UNAF - « Préserver la politique familiale et renforcer le lien familial et social : une priorité pour la sortie de crise » Discours du président de l’UNAF devant l’Assemblée générale 2010

Assemblée générale 2010

« Préserver la politique familiale et renforcer le lien familial et social : une priorité pour la sortie de crise » Discours du président de l’UNAF devant l’Assemblée générale 2010


19/06/2010

Madame la Ministre de la Famille,
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Sénateur, maire de Lyon,
Madame la vice-présidente du Conseil Général,
Mesdames et messieurs les élus,
Chers amis,

C’est avec un grand plaisir que nous vous accueillons, madame la Ministre, à l’occasion de notre assemblée générale annuelle. Votre présence est la marque de reconnaissance que vous portez aux représentants des familles qui interviennent au niveau départemental, régional et national. Sachez que nous y sommes très sensibles.

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Je suis Lyonnais depuis mercredi midi, j’ai pu apprécier l’hospitalité lyonnaise. Dès le mercredi soir j’étais à la remise de la médaille de la famille, dans les magnifiques salons de l’hôtel de ville de Lyon. La médaille était remise par madame Rabatel. J’ai pu apprécier également l’hospitalité rhodanienne, puisque le conseil général hier soir, recevait l’UNAF, les administrateurs, les UDAF de la région, l’URAF. Nous avons été reçus dans les salons également magnifiques de l’Hôtel du Département par madame Nachury.

Monsieur le maire l’a dit, si vous avez l’occasion de passer quelques jours à Lyon, et dans tout le département du Rhône, vous découvrirez de très belles choses.

Cette Assemblée générale est l’occasion pour nous de vous dire, madame la Ministre ce que ressentent aujourd’hui les familles face aux difficultés liées à la crise.

Les effets de la crise sur les familles

Le travail réalisé par les observatoires des UDAF sur le pouvoir d’achat des familles, nous permet d’en savoir un peu plus. La moitié des familles exprime une très vive inquiétude. Si l’augmentation des prix devait se poursuivre, elles considèrent que leurs ressources disponibles deviendront insuffisantes. L’alimentation est le poste sur lequel elles ressentent les plus fortes hausses. Les marges de manœuvre se réduisent sévèrement : plus d’une famille sur deux estiment n’avoir plus aucune latitude d’économie.

Chaque jour, les familles entendent des informations alarmistes sur la situation des finances publiques tant au plan national que territorial, qui ne contribuent pas à leur redonner confiance.

A contrario, toutes les enquêtes montrent l’importance qu’un grand nombre de français attachent à la famille. Elle est considérée comme un rempart face à la crise, une valeur sûre au même titre que la solidarité. Oui, au milieu de la tourmente, le lien familial reste essentiel ! C’est un atout sur lequel notre pays doit s’appuyer et qu’il doit, de manière vitale, consolider.

Actuellement, le gouvernement prépare les scénarios de sortie de crise de notre pays. Face aux déficits publics, quel sera le sort réservé à notre système de protection sociale qui a fait la preuve de son utilité au plus fort de la tempête ? Disons-le tout net : aucun parent n’a envie de léguer des dettes et un environnement dégradé à ses enfants et petits enfants. C’est bien la raison pour laquelle il serait irresponsable de réduire notre politique familiale. Pour aider notre pays à sortir durablement de la crise, il faut garder le cap sur la politique familiale, ne pas casser la confiance à l’égard de mesures dont les effets bénéfiques sont reconnus par tous.
Toute politique à courte vue qui rognerait les ressources des familles serait catastrophique à moyen et long terme. Aider les familles, c’est aider la croissance !

Priorité à la politique familiale pour les scénarios de sortie de crise

La période mouvementée que nous traversons doit être l’occasion de réfléchir sur la société que nous voulons voir émerger. Au-delà des aspects financiers et économiques, cette crise a révélé une hiérarchie erronée des valeurs : le sens du travail humain est passé à l’arrière plan dans la recherche générale du profit. C’est le même constat que fait le rapport Stiglitz lorsqu’il dénonce les lacunes dans nos moyens de connaissance qui faussent l’appréciation des réalités.

Nous entrons dans une nouvelle décennie. Plutôt que de demander aux experts à quoi notre société ressemblera t’elle dans 10 ans, nous devrions plutôt nous dire « à quoi voulons-nous qu’elle ressemble dans 10 ans ? ».

Voulons-nous ressembler à l’Allemagne où, cas unique en Europe, la population a entamé un recul qui menace de s’aggraver ? Pour donner l’exemple de la rigueur budgétaire, la chancelière allemande vient d’annoncer des coupes dans sa politique familiale, pourtant toute récente, avec la réduction de l’allocation de congé parental à la naissance. Or, pour les spécialistes, dans un pays qui sera moins peuplé et plus âgé, il faudra taxer davantage le travail et réduire les retraites, ce qui conduira à une baisse de productivité et du niveau général de bien être. Difficile donc de prendre cette politique pour modèle …

La clé de la réussite de la politique familiale française, c’est en effet sa continuité, jamais démentie, malgré les périodes difficiles que notre pays a pu traverser. Elle est l’objet d’un consensus construit par les générations successives avec pour principe de base qu’un foyer avec enfant ne doit pas être pénalisé par rapport à un foyer sans enfant.

Supprimer le quotient familial, sans savoir par quoi il serait remplacé, telle est pourtant la dernière suggestion sortie du pré-rapport de la commission Attali 2010 qui a repris du service. Rappelons-nous sa précédente proposition remettant en cause l’universalité des allocations familiales, elle avait été écartée de manière définitive par le Président de la République. Le même sort doit être fait à toute idée qui réduirait la dimension familiale de la fiscalité. Nous le disons clairement, nous refusons les impôts sur le dos des enfants !

Nous pouvons également nous attendre à voir réapparaître la question du ciblage des allocations familiales, ce serpent de mer qui ressurgit dès que des économies sont recherchées. Argument d’autant plus facile que le ciblage est souvent présenté comme le meilleur moyen de lutter contre les inégalités puisque seuls les plus modestes, en théorie, bénéficieraient des prestations. Or un récent travail mené par la commission européenne sur le coût de l’enfant et l’impact des politiques d’aide aux familles, montre à nouveau le caractère contre-productif d’une telle mesure. Selon des comparaisons internationales, un ciblage exclusif est inefficace pour aider les familles et les prémunir du risque de pauvreté. Il ne garantit pas une plus grande générosité des prestations pour ceux qui continuent à les percevoir. Sa mise en place se heurte à toute une série d’inconvénients, un risque d’écrémage des populations, une stigmatisation des bénéficiaires, un coût de gestion qui compense le gain budgétaire. D’ailleurs comment les CAF pourraient-elles assumer de telles évolutions alors qu’elles souffrent déjà de la complexité des dispositifs et qu’elles ont le plus grand mal à faire face à leurs charges de travail ?

C’est maintenant, avec des réformes aussi importantes que celle des retraites et celle des dépenses publiques, que se dessinent les stratégies de sortie de crise. Dans ce cadre, tout mauvais signal qui serait envoyé aux familles, pourrait engendrer des conséquences catastrophiques. Les familles ont besoin de confiance, on ne le dira jamais assez !

La lutte contre les déficits, tout comme la réforme des retraites, doit tenir compte des aspects familiaux. Pour retrouver la croissance et sauver durablement les retraites, nous devons préserver notre politique familiale et poursuivre les efforts en faveur des familles.

Pérennité de la politique familiale, pérennité des retraites : même combat !

Le dossier des retraites est un test pour les familles car elles en sont les piliers. Dans un système de répartition, il n’y a pas de retraites sans enfant. Un des moyens d’accroître le nombre de cotisants, c’est de permettre aux familles de s’agrandir. Le lien entre pérennité du système des retraites et pérennité de la politique familiale est donc évident. Remettre en cause des éléments de la politique familiale serait donc un contresens, qui viendrait anéantir les mesures de sauvegarde de nos systèmes de retraite.

Quelques chiffres suffisent à le montrer. Les projections actuelles du Conseil d’Orientation des Retraites, le COR, se fondent sur une fécondité de 1,9 enfants par femme dans les décennies à venir. C’est une hypothèse optimiste puisqu’elle suppose un niveau à peu près équivalent au taux actuel, dont on sait qu’il constitue une performance. En comparaison, la moyenne européenne n’est que de 1,5. Pour réduire de moitié le besoin de financement des régimes de retraite à l’horizon 2050, il suffirait, selon le COR, d’élever et de maintenir la fécondité à 2,1 enfants par femme, ce qui représenterait une économie supplémentaire de 32 milliards d’euros par an.

Dans notre système par répartition où la dimension démographique est essentielle, la politique familiale contribue à la viabilité du système de retraite. Dans le même temps, les mères de famille qui interrompent leur carrière pour s’occuper de leurs enfants, ou qui travaillent à temps partiel, sont pénalisées dans la validation de leurs droits à pension. C’est donc une injustice à réparer.

Nous avons obtenu l’an dernier le maintien des majorations de durée d’assurance pour les mères de famille accordées au titre des enfants.

C’est avec la même conviction que nous défendons les droits familiaux en matière de retraite pour les femmes qui ont du mal à réunir les trimestres nécessaires. Près de 25 % des nouvelles retraitées en bénéficient chaque année. La réforme des retraites peut être l’occasion de lutter encore plus contre les inégalités subies par les mères de famille dont la retraite est inférieure de près de 40 % à celle des hommes. Nous avons avancé des propositions d’améliorations lors des auditions devant le Parlement. Nous avons accueilli avec grande satisfaction l’annonce de Monsieur le ministre Eric Woerth de mieux prendre en compte les congés maternité lors du calcul du montant des pensions.

Soutenir les familles face à la dépendance

Autre gros dossier à venir, celui de la dépendance et de son financement par la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale. La progression de l’espérance de vie est en soi, bien sûr, un progrès. Depuis les années 60, nous gagnons tous les ans, 3 mois d’espérance de vie, ce qui est sans précédent dans l’histoire de l’humanité. D’ici 50 ans, le nombre de personnes âgées devrait doubler, et les équilibres entre générations se modifier profondément.

Face à cette évolution, les solidarités publiques ne suffiront pas, il faudra compter sur l’aide des familles. Elles jouent déjà ce rôle mais elles ont besoin de soutien. Plus de trois millions de personnes sont considérées comme des « aidants familiaux ». Nous militons depuis des années en faveur d’une plus grande reconnaissance de leur rôle.

En matière de tutelle, activité importante des UDAF, environ une mesure de protection sur deux est exercée au sein de la famille. Ces tuteurs familiaux manquent d’information sur les obligations qui pèsent sur eux, ils se plaignent d’être trop isolés. 33 UDAF ont mis en place un service d’aide auprès de ces familles, plus de 50 autres UDAF vont s’engager dans cette voie, dans les années qui viennent. Nous comptons, madame le ministre, sur votre appui pour pérenniser ces services dont nous sommes convaincus de l’utilité et du gain économique pour la collectivité publique.

Prendre en compte le problème du veuvage

Au-delà du problème du vieillissement, les familles sont en première ligne face aux évolutions et aux ruptures dans les parcours de vie.

Parmi ces ruptures, il y a le veuvage, notamment le veuvage précoce. En l’absence d’une prévoyance préalablement contractée, les familles touchées se retrouvent dans des situations d’extrême précarité. Il existait jusqu’à présent une assurance veuvage destinée aux moins de 55 ans dans l’attente d’un retour à l’emploi ou de la perception de la pension de réversion. Mais sa suppression a été décidée à compter du 31 décembre 2010. Il est donc impératif de mettre en place un nouveau dispositif avant le 1er janvier 2011. Nous n’acceptons pas que de jeunes parents veufs se retrouvent privés de tout moyen.

N’oublions pas non plus la suppression de la demi-part fiscale supplémentaire accordée aux personnes veuves ayant eu charge d’enfants. Nous persistons à dire que cette suppression est profondément injuste car elle touche les plus modestes. Nous réclamons le rétablissement de cette demi-part.

Protéger les plus faibles dans le cadre des séparations

Autre cas de rupture qui vient troubler la vie familiale, celle qui peut intervenir au sein d’un couple.

Lorsque la séparation intervient dans le cadre du mariage, nous redisons avec force que la présence du juge est nécessaire. Nous sommes opposés au projet de loi présenté par la Garde des Sceaux qui veut alléger la procédure de divorces pour les couples sans enfant mineur, en les dispensant de passer systématiquement devant le juge aux affaires familiales.

Le mariage est célébré devant la société en un acte solennel et public, il n’est pas normal que sa dissolution se fasse en catimini, par un acte purement administratif ne mettant jamais en présence ceux qui divorcent et celui qui prononce le jugement. En outre, c’est en recevant individuellement les époux, que le juge peut s’assurer que le plus faible n’est pas lésé et qu’il n’a pas subi de pressions.

Vous savez, Mme la Ministre, pour avoir fait de la lutte contre les violences conjugales, votre combat, que la réalité vécue dans l’intimité des foyers, n’est pas toujours visible de l’extérieur. D’ailleurs les participants de l’Assemblée Générale ont reçu aujourd’hui le numéro de notre revue Réalités Familiales, consacré aux violences conjugales, que vous avez préfacé, ce dont je vous en remercie.

De même, nous réaffirmons la nécessité de préserver le lien parental même en cas de séparation, et de protéger l’enfant qui se retrouve parfois au cœur de conflits parentaux. Ni le phénomène des familles recomposées, ni l’existence de foyers monoparentaux ne doit conduire à désorganiser la filiation, à introduire le trouble dans l’identification par l’enfant de son père et de sa mère. Quelque soient les aléas de la vie, un parent reste parent de son enfant, il ne divorce jamais de lui.

Les parents ne sont pas démissionnaires, ils doivent être soutenus

Dans le même temps, on demande beaucoup aux parents, et parfois trop. La proposition de loi déposée au parlement qui vise à lutter contre l’absentéisme scolaire par la suspension des allocations familiales en est une illustration révélatrice.

Ce texte constitue un triste retour en arrière. Nous nous inscrivons en faux par rapport à ce qu’il présuppose. Non, les parents ne sont pas « démissionnaires », et complices des absences à l’école de leurs enfants. En rencontrant les jeunes et les familles concernés par ce problème, dans le cadre d’une étude que nous menons sur ce sujet, nous observons que la majorité des parents ne se désintéressent pas de leurs enfants et de leur scolarité. Ils sont la plupart du temps très affectés par le comportement de leur enfant, et démunis sur la manière de faire face aux rebellions de l’adolescence.

Ce n’est pas en punissant les parents qu’on règlera le problème. Suspendre ou supprimer les allocations familiales ne servira à rien, si ce n’est à accroître les tensions entre parents et adolescents, et entre les parents et l’école. S’attaquer vraiment au mal de l’absentéisme, passe par l’établissement scolaire dans sa manière de gérer les absences et d’entretenir des liens avec les parents, il passe par l’élève qui est le premier concerné, il passe enfin par un véritable dispositif d’accompagnement des parents qui rencontrent des difficultés.

Cette semaine, Madame la Ministre, vous avez annoncé, en clôture des « Etats généraux de l’enfance fragilisée » des mesures en matière de prévention et de soutien à la parentalité, que nous accueillons avec une grande satisfaction. L’UNAF a contribué activement aux travaux préparatoires qui se sont déroulés pendant trois mois. Nous sommes heureux de constater la prise en compte de certaines de nos propositions, par exemple sur l’entretien individuel au 4e mois de grossesse. L’étude sur la périnatalité que nous venons de mener montre en effet que peu de femmes se voient proposer cet entretien.

Vous le savez, les UDAF sont très présentes dans les réseaux d’appui et d’accompagnement des parents. Il est important que les associations familiales continuent à jouer un rôle dans l’animation de ces dispositifs, que les moyens financiers soient bien là, et qu’ils restent ces lieux où des parents apportent leur expérience et échangent avec d’autres parents.

La voix des familles plus forte pour mieux les défendre

En cette période difficile, il faut donc encourager et donner confiance aux familles. Si elles gardent confiance en l’avenir, c’est qu’elles comptent sur une politique familiale forte.

Pour relayer leurs besoins, elles disposent d’une voix, qui est celle du mouvement familial, celle des UDAF, de l’UNAF, et des URAF dont nous attendons toujours une légitimation par la loi. Au sein de notre Institution pluraliste, en échangeant entre personnes de sensibilités différentes, chacun apprend à porter la voix de l’ensemble des familles.

Une chose est certaine, la voix des familles ne faiblit pas, elle est même plus forte que jamais :

  • Au sein du Haut Conseil de la Famille qui va fêter sa première année d’existence. L’UNAF y joue pleinement son rôle en élaborant des propositions, et en mettant en évidence les besoins des familles. Le débat autour du congé parental a permis de mettre à mal les idées reçues et de défendre la liberté de choix des familles. Au-delà, les travaux ont mis en exergue la nécessité pour notre pays de poursuivre une politique dynamique de création de places d’accueil de petite enfance, et d’une plus grande implication des entreprises pour mieux concilier vie familiale et vie professionnelle.
  • au sein du Conseil Economique, Social et Environnemental où malgré la réforme qui a diminué le poids d’un certain nombre d’organisations, l’UNAF a réussi à conserver 10 représentants familiaux. La légitimité de la voix des familles a été, une fois de plus, confirmée.
  • Enfin, dans toutes les instances, où les familles doivent être entendues. La décision historique du Conseil constitutionnel du 28 mai dernier est venue sans appel confirmer le rôle spécifique des UDAF et de l’UNAF, de représentant officiel de l’ensemble des familles, et le caractère obligatoire pour les pouvoirs publics d’assurer cette représentativité. A l’aide de cette décision qui renforce notre rôle et confirme notre mission d’intérêt général, il nous appartient de revendiquer notre place dans tous les lieux où nous devrions être présents sur l’ensemble du territoire.

C’est aussi une reconnaissance éclatante pour l’action de nos militants familiaux et pour les familles. Nous aurons l’occasion de les honorer prochainement avec la cérémonie de remise de la médaille de la famille. J’ai en effet le plaisir de vous annoncer que cette cérémonie se tiendra le 8 octobre, à l’Elysée, en présence du Président de la République.

Pour une politique familiale « durable »

C’est donc avec les familles et leurs représentants qu’il vous faut compter, Madame le Ministre, pour préparer la France de l’après-crise.

Mes chers amis, c’est bien pour cela que notre assemblée générale porte sur le développement durable. Les familles en sont les principales actrices.

Avec détermination, nous pouvons affirmer : oui à une sortie de crise avec les familles, oui à une politique familiale durable. Rien n’est durable sans les familles !

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