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Le CCAS est un établissement public communal ou intercommunal.
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Il dispose donc d'une personnalité juridique qui le distingue
de la municipalité.
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Un CCAS existe de plein droit dans chaque commune c'est-à-dire
qu'il n'y a pas besoin d'une quelconque décision (par ex:
délibération du conseil municipal) pour qu'il puisse exister.
Quel
est son rôle ?
Le CCAS exerce trois fonctions:
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Établissement des dossiers d'aide sociale et d'aide
médicale.
A l'occasion de toute demande d'aide sociale ou d'aide médicale,
le CCAS procède aux enquêtes sociales en vue d'établir ou
de compléter le dossier d'admission. L'établissement du
dossier et sa transmission à l'autorité compétente constituent
une obligation, indépendamment de l'appréciation du bien-fondé
de la demande.
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Mise en œuvre d'une action sociale générale.
Le CCAS anime une action générale de prévention et de développement
social dans la commune. Il peut intervenir au moyen de prestations
en espèces, remboursables ou non, et de prestations en nature.
A cet effet, il peut créer et gérer tout établissement ou
service à caractère social ou médico-social.
Afin de mener cette tâche, un rapport sur l'analyse des
besoins sociaux de l'ensemble de la population est présenté
chaque année au conseil d'administration.
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Coordination.
Le CCAS constitue et tient à jour un fichier des personnes
bénéficiaires d'une prestation d'aide sociale et d'action
sociale et résidant sur la commune ou les communes considérées
s'il s'agit d'un centre intercommunal d'action sociale (CIAS).
Les informations nominatives de ce fichier sont protégées
par le secret professionnel.
Dans le domaine de l'action sociale générale, le CCAS
mène ses interventions en liaison étroite avec les services
et institutions publics et privés de caractère social.
Il peut mettre en œuvre, à cette occasion, des moyens
ou des structures de concertation et de coordination.
Comment
fonctionne le CCAS ?
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Vice-présidence.
Lorsqu'il est constitué, le conseil d'administration du
CCAS élit en son sein un vice-président qui le préside en
l'absence du maire. Rien n'empêche que ce vice-président
soit un administrateur nommé.
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Règlement intérieur.
Le conseil d'administration établit et vote son règlement
intérieur. Celui-ci peut prévoir la mise en place, au
sein du conseil d'administration, d'une commission permanente
dont il détermine le fonctionnement et les attributions.
Outre son président, qui est le maire ou un conseiller
municipal désigné par lui, cette instance est composée
pour moitié de conseillers municipaux et pour moitié de
membres nommés, désignés les uns et les autres par le
conseil d'administration du CCAS.
Périodicité
des réunions.
Dans beaucoup de communes, plus
particulièrement dans les plus petites d'entre elles, le CCAS
ne se réunit pas. Pour tenter de remédier à cette situation
le décret du 6 mai 1995 précise que le conseil d'administration
du CCAS tient au moins une séance par trimestre.
D'une façon plus générale, le
conseil d'administration se réunit sur convocation de son président,
soit à l'initiative de celui-ci, soit à la demande de la majorité
des membres du conseil.
La convocation est accompagnée
de l'ordre du jour arrêté par le président. Elle est adressée
aux administrateurs au moins trois jours avant la date de la
réunion et elle est accompagnée, mais seulement pour les villes
de 3 500 habitants et plus, d'un rapport sur les questions soumises
à délibération.
Délibération.
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Le conseil d'administration ne peut valablement délibérer
que lorsque la majorité des membres en exercice assiste
à la séance.
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Si ce nombre n'est pas atteint une nouvelle convocation
est adressée. Le conseil peut alors délibérer quel que soit
le nombre des membres présents.
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Les délibérations sont prises à la majorité absolue des
suffrages exprimés. En cas de partage des voix, celle du
président est prépondérante.
Démission
d'office.
Les membres du conseil d'administration
qui se sont abstenus, sans motif légitime, de siéger au cours
de trois séances consécutives peuvent, après que le maire
les aient mis à même de présenter leurs observations, être déclarés
démissionnaires d'office.
Délégation
de pouvoirs
Le conseil d'administration peut
donner délégation de pouvoirs à son président ou à son vice-président
dans les matières suivantes:
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Attribution des prestations dans des conditions
définies par le conseil d'administration;
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Préparation, passation, exécution et règlement des marchés
de travaux, de fournitures et de services qui peuvent être
réglementairement passés de gré à gré en raison de leur
montant;
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Conclusion et révision des contrats de louage de
choses pour une durée n'excédant pas douze ans;
Conclusion de contrats d'assurance;
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Création de régies comptables nécessaires au fonctionnement
du CCAS et des services qu'il gère;
Fixation des rémunérations et règlements des frais et
honoraires des avocats, notaires, avoués, huissiers
de justice et experts;
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Exercice au nom du CCAS des actions en justice ou
défense du CCAS dans les actions intentées contre lui, dans
les cas définis par le conseil d'administration.
Le président ou le vice-président doit rendre compte, à chacune
des réunions du conseil d'administration, des décisions qu'il
a prises en vertu en vertu de la délégation qu'il a reçue.
Le conseil d'administration peut
toujours mettre fin à la délégation.
Rôle
du président.
Il prépare et exécute les délibérations
du conseil.
Il est ordonnateur des dépenses
et des recettes du budget du CCAS et en nomme les agents.
Il peut, sous sa surveillance
et sa responsabilité, déléguer une partie de ses pouvoirs
ou sa signature au vice-président et au directeur.
Le
budget.
Les recettes du CCAS peuvent comprendre:
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Les subventions versées par la commune;
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Les produits provenant des prestations de services
fournies par le centre;
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Les versements effectués par les organismes d'assurance
maladie, d'assurance vieillesse, par les caisses d'allocations
familiales ou par tout autre organisme ou collectivité
au titre de leur participation financière aux services gérés
par le CCAS;
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Le produit des prestations remboursables accordées
par le CCAS;
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Les subventions d'exploitation et les participations;
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Les remboursements des frais liés à l'établissement
des dossiers de demandes d'aide sociale légale;
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Les ressources propres du CCAS, notamment celles provenant
de dons et legs qui lui sont faits;
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Le tiers du produit des concessions de terrains dans
les cimetières.
Par
qui est géré le CCAS ?
Le CCAS est géré par un conseil
d'administration composé, outre le maire, président de
droit, à parité de conseillers municipaux élus par le conseil
municipal et de personnes nommées par le maire parmi les personnes
participant à des actions d'animation, de prévention ou de développement
social menées dans la commune.
Les représentants du conseil municipal
sont élus en son sein au scrutin de liste à la représentation
proportionnelle au plus fort reste, sans panachage ni vote préférentiel.
Pour le CIAS, l'organe délibérant de l'établissement élit ses
représentants au scrutin majoritaire à deux tours.
Au nombre
des membres nommés par le maire doivent figurer un représentant
des associations familiales désigné sur proposition de l'UDAF,
un représentant des associations de retraités et de personnes
âgées du département, un représentant des associations de personnes
handicapées du département et un représentant des associations
qui œuvrent dans le domaine de l'insertion et de la lutte contre
les exclusions.
Outre le maire, il comporte huit
membres élus et huit membres désignés. Pour le CIAS, cette composition
peut être portée à 32 membres(16 + 16) par décision de l'organe
délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale.
II.
La représentation familiale dans les CCAS
La procédure de désignation
Dès son renouvellement, le conseil municipal doit procéder,
dans un délai maximum de deux mois, à l'élection et à la
désignation des nouveaux membres du conseil d'administration
du CCAS.
Les associations appelées à proposer des membres nommés
sont informées collectivement par voie d'affichage en mairie
et, le cas échéant, par tout autre moyen, notamment par
voie de presse, du prochain renouvellement des membres désignés
du conseil d'administration du CCAS ainsi que du délai,
qui ne peut être inférieur à quinze jours, dans lequel elles
peuvent formuler des propositions concernant leurs représentants.
Les associations de retraités et de personnes âgées et les
associations de personnes handicapées doivent proposer au
maire une liste comportant, sauf impossibilité dûment justifiée,
au moins trois personnes. Les associations ayant le même
objet peuvent proposer une liste commune.
L'UDAF est dispensée d'adresser systématiquement une liste
de trois noms. Toutefois, elle devra le faire à la demande
du maire. Par ailleurs, le maire ne peut, sous peine d'annulation
de son arrêté de nomination, désigner une personne au titre
des associations familiales qui n'aurait pas été proposée
par l'UDAF.
La jurisprudence
Un jugement de la Cour d'appel administrative de Nantes (CAA
Nantes, 8 juillet 1998, UDAF d'Ille-et-Vilaine, req. 96NT01428)
a annulé la nomination d'un membre désigné au titre des associations
familiales au motif que celui-ci n'avait pas été proposé par
l'UDAF.
Les UDAF ont pour objectif
de s'investir dans la réflexion sur des sujets abordés par les
CCAS: précarité et pauvreté, RMI, accès aux soins et au logement,
politique de l'enfance et des jeunes, insertion des familles
étrangères et des chômeurs de longue durée...
Toutes ces questions sont transversales et concernent de nombreux
acteurs. En mobilisant ses différents réseaux et en faisant
jouer la synergie évoquée plus haut, l'UDAF est, au plan départemental
un interlocuteur privilégié sur ces sujets.
La représentation familiale dans les CCAS pourra ainsi être
sollicitée à la fois comme source d'information mais aussi comme
expression des réflexions et des propositions de l'UDAF.
La
plupart des UDAF organise, à l'intention des représentants familiaux
dans les CCAS, des réunions d'information.
Le
choix du niveau d'organisation (réunions départementales, réunions
par cantons, zones géographiques...), ainsi que l'éventail des
participations et invitations tant internes (présidents d'associations
familiales, administrateurs, professionnels UDAF...) qu'externes
(maires, président du conseil général et conseillers généraux,
représentants des administrations territoriales, de l'Etat,
de la délégation régionale de l'UNCCASF, travailleurs sociaux...)
doivent être cohérents avec les objectifs définis par l'UDAF
lors du renouvellement de son réseau de représentants familiaux
dans les CCAS.
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Publication
UNAF :
"la lettre du délégué au CCAS"
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Les derniers
numéros
- Contact : Bruno Juigner, UNAF
Textes
de référence:
Code de la famille
et de l'aide sociale: Titre III, Chap. II. Art.136 à 140;
Décret n° 95-562 du 6 mai 1995;
Décret n° 2000-6 du ' janvier 2000.
Actualité
des CCAS
Médiation locative:
aides aux CCAS.
Les CCAS (CIAS),
comme certaines associations agréées, peuvent pratiquer des actions
de médiation locative sous la forme de sous-locations et de gestion
immobilière de logements destinés à des personnes défavorisées.
Une aide forfaitaire, calculée en fonction du nombre de logements
pris à bail ou en gestion immobilière, est attribuée chaque année
à ces organismes. En 2000, le montant de cette aide forfaitaire
a été fixée à:
(Arrêté
du 13 mars 2000; JO du 18 mars)
CCAS: extension du nombre d'administrateurs
La loi du 29 juillet
1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions
a modifié l'article 138 du code de la famille et de l'aide
sociale relatif à la composition des CCAS en ajoutant, parmi les
membres désignés, "un
représentant des associations qui œuvrent dans le domaine de l'insertion
et de la lutte contre les exclusions". Un décret du 4
janvier 2000 (décret n°2000-6; JO du 7 janvier 2000) tire les
conséquences de cette extension du nombre des membres désignés
sur la composition des CCAS.
Le conseil d'administration
du CCAS passe, sans compter le maire qui en est le président,
de quatorze membres à seize, soit huit membres élus municipaux
et huit membres nommés.
Ainsi, seront représentées
au CCAS les associations familiales, les associations de retraités
et de personnes âgées, les associations de personnes handicapées
et, désormais, les associations qui œuvrent dans la domaine de
l'insertion et de la lutte contre l'exclusion.
Cette configuration
du CCAS n'est pas une nouveauté; c'était celle qui était en vigueur
avant le décret du 6 mai 1995, sauf qu'alors le maire était libre
du choix de la quatrième personne nommée.
Sont modifiées en
conséquence les compositions:
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des comités de gestion des sections de CCAS
des communes associées (deux membres parmi les élus du CCAS
au lieu d'un, trois membres nommés par le maire au lieu de
deux. Rappelons qu'en plus des élus membres du CCAS
siège un élu du conseil consultatif des communes
associées; la parité entre membres représentant
les élus municipaux et les représentants désignés
étant ainsi respectée au sein du comité
de gestion de la section du CCAS.
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des CCAS de Paris, Lyon, Marseille (seize
membres élus et seize membres nommés au lieu de quinze).
La composition de
chaque conseil d'administration de CCAS, CIAS ou section de CCAS
sera ainsi modifiée au plus tard deux mois après le prochain renouvellement
du conseil municipal correspondant.
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