UNAF - L’UNAF a participé au Comité technique portant sur le Code de la rue

L’UNAF a participé au Comité technique portant sur le Code de la rue

27/09/2010

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Le 9 septembre 2010, l’UNAF a assisté au Comité technique portant sur le Code de la rue, animé par le CERTU.

Premier point abordé : les demandes faites sur les expérimentations par les collectivités en matière de signalisations des feux et leurs instructions par le CERTU : feux pour le passage des vélos, pour le passage des piétons ainsi que les évolutions sur les panneaux. La progression du chantier relatif aux voies vertes a été évoquée en accord avec la délégation interministérielle à la sécurité routière (DISR).

Autre point abordé : les avancées du Code de la route et du Grenelle de l’environnement avec le travail de mise en application du système de l’auto partage pour les véhicules bénéficiant d’une labellisation (signalisation, stationnement). S’agissant des vélos, des évolutions doivent aussi leur être appliquées (ex : aux parkings). Les participants ont souhaité que leur soit apportée une vision globale des avancées et des changements opérés localement.

Un état de l’avancement des chantiers « trottoirs », des traversées, des cheminements piétons et des stationnements a ensuite été fait. Des évolutions sont prévues en matière de règles de circulation, de signalisations, et de panneaux. Des avancées sont également en cours sur la réglementation des arrêts (livraisons, stationnements des transports collectifs, des taxis, aires piétons, dans les ouvrages d’art).

Les participants ont demandé à ce que des aménagements repérables et détectables puissent être faits pour les personnes aveugles.

Des propositions relatives aux petits engins à roulettes (patineurs et autres) ont été faites sur le classement des engins par catégorie, les lieux et leurs conditions de circulation (chaussées, trottoirs, avec respect du piéton, etc). L’introduction des utilisateurs de petits engins à roulettes (PER), faiblement motorisés (- de 6kms/h) a été abordée avec la nécessité de prendre en compte, pour la circulation sur les trottoirs, seulement les utilisateurs de fauteuils roulants et les utilisateurs d’autres types d’engins d’aide à la mobilité, circulant uniquement sans moteur et adaptés au handicap.

Les participants ont été consultés sur les réflexions en cours avec la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), sur leurs définitions des engins à intégrer dans la législation (engins électriques, en position debout …) et sur les lieux de circulation possibles pour les engins de déplacements personnels ne dépassant pas 25km/h sur route (sans englober ceux ne dépassant pas 6 Km/H).

Les engins circulant à plus de 25 Km/h doivent, en tout état de cause, être réceptionnés dans une catégorie de véhicules pouvant circuler sur la voie publique (ex : cyclomoteurs) et doivent être soumis aux obligations associées : formation, équipements assurance.

Il a été suggéré par le CERTU, la possibilité de laisser circuler les engins de déplacements personnels dans les aménagements cyclables et que ceux-ci soient laissés à l’appréciation de l’autorité de police. Les participants ne souhaitent pas cependant ouvrir les aménagements aux engins ne dépassant pas 6 km/heure autres que ceux d’aide à la mobilité.

Les aires piétonnes : les participants craignent qu’une autorisation d’accès aux trottoirs, ne dérive à tous les engins de déplacement personnels.

Les bandes d’éveil de vigilance : leur développement est en cours (passages à niveau, quais de transports guidés...). Les participants souhaitent que des efforts soient faits en direction des abords des bus, mais aussi que des dispositifs repérables et détectables soient prévus pour les personnes mal voyantes. Des expérimentations ont été présentées (bandes placées autour des parkings de motos).

Le sujet des chaussées à voie centrale banalisée a ensuite été abordé. Ce type de chaussées, qui sert à relier les zones urbaines, ouvre à un autre mode de circulation plus apaisé. Des expérimentations visent à les concrétiser.

Enfin, le chantier des cheminements piétons et vélos en situation contrainte a été traité (ex : sur les ponts). Pour cela, il est prévu la mise en place d’un groupe de travail.


Définition d’une voie verte
Concept plus large que celui de piste cyclable, la voie verte est un axe de circulation ouvert à tous les moyens de locomotion non motorisés. Elle est donc ouverte aux piétons, aux cyclistes, aux rollers, aux personnes à mobilité réduite et aux cavaliers, dans le cadre du tourisme, des loisirs et des déplacements de la population locale. La voie verte touche une grande variété de personnes et d’utilisations. Elle se caractérise avant tout par son degré de sécurité et son accessibilité.

@ : hmarchal unaf.fr

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