UNAF - Réunion entre les associations agréées de consommateurs et la SNCF - 21 janvier 2010

SNCF

Réunion entre les associations agréées de consommateurs et la SNCF - 21 janvier 2010

01/02/2010

L’UNAF a participé à la réunion entre les associations agréées de consommateurs et la SNCF, le 21 janvier 2010. Deux points étaient proposés à l’ordre du jour : les conditions de mise en œuvre de l’ouverture à la concurrence et les programmes de fidélisation des usagers.


1/ L’ouverture du rail à la concurrence est applicable depuis le 13 décembre 2009 : sa mise en œuvre est effective en France, ainsi que dans les autres pays européens.

Les associations de consommateurs se sont interrogées sur la poursuite de l’utilisation des matériels anciens. En réponse, la SNCF a indiqué devoir conserver des outils lui permettant de pallier aux ruptures de charge. Elle a rappelé que l’ouverture du rail à la concurrence se faisait dans un contexte d’effort important en matière de développement durable et d’augmentation du paiement des péages. Elle a souligné l’importance d’adapter ses efforts en matière d’organisation et d’amélioration de la qualité. La SNCF a rappelé le maintien de ses prérogatives sur les gares quels que soient les opérateurs : il faut distinguer la longue distance de l’ouverture à l’international du trafic domestique, qui se fera sous condition (en tant que segment d’une liaison internationale) et sous réserve de l’obtention d’un certificat de sécurité.

Des changements plus profonds impacteront le transport de proximité compte tenu de la loi relative à l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires (ORTF).

De nouvelles responsabilités incomberont aux transporteurs et à l’autorité organisatrice dans la région Ile-de-France. La création de l’autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF) permettra de veiller au bon fonctionnement et à l’accès (non discriminatoire) au réseau.

Seront concernés par ces changements :les métiers, l’organisation des activités avec l’amplification des fréquences.
Il a été rappelé que la gestion de l’infrastructure faisait l’objet d’une convention renouvelée avec RFF sur 4 ans.

La SNCF a souhaité suivre ces évolutions par un travail aussi sur les gares, la multimodalité (circulation ferroviaire) et la qualité, à optimiser, des trains d’aménagement du territoire.

La distorsion du modèle économique actuel du rail par rapport à celui de la route (beaucoup plus compétitif) a été pointée. Actuellement, la SNCF doit faire face à des surcoûts ou des contraintes (manque ou trop plein des lignes voyageurs, parfois déficitaires) et doit pallier l’absence ou l’insuffisance constatée de leur rentabilité.

Ceci passera aussi par l’amélioration des dessertes de TGV et de leur pertinence économique.

Les associations agréées de consommateurs ont demandé dans quelle mesure les retards d’un concurrent pourront être pris en compte pour les voyageurs.

La question du devenir du personnel notamment vis à vis du transport ferré régional a été posée. La SNCF souhaite pour cela que le dispositif social soit harmonisé (ex : en cas de passage aux statuts des concurrents).

2/ Les évolutions du programme de fidélisation ont été présentées avec la poursuite de la mise en place de services (ouvertures de salons, octroi de primes, accès Internet en gare, WIFI ). S’agissant de la gamme grands voyageurs, le billet électronique, associé à cette carte sera accessible en mars (avec une extension aux téléphones portables). Il permettra l’identification directe de l’usager, sans passage à une borne de retrait, sans compostage (une remise à disposition se fera par téléphone). Les conditions associées au remboursement du billet réguleront son emploi.

Une évolution des primes et des barèmes de points a été annoncée.

@ : hmarchal unaf.fr

Haut de page