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La parentalité : de nouvelles réflexions ?

19 février 2007

La création d’un statut de tiers

Dans son rapport remis le 20 novembre 2006 au chef de l’Etat, Dominique Versini, nouvelle défenseure des enfants, s’intéresse aux nouvelles formes de parentalité. Prés d’un enfant sur quatre grandit aujourd’hui dans une famille monoparentale, recomposée ou homoparentale.

Pour répondre aux difficultés du quotidien, Dominique Versini suggère d’instaurer un statut de tiers. Mais qui seraient les tiers ? Il s’agit des personnes proches des parents qui partagent ou ont partagé la vie quotidienne de l’enfant ou ont des liens affectifs avec lui : beau-parent, grand-parent, frère, sœur, parrain, marraine, tante, oncle, personne de confiance, ainsi que les services de l’aide sociale à l’enfance (famille d’accueil).

La défenseure des enfants propose également la création d’un « mandat d’éducation » ponctuel au profit des tiers. Par ce mandat, le parent ou les deux pourraient, par voie de convention, permettre au tiers d’accomplir pour une période définie certains actes usuels (actes de la vie courante) et d’autres plus graves (intervention chirurgicale, changement d’école, religion, voyage à l’étranger, etc.)
Cet ensemble de mesure a été contesté par l’Union nationale des associations familiales (UNAF) qui a dénoncé, le 21 novembre, la confusion qu’il pouvait créer. Ainsi, l’union a mis en garde les pouvoirs publics sur le risque de contentieux que pourrait générer la création d’une autorité parentale de fait, concurrente de l’autorité parentale légale.

La sociologue Sylvie Cadolle, auteur d’ouvrages sur la famille recomposée, reste également prudente sur la question du « tiers ». Dans un entretien du 20 novembre 2006, elle déclare : « Il me semble dangereux de favoriser le statut du tiers. Je ne pense pas que la Loi puisse statuer en général, pour moi, le Juge doit traiter au cas par cas même si c’est lourd. Le problème se pose quand il n’y a pas l’accord de l’autre parent. Si l’on donne une autorité parentale au beau-père, le père peut se sentir exclu et risque soit de démissionner, soit d’entrer dans un conflit. D’autre part on est concubin à partir de quand ? Est-ce que la personne qui vient d’arriver avec ses valises chez la mère ou le père peut bénéficier de ce statut ? En revanche, je suis très favorable à l’idée d’une « convention d’éducation » avec un tiers notamment pour les grands-parents que la loi ne favorise pas. »

article paru dans Familles Tourangelles de janvier 2007


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