UNAF - Réunion entre les associations agréées de consommateurs et la RATP - 30 mars 2011

Réunion entre les associations agréées de consommateurs et la RATP - 30 mars 2011

11/04/2011

Illustration article

L’UNAF a participé à la réunion entre les associations agréées de consommateurs et la RATP le 30 mars 2011.

Tri sélectif : Un bilan de la mise en œuvre progressive du tri sélectif dans les espaces RATP a été dressé. La RATP effectue cette mission sur ses sites industriels et sur ceux du réseau empruntés par les voyageurs dans les stations et gares d’Ile-de-France. Elle a pour objectifs de valoriser les déchets recyclables, améliorer la propreté et agir dans l’exemplarité.

Après une première expérimentation en 2006, un travail de déploiement progressif du tri sélectif sur quelques lignes (métro et RER) a permis, depuis 2007 et en lien avec les prestataires de la propreté, d’installer des réceptacles pour la collecte publique, de prévoir l ’acheminement des déchets puis leur réception par le centre de traitement.

La RATP a souligné les progrès faits par les usagers en matière de tris sélectifs, ce qui prouve le potentiel de développement du tri à l’échelle du réseau. Elle a par ailleurs rappelé que la collecte des déchets se fait station par station et qu’elle est subordonnée à un accord préalable de l’arrondissement. Les associations agréées de consommateurs ont soulevé la question de la provenance des déchets (parfois extérieure). L’on relève toutefois que la majorité d’entre eux sont constitués de journaux.

Le second sujet a porté sur le diagnostic de l’éco-mobilité dans les gares et les RER, engagement prioritaire de la politique de développement durable de la RATP. Il s’agit de favoriser l’intégration du réseau au respect de l’environnement avec une offre complémentaire aux seuls transports collectifs (meilleure maîtrise de la voiture et des autres modes, leur lisibilité, l’inter modalité, les informations…).

Cet engagement de la RATP s’est concrétisé par la mise en place d’un plan
d’actions transversales en gares et par une étude débutée en avril 2010 : un état des lieux a été fait sur les échanges à l’extérieur et à l’intérieur des gares, sur les quartiers, les territoires, les équipements et sur ce qui pourrait optimiser le niveau de service à destination de l’usager (création des gares et pôles d’échanges). Ceci fait l’objet d’un référentiel commun à celui du STIF sur les flux constatés (voyageurs) dans et à l’extérieur des gares, les correspondances avec la connaissance des autres opérateurs, acteurs économiques, collectivités. Les associations agréées de consommateurs ont demandé à être intégrées à ces travaux auxquels des thèmes seront associés (ex : information avec charte signalétique, écrans images, et mise en place de nouveaux services : gestion et facilitation des itinéraires...).

Elles ont en outre souhaité que les caractères utilisés pour informer les voyageurs soient plus lisibles, ainsi que les cheminements et accès aux autres gares routières et que l’information entre gares, réseaux et stations ferrées soit mise à jour et soit plus équilibrée selon les gares (elles sont parfois inexistantes). Elles ont demandé que les jalonnements entre gares (stations et gares RER) soit améliorés y compris avec les TRAM, les Bus non accolés à la gare et non forcément gérés par la RATP.

Une autre préoccupation de la RATP concerne la sécurisation des vélos avec des abris qui se fera en lien avec le STIF sous contractualisation.
La maintenance des vélos et autres services à la mobilité (parcs-relais, éco- partages, co-voiturages, auto-libre service), le développement de l’information voyageurs, la création de pictogrammes et des outils à disposition des agents sont prévus.

Un travail sur la meilleure coordination des exploitations (RER, Bus, TRAM, Métro ) est aussi envisagé (exemple : Bus en fin de service de RER) ainsi que l’information sur celles-ci (y compris en cas de retards et grèves) sur l’accessibilité avec une formation des agents aux différents handicaps, la mise à disposition d’ascenseurs sur chaque quai. Le schéma directeur du STIF qui va être de plus en plus prescriptif sera le levier des actions.

S’agissant de l’information, elle visera en lien avec le schéma directeur du STIF à la politique de multi modalité, de services en co-construction avec les voyageurs.

Les associations agréées de consommateurs ont demandé qu’il y ait une meilleure sonorisation lors des transmissions d’information dans le réseau. Ces projets seront identifiés et expérimentés (environ une dizaine) avec les collectivités pour un certain nombre de gares identifiées associant la signalétique, les projets d’entreprises avec le STIF.

Les associations agréées de consommateurs ont souhaité que les jalonnements puissent tenir compte des correspondances en banlieue, et que la signalétique identifie la RATP ou les prescripteurs publics.

Un autre thème concerne l’amélioration des conditions de stationnement aux abords des gares dans le cadre du schéma directeur et des autres services à la mobilité (déposes minute, reprises minutes), la prise en compte des différents modes de déplacements dans les projets de gares avec des principes d’aménagements à proposer aux collectivités, au STIF , leur bonne intégration au sein des Plans de déplacements urbains (PDU) et la réponse aux questions telle que celle des bornes de stationnement à privilégier.

S’agissant de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite, un travail d’amélioration de la disponibilité, et de la sensibilité des ascenseurs est en cours. Les associations agréées de consommateurs ont demandé quel était le montant du budget alloué à la RATP pour ces actions. Une démarche d’étude pour chacune des actions relevant d’investissements ou de processus de mises à jour a été définie. Ces actions sont inscrites au budget des différents départements d’étude de la RATP.

@ : hmarchal unaf.fr

Haut de page