UNAF - L’UNAF a participé au Conseil supérieur de l’Education au cours duquel le ministre Luc Chatel est venu présenter la réforme du lycée

CSE

L’UNAF a participé au Conseil supérieur de l’Education au cours duquel le ministre Luc Chatel est venu présenter la réforme du lycée

14/12/2009

Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, a défendu la réforme du lycée général et technologique le 10 décembre 2009, devant le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) auquel l’UNAF participait.

Objectif de cette réforme : mieux orienter chaque lycéen, « pour en finir avec une orientation couperet », mieux accompagner les élèves, mieux s’adapter à notre époque par un apprentissage renforcé des langues et davantage d ’ouverture sur la culture. En savoir plus

Dans un discours préliminaire, certains syndicats présents (SNES FSU, ...) ont annoncé qu’ils refusaient cette réforme, jugée inégalitaire car donnant trop d’autonomie aux établissements (via l’instauration du conseil pédagogique) et prévoyant une aide à l’orientation de la part des professeurs alors que cela n’entre pas, selon ces syndicats, dans leur mission.

D’autres cependant, comme le SGEN-SFDT, le SE -UNSEA, ont exprimé leur adhésion aux grandes lignes de cette réforme qui apportent des « changements modestes mais réels » et notamment un droit à l’erreur (possibilité de se réorienter en fin de 1re).

Les associations de parents d’élèves se sont déclarées favorables. La FCPE se félicite de la classe de 2de indifférenciée et de l’existence d’un tronc commun en 1re.
La PEEP et l’APEL trouvent que cette réforme va dans le bon sens pour les élèves mais regrettent qu’il n’y ait pas eu de réforme de l’examen du baccalauréat.
L’APEL a souligné que la possibilité de changer de filière est positive mais qu’il ne faut pas non plus « leurrer les lycéens » : toute filière ne sera pas possible pour tous et le « zapping » d’une orientation à l’autre n’est pas forcément à préconiser.

Lire en rappel la position de l’UNAF sur ce sujet.

Le ministre a répondu aux diverses remarques en réaffirmant qu’il était garant d’un système d’éducation nationale (à l’inverse du système allemand, par exemple, plus dépendant du local) car le recrutement, les horaires, les programmes restent définis au national et donc non négociables.

Il souhaite cependant que la diversité des contextes locaux soit davantage prise en compte et il fait confiance aux équipes locales pour s’adapter. Concernant l’obligation scolaire jusqu’à 18 ans, il confirme qu’une obligation de formation jusqu’à 18 ans va être instaurée. Il s’est par ailleurs déclaré favorable à la création d’une Maison des lycéens demandée par les associations de lycéens (publication prochainement d’une circulaire).

Au final, les différents décrets ont reçus des avis majoritairement positifs (votes « pour » supérieurs aux votes « contre »).

Notons par ailleurs que la problématique très médiatisée de l’Histoire-Géographie a été peu abordée par les différents partenaires.

Il ne s’agit en effet que de créer une épreuve anticipée d’Histoire-géographie pour les bac S ; ces derniers auront en 1re, 4,5 heures d’Histoire-géographie au lieu de 2h actuellement. Ceci s’inscrit dans la logique des autres épreuves anticipées pour les matières qui ne constituent pas la spécialité de la filière : Français (pour toutes les filières), Sciences et vie de la Terre pour la filière ES (Économique et Social) ...

Rappelons que cela s’inscrit aussi dans une logique : faire de la série S une vraie série scientifique (et non la série d’excellence vers laquelle tout le monde souhaite aller, même ceux qui vont s’orienter vers des études supérieures plus littéraires) et revaloriser la filière ES et L.

@ : phumann unaf.fr

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