien aux familles et aux parents en particulier. L’instauration des REAAP (Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents), a été pour l’UNAF l’occasion de confirmer cet engagement préexistant.
L’UNAF est favorable à la dynamique créée par ce dispositif qui s’adresse à toutes les familles et où le soutien aux parents s’organise par le respect des personnes (parents, enfants), la valorisation des compétences et la reconnaissance des " bonnes volontés ", le renforcement des repères et de l’autorité.
Pour l’UNAF, prendre en compte le parent consiste à le soutenir dans sa capacité à agir et dans sa capacité à penser. Ceci a guidé les travaux menés par l’UNAF en faveur de la médiation familiale.
Pour l’UNAF, des déterminants socio-économiques, socio-culturels et socio-politiques, ont contribué à rendre plus problématique l’exercice de la responsabilité éducative des parents.
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| Réponse à l'UNAF | |
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| Dominique Voynet | Une société bien traitante, c’est une société, d’abord qui ne maltraite pas. Nous sommes donc favorables à une interdiction des châtiments corporels. Une société bien traitante, c’est aussi une société qui traque toutes les formes d’injustices et de discriminations. Aujourd’hui, un million d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté ! C’est là que nos efforts doivent porter. Mais au sens large, traiter correctement un enfant, c’est respecter son rythme, son identité, sa culture. L’élitisme et l’exclusion sont des formes de violences faites aux enfants. Une école bien traitante devrait valoriser toutes les formes d’intelligence, favoriser la coopération plutôt que la compétition, cultiver tous les talents, et pas seulement un savoir livresque abstrait. Les Verts défendent les expériences menées dans les maisons de parents. Nous pensons que de telles expériences doivent être soutenues par des politiques volontaristes. Nous proposons la création d’Établissements Publics de l’Enfance, communaux ou intercommunaux, lieux de la mise en oeuvre de partenariats actifs entre les enseignants et l’ensemble des acteurs locaux (parents, élèves, mouvements d’éducation populaire, acteurs socio-culturels, élus, aménageurs, services techniques...). Ces EPE devront être couplés et travailler avec les maisons de parents (ou écoles des parents) à même de venir en aide à ceux qui ne parviennent plus à encadrer et éduquer leurs enfants. |
| Jean-Marie Le Pen | "Quelle est votre vision d’une société « bien traitante » à l’égard des enfants et quelles propositions faites-vous pour faire évoluer la société française dans cette direction ?" Mon projet pour la famille vise à redonner aux parents toute leur place dans la société, à promouvoir le modèle familial et à développer les moyens d’existence ou le niveau de vie des familles en compensant réellement les charges résultant de l’accueil et de l’éducation des enfants. "Vous engagez-vous à renforcer les moyens consacrés aux dispositifs de soutien à la fonction parentale fondés sur le volontariat des familles ?" Oui. |
| Ségolène Royal | La puissance publique n’a pas à s’immiscer dans le fonctionnement quotidien des familles. Mais elle se doit d’exercer, vis-à-vis de la famille, une double responsabilité. Elle est d’abord garante de l’intégrité physique de l’enfant. Elle a dans ce domaine une obligation de résultat. Ensuite, lorsque les parents en formulent la demande, les pouvoirs publics se doivent de les épauler dans l’exercice de leurs responsabilités. La médiation familiale, les écoles de parents, les emplois-parents : autant de mesures de mon pacte présidentiel destinées, sur la base du volontariat, à renforcer la capacité des parents à accomplir, au quotidien, leur difficile tâche. |
| Nicolas Sarkozy | Quelle est votre vision d’une société " bien traitante " à l’égard des enfants et quelles propositions faites-vous pour faire évoluer la société française dans cette direction ? Une société bien traitante, c’est celle qui évalue toutes ses décisions à l’aune de l’intérêt supérieur de l’enfant et des générations futures. C’est donc aussi une société qui permet aux familles de jouer pleinement leur rôle, qui combat les injustices liées à la condition sociale et les discriminations liées au sexe, à l’orientation sexuelle ou à la couleur de la peau. Je pense que l’école doit être le moteur de cette société, à côté des familles et par un constant dialogue avec elles. Pensez-vous qu’il soit de la responsabilité de la société de reconnaître et soutenir les parents dans leur responsabilité parentale ? Plus précisément, vous engagez-vous à renforcer les moyens consacrés aux dispositifs de soutien à la fonction parentale, fondés sur le volontariat des familles ? Les enfants sont souvent la proie de conflits entre adultes en cas de séparation ou subissent la dureté de rapports familiaux dégradés. C’est pourquoi, je veux développer fortement le recours à la médiation familiale pour que les parents s’entendent volontairement sur des solutions acceptables pour chacun d’eux et qui respectent l’intérêt de l’enfant. Ensuite, je pense que c’est dans la responsabilisation de la famille et non dans son affaiblissement que se trouve la clé de beaucoup des problèmes que nous rencontrons. C’est pourquoi, je veux aider les familles qui rencontrent des difficultés à exercer leur mission d’autorité parentale, comme le prévoit d’ailleurs la loi de prévention de la délinquance. Mais, lorsque, malgré cette aide, les adultes ne remplissent pas leurs devoirs éducatifs, je pense qu’il faut suspendre ou mettre sous tutelle les allocations familiales pour leur faire prendre conscience de leurs responsabilités. |
| François Bayrou | En matière d’aide à la responsabilité parentale, il faut soulever le problème du parent isolé avec un seul enfant. On parle souvent de "parents démissionnaires" mais lorsqu’il s’agit de trouver un emploi, s’occuper de son enfant, trouver de quoi le nourrir, on comprend que certains parents ne s’en sortent pas. Là encore, un engrenage s’enclenche dont il est difficile de sortir. Et peu de choses sont faites pour aider ces foyers. L’aide aux parents est une mission très importante dans laquelle se sont engagées de nombreuses associations. Elles sont très présentes sur le terrain et redonnent confiance à ces familles, à ces parents en manque de repères. Il faut donc permettre à ces structures de remplir leur mission en leur donnant les moyens financiers et matériels nécessaires. De même, l’activité universelle doit permettre de relayer les parents, de les aider dans le suivi des études de leurs enfants. Elle offre la possibilité d’assurer l’accompagnement des élèves en difficulté et la personnalisation des apprentissages, par des études dirigées.... |