UNAF - Les débats au CESE : formation professionnelle et rapport annuel sur l’état de la France

Les débats au CESE : formation professionnelle et rapport annuel sur l’état de la France


19/12/2011

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Le Conseil Économique, Social et Environnemental, s’est réuni en assemblée plénière les 13 et 14 décembre 2011. A l’ordre du jour de cette session, étaient inscrites les questions suivantes :
- 40 ans de formation professionnelle : bilan et perspectives,
rapporteur Yves Uriéta, au nom de la Section du Travail et de l’Emploi,
- Rapport annuel sur l’état de la France, rapporteurs André-Jean Guérin et Yves Zehr, au nom de la Section de l’Economie et des Finances.

40 ans de formation professionnelle : bilan et perspectives

En juin 2007, un rapport d’information du Sénat sur la formation professionnelle avait pour titre « le droit de savoir ».

Le présent avis contribue à démêler le maquis de la formation professionnelle pour les non spécialistes. Le Groupe de l’UNAF souhaite que cette nouvelle contribution à la longue liste des rapports sur ce sujet puisse être enfin le déclencheur d’un droit à la formation individualisé effectif pour tous et surtout pour ceux qui en ont le plus besoin.

Le Groupe de l’UNAF souligne que de nouvelles formes de promotion sociale sont aujourd’hui à réinventer en privilégiant les publics qui ont le moins bénéficié des formations initiales ou universitaires ou qui sont touchés aujourd’hui par les mutations de certains secteurs économiques.

La loi du 24 novembre 2009 instaure la mise en service de l’orientation pour tous. Les outils doivent être mis à la connaissance des personnes. Pour le Groupe de l’UNAF, la première étape est la démarche « bilan de compétences » car elle préside à la mise en route de la V.A.E.

La validation des acquis de l’expérience ne relève pas que de la seule entreprise. Elle doit embrasser l’ensemble de l’activité de l’individu, que ce soit du domaine familial, associatif, institutionnel, comme de l’activité professionnelle. Elle doit participer activement au bien-être de l’individu et à la permanence de son maintien en activité tout au long de sa vie professionnelle. Elle est un moyen qui permet à l’individu de pouvoir se réinsérer après une période d’arrêt de l’activité professionnelle, dû par exemple à l’éducation des enfants.

Elle suppose cependant de vaincre les réticences des organismes certificateurs et de mieux accompagner les personnes, en particulier les moins qualifiées, dans leur parcours de validation des acquis d’expérience. Il convient donc de davantage valoriser la V.A.E. tant au niveau des organismes certificateurs que des personnes elles-mêmes.

Le Groupe de l’UNAF a été entendu par la reprise de deux amendements présentés en section :

- un des leviers pour relancer la VAE pourrait prendre corps dans la reconnaissance des compétences acquises dans le cadre d’une activité bénévole,
- l’attention particulière à porter en matière d’accès à la formation pour les parents – principalement les mères - éloignés du marché de l’emploi depuis longtemps en raison du temps consacré à l’éducation de leurs enfants.

Ce dernier point, et l’urgence à agir en la matière, avait été mis en lumière notamment dans les travaux du Haut Conseil de la Famille en 2010 sur le congé parental. En plus de la réponse à trouver en termes d’augmentation des modes d’accueil des jeunes enfants pour permettre la conciliation des temps familiaux et professionnels, il était souligné que pour faciliter le retour dans l’emploi, l’accent devait être mis sur l’accès à la formation.

Le Groupe de l’UNAF partage les recommandations mettant l’accent sur la promotion de l’individu par des mesures concrètes et a voté l’avis.

Rapport annuel sur l’état de la France

Le rapport annuel sur l’état de la France est de toute évidence un document important, contenant de multiples informations, puisqu’il devrait permettre d’orienter certaines décisions politiques futures.

Pour le Groupe de l’UNAF, il est tout aussi important d’évoquer, en sus de l’état de la France, l’état des familles qui vivent en France.

Cette approche a été intégrée dans le rapport et les avis. Ils ne sombrent pas dans le pessimisme et la morosité, bien au contraire, il est démontré que l’optimisme est envisageable et des signes d’encouragement permettent de croire en l’avenir pour les jeunes générations. Les préconisations des avis sont réellement de nature à redonner confiance.

Les familles sont confrontées actuellement à une situation économique difficile notamment en matière d’emploi, de logement, de santé, de pouvoir d’achat : il s’en dégage surtout un ressentiment avec manque de confiance envers la politique, la justice et les institutions en général. Chacun a tout de même, selon les sondages et le rapport, une grande confiance en soi et en son propre avenir. C’est un signe encourageant et un premier remède contre la désolation et la résignation toutefois insuffisant pour vivre en bonne harmonie ; il ne suffit pas que l’individu soit heureux, encore faut-il que les autres le soient.

Les avis pointent ce qui va bien tout en pouvant aller mieux. Les atouts pour les jeunes et les jeunes générations sont nombreux et le Groupe de l’UNAF retient notamment une protection sociale forte, un système éducatif performant, des infrastructures de qualité sans oublier la démocratie. Il manque cependant des propositions concrètes, démocratiques pour faire face aux réels déséquilibres intergénérationnels.

Les principaux indicateurs pour le Groupe de l’UNAF sont la fécondité, signe d’engagement, de responsabilité et de confiance en l’avenir, mais également, la générosité, la solidarité, qui s’expriment non seulement en période de crise, ou de catastrophes naturelles, mais également au regard de situations particulières telles que la maladie et l’infirmité. Faut-il rappeler que la politique familiale et la politique sociale sont des politiques performantes, que le monde entier nous envie ?

Leur héritage, qui a, par ses résultats, démontré son efficacité dans l’intérêt de toutes les familles, ne saurait être remis en question ni contrarié si ce n’est amélioré tout en conservant son caractère d’universalité auquel nous sommes attachés.

Aux politiques s’ajoute l’adhésion sans cesse croissante de bénévoles au sein d’associations, manifestation de générosité apportant une plus value à la cohésion sociale.

L’héritage que nous laissons aux générations à venir ne doit pas être un fardeau comportant pauvreté et inégalités mais un encouragement et un message d’espoir avec des outils performants à leur disposition.
En conclusion, la maxime « Positivez, c’est contagieux. » doit être retenue et qu’elle soit comprise et mise en application. C’est une question de volonté. Cela aurait pu être aussi une des préconisations des avis.

Le Groupe de l’UNAF a voté les avis.

@ : cmenard unaf.fr


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