UNAF - L’UNAF a participé aux rencontres parlementaires sur la Route et la Sécurité routière

Sécurité Routière

L’UNAF a participé aux rencontres parlementaires sur la Route et la Sécurité routière

19/07/2010

A l’initiative d’Hervé Mariton, ancien ministre, député de la Drôme, rapporteur spécial du budget des Transports et sous le patronage de Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat et Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports, se sont déroulées à l’Assemblée nationale, le 1er juillet 2010, les rencontres parlementaires sur la Route et la Sécurité routière, auxquelles l’UNAF a participé.

6 initiatives nouvelles pour sauver des vies… : C’est sous le signe de la prévention que les débats réunissant experts politiques et scientifiques se sont déroulés. Pour rappel, consulter le programme.

Sur l’ensemble des points abordés, relevons les causes majeures d’insécurité routière suivantes :

  • La somnolence et l’hypovigilance
    Dans le cadre des recherches en accidentologie, la somnolence et l’hypovigilance sont reconnues comme des causes majeures d’insécurité. Les chiffres témoignent de l’importance du problème et de la nécessité de mettre en place une forte action de sensibilisation. En effet, la somnolence diurne excessive représente 30 % des accidents mortels sur la route. Deux accidents de poids lourds sur trois sont dus à ce même symptôme.
    La carence en équipements, notamment le manque d’aires de repos pour les poids lourds en Ile-de-France, a été pointée.
  • La consommation de substances médicamenteuses
    Les risques associés à l’utilisation de psychotropes ont été pointés. En effet, la prise de médicaments est impliquée dans 10 % des accidents de la route. Selon les chiffres du PREDIT (programme national de recherche et d’innovation des transports terrestres) initié en 2003, le « sur-risque » moyen d’accident est de 2 avec prise de médicaments anxiolytiques, de 4 avec prise d’alcool et de 9 avec prise de substances morphiniques.
  • Les risques d’accidentologie liés aux rythmes de travail : temps partiels, horaires dits atypiques (soit 37% des salariés) ont par ailleurs été pointés.
  • La perturbation de l’attention liée au facteur de développement des outils de communication
    Les participants ont souligné la nécessité de bannir l’ingérence, durant la conduite, des supports de communication (GPS, téléphones) et d’optimiser l’information des usagers sur ce sujet.
    En effet, le risque lié aux perturbations de l’attention s’accroit à mesure que se développe la présence d’outils de communication tels le téléphone portable ou les outils de navigation, de plus en plus sophistiqués, présents sur le tableau de bord.

Les deux roues motorisés

Les deux roues motorisés (qui ont vu une augmentation de + de 60% du parc entre 1997 et 2007) sont impliqués dans 28% des accidents mortels alors qu’ils représentent 2% du trafic. Cette augmentation de l’accidentologie est trop importante notamment par rapport à celle des autres véhicules. Pour y faire face, plusieurs axes d’évolution ont été annoncés par les représentants du ministère des transports tels que la nécessité d’adapter les équipements, d’améliorer la voirie et le partage de l’espace public, d’accentuer la formation et la sensibilisation des usagers.

Des évolutions sont en cours :

  • le maintien de l’âge de 14 ans pour l’accès aux cyclomoteurs
  • la rénovation et le renforcement de la formation des futurs usagers de cyclomoteurs avec une implication plus forte des parents et des jeunes
  • la création, tout en maintenant les attestations scolaires de sécurité routière, d’une épreuve spécifique qui devrait être applicable début 2013 relative au respect des règles, à la prise de risques, au partage de la rue, à la courtoisie, au respect de l’environnement.
    Une brochure « Deux roues à moteur, automobilistes, apprenons à mieux nous connaître » a été annoncée. Sur ce dernier point, les participants ont demandé à ce que les municipalités puissent avoir à disposition les règles relatives au partage de la rue et que des efforts de pédagogie soient faits en direction de tous les usagers, sur les règles à respecter. Ils souhaitent en outre que la formation soit favorisée pour leur remise à niveau.
    De plus, des évolutions sont en cours pour renforcer la formation des deux roues plus puissants. Pour les participants, la mobilité (ex : inter-files, lors des travaux) doit être améliorée.

Des actions seront à engager en lien avec les plans départementaux d’actions de sécurité routière, au niveau des lycées et avec les associations. Instrument essentiel de la mobilisation citoyenne, rappelons que le PDASR est élaboré chaque année sous l’autorité du Préfet. Il permet d’afficher l’ensemble des actions menées dans le département. C’est un outil de concertation et de coordination des projets des différents acteurs.

Les adaptations des règles relatives aux déplacements à vélo

Les déplacements à vélo et les règles nouvelles à faire connaître relatives au respect du partage de la rue ont été abordés (ex : double sens cyclable en développement...).

Retrouvez les allocutions des personnalités et plus d’infos sur cette journée.

@ : hmarchal unaf.fr


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