UNAF - L’UNAF a participé au comité technique du Code de la rue

L’UNAF a participé au comité technique du Code de la rue

07/06/2010

L’UNAF a participé au comité technique du code de la rue qui s’est tenu à Metz, les 17 et 18 mai 2010. Rappelons que le Cothec instruit, pour le compte du ministère des transports (comité de pilotage national) des dossiers pour lesquels il lui donne mandat et portant sur la démarche participative « Code de la rue ». Le Cotech, dont est membre l’UNAF, est animé par le CERTU et rassemble des associations nationales représentatives d’élus, des professionnels, des usagers et diverses institutions et administrations.

A l’occasion de ces deux jours de travail, un point a été fait sur l’actualité du Cothec avec, notamment à l’ordre du jour, les cheminements mixtes cyclistes - piétons, sur ou sous ouvrage contraint (ex : les tunnels et les ponts) : quelles adaptations doivent être apportées par l’aménageur (la voirie) pour les faire fonctionner et quelles règles vis à vis de l’usager ?

Les principales difficultés et réticences des associations ont concerné : le déplacement des personnes à mobilité réduite, leurs exigences étant de leur assurer un parcours avec des trottoirs détectables et repérables (personnes non ou mal voyantes). P our les associations , les préalables indispensables à ces évolutions sont la réduction des vitesses , la prise en compte du piéton et la nécessité d’assurer la cohabitation et la signalisation adaptées.

Le second sujet a porté sur la chaussée à voie centrale banalisée , en cours de réflexion, concrétisée par une voie centrale à double sens équipées de bandes de rives latérales à droite desquelles les cyclistes peuvent circuler. Sous réserve de respecter les conditions matérielles favorisant la sécurité, ceci permet :

  • de marquer la présence du cycliste,
  • d’apaiser la route,
  • et, avec une réduction des vitesses, d’assurer la continuité du réseau et une bonne cohabitation (valorisation des dessertes des zones péri-urbaines, proches des écoles et gares),
  • de lutter contre l’usage des vélos sur les trottoirs.
    Ces chaussées et leurs aménagements sont distincts des routes avec des voies cyclables.

Certains défauts ont été soulignés tels que l’arrêt brusque de ce nouvel aménagement à la limite du canton. L’attention a été portée sur le caractère spécifique de cet aménagement permettant le chevauchement des bandes des usagers de la voie centrale, hors présence des deux roues. Les conditions de cohabitation entre usagers doivent, pour cela exister, alliant la baisse des vitesses, le non-stationnement et un trafic adapté.

Des précisions ont du être apportées sur les petits engins, dits non « réceptionnés », pour leur définition et aussi pour les engins dits « assimilés piétons » et leur insertion dans les nouveaux espaces de circulation apaisée (zones trente, de rencontre, chaussée, trottoirs...).
Des engins peuvent être semblables aux véhicules motorisés.
S’agissant des petits engins et pour les associations, ils doivent être bridés et des exigences minimales doivent s’appliquer à ces véhicules.
Les participants ont été interrogés sur leurs usages, leurs exigences et les normes pour les engins dans les aménagements et zones à circulation apaisée. Des critères minimums doivent s’appliquer (au niveau de la sécurité, de la formation, des équipements) ainsi que des interdictions pour leur permettre de circuler. Les conditions d’un vrai bridage de ces engins doivent, par ailleurs, exister.

La seconde partie de la rencontre a porté sur les zones de rencontre existantes dans la ville de Metz depuis 2009. Celles-ci aboutissent à une baisse importante de l’accidentologie, et des vitesses. Elles ont vocation à se développer. Les points de vigilance sont la gestion et la prise en compte (par les marquages au sol) :

  • des personnes handicapées,
  • du stationnement,
  • et de l’information à développer.

Les évolutions s’orientent aujourd’hui au-delà des points existants (vers les zones résidentielles, les rocades extérieures « ou »rocade de rencontre"). Ces zones de rencontre ne doivent cependant pas être assimilées aux zones strictement piétonnes. Les associations souhaitent qu’une évaluation soit faite de leur impact.
Une visite de terrain a ensuite été effectuée sur les zones de rencontre de la ville de Metz.

@ : hmarchal unaf.fr

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