UNAF - Soirée d’information : "Familles et accidentés de la route : quels sont vos droits ?

UDAF 68 - Haut-Rhin

Soirée d’information : "Familles et accidentés de la route : quels sont vos droits ?

31/05/2010

L’UDAF du Haut-Rhin a organisé le 22 avril dernier, une soirée d’information sur le thème : « Familles et accidentés de la route : quels sont vos droits ? »
L’objectif de la rencontre était de faire connaître les associations des familles de traumatisés craniens et cérébrolésés (AFTC), leurs missions mais aussi d’apporter des d’informer des informations sur les démarches à suivre avant et après un accident car nul n’est à l’abri d’un accident de la route ni d’un drame quel qu’il soit.

Mme Monfort, vice-présidente de l’AFTC de la Haute-Savoie, a présenté le traumatisme crânien avec ses multiples conséquences (handicap visible ou invisible, troubles du comportement et de l’humeur). C’est un traumatisme familial qui se traduit par un véritable chamboulement, non seulement pour la personne mais aussi pour son entourage. Il se produit le plus souvent après un accident de la route (dû essentiellement à l’alcool et la vitesse) d’où l’importance de la prévention routière. Les conséquences pour tous sont lourdes, longues et la réinsertion dans la vie sociale et professionnelle, pourtant tant souhaitée, s’annonce souvent laborieuse et hypothétique.

M. Ruch, président de l’AFTC d’Alsace, a présenté, son association, créée à Strasbourg en 1991. L’ensemble des AFTC ont les mêmes missions et un fonctionnement quasiment semblable. Concrètement, il s’agit avant tout, de soutenir le malade et sa famille, de conseiller, d’accompagner, de soulager … (des rencontres thématiques sont organisées, des séjours de vacances, des permanences ainsi que du soutien à domicile). L’AFTC d’Alsace compte près de 142 familles adhérentes ce qui est peu comparé aux 800 traumatismes crâniens par an, dont 500 cas graves. Il est donc très important de faire connaître l’AFTC.

Enfin, Mme Courajoud, Clerc d’Avocat et membre active de l’AFTC 74, a livré de nombreux conseils au sujet de l’indemnisation. Comme il l’a été précisé durant la soirée « Il ne s’agit pas pour une famille de s’enrichir, mais avant tout d’assurer l’avenir d’un enfant dont les parents ne sont pas éternels ». Une famille sous le choc, une famille émotionnellement éprouvée est beaucoup plus vulnérable et surtout, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs, ne connaît souvent pas la procédure à suivre. Il est impératif de ne pas se précipiter et de ne rien signer sans avoir pris conseils auprès d’associations ou avocats spécialisés.

Cette soirée a permis de mettre en lumière la difficulté de « ceux qui s’en sortent ». Ils s’en sortent, certes, mais comment ? dans quel état ? avec quel avenir ? et la famille dans tout ça ? …
Nous l’aurons bien compris, c’est un long combat, émotionnel, humain mais aussi… financier.

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