UNAF - La Conférence nationale sur les rythmes scolaires auditionne l’UNAF

La Conférence nationale sur les rythmes scolaires auditionne l’UNAF

27/09/2010

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L’UNAF, représentée par Rémy Guilleux, administrateur et Président du département Éducation-Jeunesse, a été auditionnée dans le cadre de la Conférence nationale sur les Rythmes scolaires. Il était accompagné de Patricia Humann, coordonnatrice du pôle Éducation.

Ce sujet n’est pas nouveau pour l’UNAF qui s’est exprimée, dès 1953, et à de nombreuses reprises sur ce thème.

Petit rappel historique

Dès 1953, le CA de l’UNAF se prononce sur la durée des vacances scolaires, qui doit prendre en compte l’intérêt de l’enfant et non des considérations économiques et touristiques.

En 1959, une enquête auprès des UDAF traite pour la première fois du rythme hebdomadaire et quotidien de l’enfant en primaire, avec le constat souvent d’une certaine fatigue de l’enfant imputable au non respect de son rythme biologique.

En 1972, l’UNAF met l’accent sur l’importance du rythme scolaire quotidien où l’heure de cours doit dépendre de l’âge de l’enfant et de la discipline enseignée.

En 1996, l’UNAF mène une réflexion de fond sur les rythmes de l’enfant, avec une prise de conscience de journées et semaines trop chargées dans le primaire et de la responsabilité des parents face au manque de sommeil et à une suractivité qui nuit à son équilibre.

En 2008, l’UNAF, consciente de la responsabilité des parents concernant le sommeil des enfants et des adolescents, coproduit avec le réseau Morphée (réseau de pédopsychiatres et de médecins spécialistes du sommeil) et l’Académie de Paris un DVD – rom interactif et multimédia sur le sommeil.

Pour l’UNAF, deux principes sont à soutenir :

  • Le bien-être de l’enfant doit être premier. Un enfant est bien sûr un être « intelligent » et son instruction doit développer son cerveau mais c’est aussi un être de passions, de talents, et qui a des limites à prendre en compte.
  • Le second réside dans le fait que cette question des rythmes doit contribuer à une vie apaisée des familles, ce qui rejoint aussi l’intérêt de l’enfant.

Dans le primaire, l’écoute de notre réseau et des divers spécialistes planchant sur le sujet nous incite à dire que la journée de travail est trop chargée, et que les semaines ne devraient pas dépasser 20h, avec des périodes de vacances plus régulières (7 semaines de cours, 2 semaines de vacances). Il est clair également que la semaine devrait s’organiser sur 5 jours voire 6 jours et non sur 4 pour moins hacher le rythme des enfants.

Dans le cas où les cours s’arrêtent plus tôt, les enfants ne doivent pas pour autant être laissés dans la nature. Les parents ne peuvent guère venir les chercher plus tôt que 16h30 (les 3/4 des enfants partent avec leur parent en primaire à 16h30). Il faut donc assurer le périscolaire : du sport, des activités artistiques... et envisager des partenariats avec des associations. Les collectivités locales, qui gèrent le périscolaire, doivent donc être consultées et impliquées. Par ailleurs, la conciliation des temps entre les temps de travail et le temps d’école doit donc être repensée avec les entreprises. Il y a, au final, nécessité d’une réflexion collective école / entreprise / associations / collectivité locale.

Cette réflexion est aussi une occasion unique de travailler dans une démarche qui pourrait revivifier les relations familles/écoles, en repensant à une école plus ouverte sur l’extérieur mais aussi vers les parents pour des temps festifs plus nombreux.

Au collège : Le même rythme est à prendre en compte avec une arrivée plus tardive éventuelle des adolescents (8h30 ou 9h) et une matinée qui peut être un peu plus longue. L’après-midi devrait être davantage consacrée aux activités artistiques, sportives, aux sorties, à la découverte des métiers...

Site à consulter

@ phumann unaf.fr

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