UNAF - L’UNAF propose la prise en compte du quotient familial dans le calcul des frais de scolarité dans le supérieur

L’UNAF propose la prise en compte du quotient familial dans le calcul des frais de scolarité dans le supérieur

24/01/2011

Lors de son conseil d’administration des 14 et 15 janvier 2011, l’UNAF a débattu autour d’une proposition de prise en compte du quotient familial dans le calcul des frais de scolarité dans le supérieur, dont les montants peuvent être particulièrement importants pour les familles dans certaines filières (3000 à 10 000 € annuels).
Rappelons que l’UNAF avait, lors d’un entretien avec la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, abordé cette question.

Une étude a été réalisée par la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) sur ce sujet à laquelle l’UNAF s’est associée.
C’est ainsi que l’UNAF et la CNAFC se sont déplacées à Matignon et à l’Elysée pour rencontrer Jean Sarrazin, conseiller pour l’Education, l’Enseignement supérieur et la Recherche auprès du Premier ministre et Aimeric Ramadier et Bernard Belloc, Conseillers Éducation auprès du Président de la République, en vue de leur présenter leurs propositions.

Cette pratique existe déjà ponctuellement et Science po Paris en a été l’un des précurseurs, avec l’établissement d’un barème de 10 niveaux différents de frais d’inscription, en fonction du quotient familial des parents de l’étudiant (ou de l’étudiant s’il est indépendant fiscalement).

D’un côté comme de l’autre, cette position a été très bien reçue, et a généré des suggestions de la part des conseillers rencontrés.

Les conseillers ont noté que le Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS) fonctionnait déjà avec une prise en compte à la fois des revenus et du nombre d’enfant(s) à charge.

Même si l’Etat est favorable à la démarche telle qu’instaurée par Sciences Po Paris, il ne peut agir directement dans un domaine qui touche davantage les écoles et instituts de formation privés que les établissements publics.

Des suggestions ont été faites de part et d’autres telles que :

* Communiquer largement sur cette proposition de l’UNAF pour en informer les écoles et les sensibiliser

* Multiplier les possibilités de travail des étudiants sans que cela ne nuise à leurs études : aménagement des cours (le matin ou l’après midi par exemple), tutorat rémunéré par les étudiants vis-à-vis des élèves de première année ;

* Défendre une modification des conditions des prêts étudiants, qui devraient s’aligner sur les autres pays : une durée des prêts plus longue (20 à 25 ans) et des taux moins élevés que ceux des prêts étudiants proche des taux de prêt à la consommation.

L’UNAF poursuit son action de sensibilisation auprès des pouvoirs publics et des fédérations d’écoles concernées.

Note de l’UNAF en ligne.

@ :phumann unaf.fr


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