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Sommaire
1 . Les principes et les
objectifs de AEMO
Cette mesure tend à favoriser lautonomie du jeune compte-tenu
de ses potentialités et de sa capacité à les développer.
Lobjectif premier est conservatoire, il faut éloigner lenfant
de tout danger avéré ou imminent.
En outre, il sagit de favoriser son maintien ou son retour
au domicile.
LAEMO vise à rétablir la place éducative des parents et à
renouer les liens familiaux.
Cette mesure est limitée dans le temps, elle doit permettre aux
parents de retrouver les possibilités dexercer leur autorité
parentale sans contrôle.
Par ailleurs, elle vise également à la restauration du lien social
que ce soit par :
-
linsertion scolaire,
-
les activités para-scolaires, les loisirs,
-
la formation et linsertion professionnelle.
La protection de lenfance est conçue comme relevant à la
fois de lautorité administrative et de lautorité judiciaire :
Lautorité administrative intervient « à titre préventif »,
elle propose la mesure dAEMO lorsquil existe un risque
de danger pour lenfant.
Lautorité judiciaire intervient « à titre curatif »,
elle ordonne la mesure dAEMO lorsquun danger grave pour
lenfant est avéré.
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A.E.M.O. ADMINISTRATIVE
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A.E.M.O. JUDICIAIRE
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Ministère de tutelle :
Ministère des affaires Sociales
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Ministère de tutelle :
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Acteur : compétence locale
Conseil Général
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Protection Judiciaire de la Jeunesse
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Nature juridique :
Depuis les lois de décentralisation (1983-1989), lessentiel
de la protection administrative de lenfance a été transférée
aux départements, qui assurent aux familles un droit dêtre
soutenues dans leur fonction éducative.
Cette prestation du Conseil général est mise en place à travers
lAction Sociale à lEnfance.
La protection administrative intervient en amont de la protection
judiciaire.
Cette mesure de prévention administrative est exercée par
le Responsable départemental de lASE, sous lautorité
du Président du Conseil général à la suite dune commission
dévaluation.
Elle peut cependant être confiée à un service associatif
habilité à lexercer.
(pour lhabilitation, voir Point 5 : Le service)
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Nature juridique :
Il faut des motifs graves pour que la justice simmisce
dans lexercice de lautorité parentale.
Le but est de protéger lenfant, en interposant des
professionnels de lenfance dans le cadre familial.
Cette mesure de protection judiciaire est donc décidée lorsque
la preuve dun danger pour le mineur est rapportée.
Il appartient alors au Juge des enfants dévaluer et
ordonner la mesure. Pour élaborer sa décision, il se basera
sur :
- Une enquête sociale ou une étude de personnalité du jeune,
à laquelle il peut faire procéder une fois saisi.
- Un signalement par toute personne ayant connaissance dune
situation dangereuse pour le mineur ou dune requête
par les personnes désignées par la loi comme ayant qualité
pour agir (père ou mère, mineur, ministère public).
Cette décision est toujours motivée, ainsi la mission de
service AEMO est définie.
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Objet :
Prévenir des dangers que les conditions de vie de la famille
peuvent faire peser sur la santé, la sécurité et la moralité
de lenfant.
Cette mesure administrative permet de proposer des prestations
aux familles, notamment une aide aux parents.
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Objet :
LA.E.M.O. judiciaire a pour objet de protéger les enfants
dont la santé, la sécurité, la moralité sont en danger, ou
dont les conditions déducation sont gravement compromises.
Il sagit daider et conseiller les familles dans
leur rôle éducatif.
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Forme :
Après une évaluation sociale rigoureuse, conduite par le
service départemental daction sociale, il sensuit
une :
Décision du Président du Conseil Général, déléguée éventuellement
au Responsable du service de lASE.
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Forme :
Une demande motivée est adressée aux autorités judiciaires
sous la forme dun rapport social.
Ce rapport doit démontrer dune part que les conditions
de lart. 375 du code civil sont réunies et dautre
part, que la mesure dAEMO est pertinente pour protection
de lenfant.
Le juge des enfants ordonne la mesure et la notifie à la
famille, ainsi quà lorganisme quil désigne
pour lexercer.
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Recours :
Les décisions relatives à lAEMO administrative peuvent
être contestées par les jeunes concernés et leurs parents,
qui peuvent alors exercer :
- un recours gracieux auprès de la personne
ayant pris la décision,
- un recours hiérarchique auprès du Président
du Conseil général,
- un recours auprès du Médiateur de la République
(loi n°73-6 du 3 janvier 1973 / loi n°89-18 du 13 janvier
1989 / loi n°200-321 du 12 avril 2000 )
- un recours contentieux auprès du Tribunal
administratif et du Conseil dEtat ( articles
R228 à R230 et article R232 du code des Tribunaux adm. et
des Cours adm. dappel )
- Par ailleurs, les usagers ont un droit daccès
à leur dossier détenu par les services dAEMO et par
lAide Sociale à lEnfance (avec des réserves
prévues par la loi, sur les informations non communicables
pour atteintes à la vie privée )
Sils nobtiennent pas satisfaction, ils peuvent
saisir la Commission dAccès aux Documents Administratifs
(loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 / loi n° 2000-321 du 12
avril 2000)
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Recours :
Les recours en matière dAEMO judiciaire sont organisés
par les :
Art. 1191 à 1196 du Nouv. Code Procédure Civile
- Les décisions du juge des enfants peuvent être frappées
dappel ( art. 1190 N.C.P.Civile ), selon les règles
édictées aux articles 931 à 934 du N.C.P.Civile relatifs
aux procédures sans représentation obligatoire ( art. 1191
N.C.P.Civile ).
Cet appel est instruit en chambre du conseil par la chambre
de la Cour dAppel chargée des affaires de mineurs.
( art. 1193 N.C.P.Civile ).
- En cas de pourvoi en cassation, les parties sont dispensées
du ministère dun avocat au Conseil dEtat et
à la Cour de Cassation ( article 1196 N.C.P.Civile ).
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2 . Public concerné
DES JEUNES
et leur famille
Des Mineurs : mineurs émancipés et mineurs non émancipés.
Des jeunes majeurs de moins de 21 ans qui en font la demande ou
qui sollicitent la prolongation de la mesure déjà ordonnée alors
quils étaient mineurs.
Cette mesure concerne directement lenfant, elle sarticule
aussi autour de sa famille et de son environnement.
Le jeune doit être acteur de cette intervention, il doit être reconnu
par ses parents eux-même considérés comme des partenaires. Ladhésion
de la famille doit être recherchée.
Des jeunes EN DANGER
La mesure dA.E.M.O. sadresse à des enfants en danger,
mais la notion de danger recouvre des situations diverses
et concerne :
- la santé physique (absence de soins médicaux
)
- la santé mentale ou psychologique (carences affectives, troubles
du comportement
)
- la sécurité physique (violences
)
- la sécurité matérielle (conditions de logement précaires
)
- la moralité (délinquance
),
- les carences éducatives (rupture avec la cellule familiale,
retard scolaire
)
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A.E.M.O. ADMINISTRATIVE
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A.E.M.O. JUDICIAIRE
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Le danger est potentiel.
En fait, il existe un risque de danger pour lenfant.
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Le danger est avéré, (certain et actuel).
Le juge nintervient que dans les situations de relativement
graves.
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La mesure administrative est la mesure de droit commun de
la protection de lenfance, dans le cadre de la prévention.
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En pratique, lautorité judiciaire est appelée à intervenir
lorsque la mesure administrative est impossible : si
celle-ci a échoué parce que les parents ont refusé laide
proposée.
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Laccord écrit du bénéficiaire est nécessaire dans le
cadre dune A.E.M.O. administrative, mais lorsque la
mesure concerne un mineur non émancipé, cest laccord
écrit de la famille qui est demandé.
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LAEMO judiciaire est exécutoire.
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3 . Cadre législatif
Les textes de référence sont présentés par ordre chronologique,
POUR LA MESURE ADMINISTRATIVE
1. LES TEXTES FONDATEURS :
Décret N° 59-100 du 7 janvier 1959
Contenu : ce décret relatif à la protection sociale
de lenfance en danger, est le texte juridique fondateur de
lAEMO administrative.
Circulaire du 8 février 1961
Contenu : Circulaire relative à lapplication
des nouveaux textes sur la protection de lenfance.
Commentaire : non parue au J.O.
Circulaire n°81-5 du 23 janvier 1981
Contenu : Circulaire du Ministère de la santé et de la
sécurité sociale, relative à la politique de laide sociale
à lenfance.
Commentaire : elle donne de nombreuses indications sur
les besoins de lenfance et les moyens dy répondre. Les
modalités dexercice du travail social y sont très détaillées.
Décret N° 75-1118 du 2 décembre 1975
Contenu : modifie et complète le décret 59-100 du 7 janvier
1959 .
Loi n°84-422 du 6 juin 1984
Contenu : loi relative aux droits des familles dans
leurs rapports avec les services chargés de la protection de lenfance.
Commentaire : cette loi essaie de donner aux usagers
le maximum de garanties quant à lexercice de leur autonomie
par rapport à ladministration. Elle prévoit notamment le droit
à une série dinformations, et la possibilité dêtre accompagné
par une personne de son choix pour toute demande dune prestation
de lAide Sociale à lEnfance.
Décret n°85-936 du 23 août 1985
Contenu : ce décret détaille les modalités dapplication
de la précédente loi.
Commentaire : toute prestation de lAide Sociale
à lEnfance, dont lAEMO administrative, doit être motivée.
Laccord de lusager est recueilli et lavis du mineur
suivi doit faire lobjet dun rapport à laide sociale
à lenfance, par le service qui le suit.
2. LA NOUVELLE DONNE : LA DECENTRALISATION
Loi n°86-17 du 6 janvier 1986
Contenu : dite « loi particulière », qui
applique au secteur sanitaire et social la loi de décentralisation,
du 2 mars 1982.
Commentaire : depuis cette loi, lAEMO administrative
fait partie des prestations individuelles de laide à lenfance
et ne se situe plus seulement dans le champ de la protection de
lenfance en complémentarité de la protection judiciaire comme
elle létait uniquement jusqualors.
Ces mesures sont intégrées dans les articles 42 et suivants du Code
de la famille et de laide sociale.
Loi n°89-487 du 10 juillet 1989
Contenu : Cette loi ajoute des articles dans
le code de la famille et de laide sociale en matière de prévention
des mauvais traitements à légard des mineurs et de la protection
de lenfance.
Elle engage la responsabilité des Conseils Généraux dans le cadre
de la protection de lenfance, pour les mineurs qui sont maltraités
ou présumés lêtre.
Cette loi vient modifier lart. 40 de la loi de 1986, dite
loi particulière, en y ajoutant pour laide sociale à lenfance,
la mission suivante : «Mener, notamment à loccasion de
lensemble de ces interventions, des actions de prévention
des mauvais traitements à légard des mineurs et sans préjudice
des compétences de lautorité judiciaire, organiser le recueil
des informations relatives aux mineurs maltraités et participer
à la protection de ceux-ci. »
Commentaire : Ce texte précise les dispositifs darticulation
entre les actions respectives des autorités administratives et judiciaires.
Nulle part il nest fait mention de lAEMO administrative,
mais il est évident quelle est lune des réponses que
peut apporter le Conseil Général aux problèmes de maltraitance de
ces mineurs.
En effet, cette loi ne parle pas de « danger », mais de
« mauvais traitements ».
Lon peut penser que ce terme recouvre les situations les plus
graves (sévices physiques, abus sexuels) et se trouve donc inclus
dans la notion de danger.
Ces mesures sont intégrées dans les articles 66 à 72 du Code de
la famille et de laide sociale.
Convention internationale des droits de lenfant du
20 novembre 1989 :
article 18 : « Le système français de protection
des mineurs est caractérisé par son dualisme, ladministration
propose aux familles des prestations daide, le juge peut imposer
des mesures de protection à légard des mineurs et de leur
famille en cas de danger. »
Lenfant et ses parents peuvent donc bénéficier daides
et de soutien des services chargés de la protection administrative
de lenfance.
Loi n°89-899 du 18 décembre 1989 :
Contenu : loi relative à la protection et à
la promotion de la santé de la famille et de lenfance.
Commentaire : ce texte pose explicitement lobligation
faite aux Conseils généraux en matière de protection des jeunes
enfants. LAEMO administrative ny est pas mentionnée,
mais il semble évident quelle est directement concernée.
Circulaire du K n°91-02 du 15 octobre 1991 :
Contenu :concerne la protection administrative
des mineurs, sans citer expressément lAEMO administrative,
quelle englobe pourtant.
La protection administrative a un rôle général de prévention, notamment
de la délinquance.
Commentaire : pour la première fois depuis la décentralisation,
la responsabilité des Conseils généraux en matière de protection
de la jeunesse est spécifiée.
En faisant référence à larticle 18 de la Convention des droits
de lenfant (ci-dessus mentionné), la protection administrative
est considérée explicitement comme complémentaire de la protection
judiciaire de la jeunesse.
POUR LA MESURE JUDICIAIRE
Ordonnance n°45-174 du 2 février 1945 :
Contenu : ordonnance relative à lenfance
délinquante.
Elle met en place une juridiction spécialisée pour les mineurs au
sein du TGI et réserve une place importante au juge des enfants.
Celui-ci a une double compétence civile et pénale et cest
en fonction de la personne du mineur plus quen fonction du
délit, que le magistrat forme sa décision.
Lâge du mineur est un paramètre important de la décision judiciaire.
Pour les enfants de moins de 13 ans, ce principe est absolu. Ils
ne peuvent jamais faire lobjet dune condamnation assortie
dune peine, ils ne sont justiciables que de mesures éducatives
ou protectrices énumérées à lart 15 de lordonnance.
Pour les mineurs de 13 à 18 ans, ce principe demeure, mais le recours
au prononcé dune peine nest pas interdit si « les
circonstances et la personnalité du délinquant paraissent lexiger »
(art.2-1).Le juge des enfants peut faire procéder à des enquêtes
sociales, examens psychologiques ou médicaux sur le mineur.
Commentaire : cette ordonnance est toujours en vigueur,
elle représente une étape décisive dans le développement de lintervention
socio-éducative dans la famille.
Ordonnance n°58-1301 du 23 décembre 1958 :
Contenu : Ordonnance relative à la protection
de lenfance et de ladolescence en danger
Commentaire : elle modifie les articles 375 à 382 du
code civil
Décret n°59-100 du 7 janvier 1959 :
Contenu : Décret relatif à la protection sociale
de lenfance en danger. (J.O. du 8 janvier 1959)
Loi n°70-459 du 4 juin 1970 :
Contenu : cette loi établit par lautorité parentale
(qui remplace la puissance paternelle), lassistance éducative
intervient en complément en lautorité parentale, mais ne sy
substitue pas.
Commentaire : LAssistance éducative a été conçue
comme étant une mesure souple, adaptable à lévolution de situation
du mineur.
Ces mesures sont intégrées dans les articles 371 à 377 du Code civil.
Décret n°75-96 du 18 février 1975 :
Contenu : Ce décret fixe les modalités de mise
en uvre dune action de protection judiciaire en faveur
de jeunes majeurs.
Convention internationale des droits de lenfant, du
20 novembre 1989 :
Article 12 : lenfant a le droit de sexprimer
en justice dans toutes les affaires le concernant.
Articles 1166 à 1218 du Nouveau Code de Procédure civile
Contenu : fixent les règles de procédure, telles que
les conditions à remplir pour agir, les conditions dexécution
et de contestation dune décision judiciaire, les modalités
et délai de convocation, le déroulement de laudience, les
modalités de notification de la décision et de lappel.
4 . Financements
LA.E.M.O. est sous compétence conjointe de la Protection
judiciaire de la jeunesse et du Conseil Général.
Depuis la loi du 22 juillet 1983 ( portant répartition des
compétences entre lEtat, les régions, les départements et
les communes), les mesures dAEMO, quelles soient administratives
ou judiciaires, sont financées par les départements.
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Le Conseil Général finance :
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La Protection judiciaire de la jeunesse finance :
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Toutes les mesures dA.E.M.O. administratives
(pour mineurs ou jeunes majeurs).
Les mesures dA.E.M.O. judiciaires pour les mineurs.
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Les mesures dA.E.M.O. judiciaires pour les jeunes majeurs.
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La tarification :
Il sagit dune compétence du Président du Conseil
Général, qui arrête chaque année le prix de journée par enfant,
après la procédure budgétaire contradictoire.
Le budget départemental comprend au sein du chapitre Aide Sociale
à lEnfance une ligne consacrée à lAEMO.
Les moyens accordés aux services privés dAEMO sont examinés
conjointement par la Protection Judiciaire de la Jeunesse (délégation
régionale) et par le Conseil Général.
Les associations gestionnaires peuvent contester les arrêtés de
tarification devant une juridiction financière spécialisée : la
Commission inter-régionale de tarification sanitaire et sociale.
Il en existe cinq : à Nantes, Bordeaux, Paris, Nancy, Lyon.
5 . Le service
LHABILITATION :
Toute demande dhabilitation est accordée, pour une durée
de cinq ans renouvelable, par arrêté du Préfet du Département, selon
les conditions et les modalités fixées par le décret N° 88949
du 06 octobre 1988.
LORGANISATION :
Cette activité spécifique est exercée par une équipe pluridisciplinaire.
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Fonctions administratives et gestion :
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Fonctions éducatives :
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- chef de service,
- secrétaire,
- comptable,
- agent de service.
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- éducateur spécialisé,
- éducateur technique,
- assistante sociale,
- conseiller économique social et familial.
- psychologue, psychiatre,
- enseignants.
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Principales activités :
Il sagit de trouver des solutions aux problèmes de lenfant
directement avec lui, mais aussi avec sa famille et son entourage
et mettre en place des actions adaptées à la situation.
Ces interventions sinscrivent non seulement dans les domaines
affectifs, relationnels et psychologiques, mais aussi en ce qui
concerne la situation scolaire, professionnelle ou matérielle, ou
les questions de santé de lenfant.
Elles doivent sétablir dans une relation de confiance, sous
la forme daide et de conseil, avec le souci
constant de ne pas créer de relation de dépendance.
Ce travail éducatif se pratique essentiellement à travers léchange
verbal, des entretiens individuels ou familiaux au domicile, des
accompagnements dans les démarches auprès des principaux partenaires
(écoles, employeurs, A.N.P.E., P.A.I.O,
).
Partenariats :
Le service dAEMO doit développer les échanges avec les différents
intervenants auprès de la famille suivie. Ce travail de concertation
et de coordination permet de rassembler des informations et observations
de différents points de vue, afin de débloquer des situations difficiles.
La constitution dun réseau favorise les actions de prévention.
Les partenariats concernent par exemple :
- les médecins, thérapeutes
- les enseignants
- les CMP et CMPP
- lANPE
6 . Bibliographie
Ces quelques références, classées par ordre chronologiques,
vous permettront de compléter vos connaissances de lAEMO.
APPROCHES DE L’ACTION EDUCATIVE EN MILIEU OUVERT, Eléments de
méthodologie d’organisation et d’étude / Guy VATTIER, Paris,
ESF, 1971, 123 pages.
ACTION EDUCATIVE EN MILIEU OUVERT : situation et devenir
/ J.CHAZAL DE MAURIAC, R. ALLEE, M. COLARD, Vanves, CTNERHI, 1979,
300 pages.
LA NOTION D’INADAPTATION DANS LE CADRE DES PROCEDURES JUDICIAIRES
D’AEMO de 1955 à 1977 / M. GAUDIN, L. PERCEROT,
Paris, PUF, 1980, 208 pages.
EDUCATIVE EN MILIEU OUVERT / R. ALLEE, Paris, PUF, 1982,
255 pages.
Familles à hauts risques et source AEMO…Qui sont-elles ?
quelles pratiques éducatives ?, in Sauvegarde de l’enfance,
n°1-2, janv-fév-mars-avril 1985, pp 141-158.
Reproduction de l’inadaptation et familles-problèmes, in
Sauvegarde de l’enfance, n°1-2, janv-fév-mars-avril 1985, pp 181-212.
Le passage de l’AEMO à l’internat, un projet pour l’enfant et
sa famille, in Liaisons ANEJI, n°44, fév 1986, pp3-45.
LA MESURE EDUCATIVE, SA FIN, SON LENDEMAIN, Congrès 17 au 19
avril 1986 à Paris / Fédération Nationale des
services sociaux spécialisés de Protection de l’enfance et de l’adolescence
en danger, paris, FNSSS, 130 pages.
L’autorité parentale à l’épreuve de l’adolescence, in Sauvegarde
de l’enfance, n°5, nov-déc 1987, pp 429-440.
De la commande à la réalisation de l’action éducative, in
Travail Social Actualités, n°203, 8 janv, 1988, pp 11-12.
Réflexions sur une pratique professionnelle, l’AEMO judiciaire :
entre le désespoir serein et l’espoir angoissé, in Espace,
n°18, 1988, pp 13-17.
JUSTICE ET FAMILLES, Le travail social de Protection judiciaire
de l’Enfance et de la Jeunesse : Composantes institutionnelles,
Evolutions et contradictions / L. DENIS, Toulouse, ERES, 1989,
200 pages.
LE LIVRE BLANC DE L’AEMO DU SECTEUR ASSOCIATIF / CNAEMO,
Amiens, 1990, 368 pages.
L’ASSISTANCE EDUCATIVE DANS LE DISPOSITIF DE PROTECTION JUDICIAIRE
DE LA JEUNESSE / A. LAHALLE, Vaucresson, CRIV, n°4, 1992, 142
pages.
AEMO : Les pompiers du social / P . GARBOWNIK,
in Enfant d’abord, n°160, sept 1992, pp 10-13.
Je crois à la rentabilité sociale de l’AEMO, interview de
A. BRUEL, in Enfant d’abord, n°160, sept 1992, pp 14-15.
REFERENTIEL AEMO ADMINISTRATIVE, Réflexions du Carrefour National
de l’Action Educative en Milieu Ouvert en secteur associatif
/ CNAEMO, Amiens, 1993, 64 pages.
UN AUTRE REGARD SUR LA RELATION MERE-ENFANT : RECHERCHE
EVALUATIVE SUR UNE PRATIQUE EN MILIEU OUVERT / M. BAUER,
J. SELOSSE, Vanves, CTNERHI, 1993, 171 pages.
LES INTERVENTIONS AUPRES DES PARENTS : Bilan et analyse
des pratiques socio-éducatives / G. BOUTIN, P. DURNING, Toulouse,
Privat, 1994, 198 pages.
L’ACTION EDUCATIVES EN MILIEU OUVERT, Comité technique paritaire
national du 12 juin 1995 / Ministère de la Justice, Direction
de la Protection de la jeunesse, Bureau des méthodes de l’action
éducative, K1, paris, Ministère de la Justice, 1995, 69 pages.
Que fait-on en AEMO ? , in FORUM , n°72 ,
juin 1995.
AEMO judiciaire. Du doute à la fermeté…de la maltraitance au
placement familial / F. BERNARD, in Sauvegarde de l’Enfance,
n°2, juin 1995, pp 139-146.
L’AEMO : L’ACTION EDUCATIVE AU CARREFOUR DES EXCLUSIONS,
in Sauvegarde de l’Enfance, n°1/1996, pp 7-104.
REFLEXION REGIONALE SUR LES MESURES DEC MILIEU OUVERT/Direction
régionale de la PJJ Centre Limousin Poitou Charentes, Paris, Ministère
de la Justice, 1996, 79 pages.
LA RESPONSABILITE EN QUESTIONS : Enquêtes, analyses, position
du CNAEMO et approche méthodologique / R. BRIZAIS, M.
LE MARC, B. CAVAT, P. REUNGOAT, Amiens, Nantes, CNAEMO Editions
IFRAMES Publications, 1996, 145 pages.
La contribution spécifique de l’AEMO à la prévention de l’exclusion
et en maintien du lien social, in Lien social, n°373, 14 nov.,
1996.
L’INTERVENTION EN MILIEU OUVERT, des fonctions, des capacités,
des compétences/ PROMOFAF Rhône-Alpes-Lyon, PROMOFAF, 1997,
26 pages.
LA MESURE EDUCATIVE
La Justice a-t-elle besoin d’un Educateur ?
/ D. TURBELIN,ERES, collection Trajets, 1995.
Revue ESPACE SOCIAL, CNAEMO
Revue de l’AFSEA, 1996/51, n°1 « Sauvegarde
de l’Enfance. Etudes et travaux, l’AEMO : l’action éducative
au carrefour des exclusions. »
7 . Les UDAF et lA.E.M.O.
Au nombre des UDAF gèrant un
service dAEMO :
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