UNAF - L’influence des médias sur la construction des enfants et des jeunes

Compte-rendu

L’influence des médias sur la construction des enfants et des jeunes

22/11/2001

Le Collectif interassociatif Enfance et médias (CIEM) s’est réuni le jeudi 22 novembre : les places respectives des parents, de l’école et des médias dans la construction d’identité des jeunes, comment protéger les enfants, comment respecter les enfants dans leur intégrité morale, comment leur apprendre ou leur donner les clefs pour mieux décrypter les médias. Autant de questions abordées au cours du débat.

Monique Dagnaud, sociologue et ancien membre du CSA,
directeur de recherche au CNRS

"Personne, les bons élèves comme les futurs élèves des grandes
écoles n’échappe dans sa jeunesse à cette culture de masse. Les médias
ne doivent pas être abordés seulement du point de vue de leur finalité
culturelle ou des messages qu’ils proposent mais aussi sur un aspect
quasiment physique ou psychologique. Grâce à des émissions d’interactivité,
les médias opèrent véritablement comme des psychologues
et des médiateurs
. C’est par les médias que remontent
un certain nombre de problèmes, mais aussi une culture, une vision du
monde véhiculée soit directement sur une antenne de télévision, soit
par les relais que proposent les radios et les télévisions via internet.

Le médias est un « humus » dont se nourrit la sociabilité
et notamment la sociabilité des jeunes. Cet humus qui irrigue la vie
sociale est beaucoup plus important pour les jeunes qui ont une vie
de groupe.

Cette présence massive des médias a complètement transformé
tout un pan de la société : la vie familiale, la vie scolaire,
la vie politique, c’est une sorte de carburant de la société
contemporaine et c’est comme tel qu’il faut les aborder
.
Et, c’est parce que les médias immergent les jeunes dans
un bain culturel à un âge où ils sont plus réceptifs, plus influençables,
plus sensibles, que les médias et notamment les médias
audiovisuels sont véritablement un problème sociétal et qu’il faut
aborder comme un enjeu politique.

Vis-à-vis, précisément, de cette culture de masse, Serge
Tisseron,
psychanaliste, évoque le succès des romans d’Harry Potter
qui témoignent une imprégnation chez les jeunes d’une nouvelle
culture liée à ce profond bouleversement que les médias sont
en train d’opérer.

L’univers des médias est souvent un univers qui amène les
jeunes à se rattacher aux groupes des enfants de leur âge ou même plus
précisément aux groupes des enfants de leur âge adoptant une référence
culturelle commune, que ce soit une marque de vêtement, l’adoption
d’une chaîne de radio, etc...

Le problème des médias est inséparable de la question de l’utilisation
que les jeunes font des images, mais il est également inséparable
de l’utilisation que les familles font elles aussi des images.

Aujourd’hui, ces images viennent bousculer les notions de repères mais,
il y a en même temps une relation qualitativement différente aux
images, car maintenant l’enfant est invité à fabriquer les siennes :
photographié, caméscopé de plus en plus tôt par ses parents
. "

 

Hubert Brin, président de l’UNAF

"C’est au début des années 1990 que l’UNAF avec la Ligue
de l’Enseignement ont décidé de créer l’association médias,
Télévision et Téléspectateurs (MTT).
Cette association était avant
tout destinée aux consommateurs de contenu télévisuel, progressivement
elle a orienté ses travaux sur la question du multimédia. Aujourd’hui,
nous sommes amenés à recentrer notre réflexion et notre action face
à l’explosion des médias ; mais l’urgence est
de bien voir comment nous pouvons avancer sur l’idée de co-responsablité
entre famille, école et médias dans la construction sociale de
l’enfant.

En effet, il nous semble extrêmement important que les organisations
collectives puissent poser un certain nombre d’interrogations aux
producteurs des médias sur la question de leur responsabilité :
régulièrement des parents mais aussi certains éducateurs nous font savoir 
qu’il y a peu ou prou de lien relativement direct entre ce que
nos enfants entendent notamment au niveau des radios le matin avant
d’entrer au collège et le comportement entre autres des garçons
par rapport aux filles et le comportement sexiste des garçons par rapport
aux filles. Dans le cadre de cette co-responsabilité, nous devons poser
ensemble un certain nombre d’actes sur la notion de dignité humaine
concernant la ligne éditoriale des médias."

 

Jean-Claude Allanic, médiateur de France 2

Il faut faire une distinction quand on parle de l’influence des médias,
car il existe plusieurs médias  : ceux qui sont choisis comme
la presse écrite et ceux qui sont imposés à la société : ce sont
les médias de masse que sont la télévision, les radios et la
publicité. S’agissant de la télévision et en tant que médiateur de l’information
de France 2, il fait remarquer que c’est particulièrement sur les
programmes de divertissements que les problèmes apparaissent et beaucoup
moins sur les informations.
Nous devons aussi nous interroger sur
la responsabilité des politiques qui ne donnent pas toujours le bon
exemple de l’image qu’ils renvoient d’eux.

 

Débat

S’agissant de l’exemplarité sur les modèles proposés par les médias
Elisabeth Auclair (GRREM - Groupe de recherche sur la relation
enfants-médias) considère que seule une étude longitudinale avec un
échantillonnage pas trop restreint permettra effectivement d’avoir
une idée de l’évolution des modes d’acculturation des jeunes.

Ségolène Pasquier (Familles de France) souligne la non responsabilité
des médias dans le fait de faire une généralité de ce qui est
marginal. Par ailleurs, s’agissant des radios, elle s’interroge
sur la responsabilité de ceux qui mettent en place les programmes ?
Ont-ils une vraie réflexion de programmation : leur cible sont
des jeunes à qui ils font tenir sur leur antenne des discours très sexistes
et tout à fait déplacés. Comment peut-on mettre un frein sur ce type
d’expression ? 

Monique Dagnaud fait un bref rappel de la situation des radios
au début des années 1990 :

"Les responsables s’étaient engagés à faire des émissions interactives
où les jeunes pouvaient s’exprimer sur des problèmes comme l’emploi,
le chômage, la difficulté relationnelle avec les parents. Aujourd’hui,
ces radios traitent uniquement un seul terrain, celui de la sexualité
et avec à l’antenne de la part des animateurs la volonté non seulement
de faire s’exprimer les jeunes mais de les pousser à faire de la surenchère.
Avec de telles émissions, l’audience sur ces radios, a fortement progressé.
D’après les études de médiamétrie, dans les années récentes les radios
qui ont un million d’auditeurs par jour sont précisément  : Sky-Rock
et Fun Radio. 

Cependant, le développement d’une parole machiste, une certaine vision
des rapports sexuels, des rapports hommes-femmes, ne concerne pas que
les radios. Il faut cependant admettre qu’elles ont dans ces représentations,
ces paroles, ces visions rapport hommes-femmes une part de responsabilité,
notamment dans le développement de certaines attitudes des jeunes garçons
vis-à-vis des filles.

Il faut tenir compte d’un autre élément tout aussi important, c’est
la banalisation de la pornographie, on trouve de la pornographie dans
les salles de cinéma, les chaînes de télévision Canal + et les cassettes
sont en vente libre."

Serge Tisseron pense qu’il faut absolument revaloriser le rôle
des parents.

"Ils doivent savoir que leur tolérance et l’intérêt qu’ils manifesteront
pour les radios jeunes ne viendront pas pour autant atténuer la crise
d’adolescence , au contraire elle sera plus grave.

Un enfant peut adopter de nombreux modèles qui sont latéraux par rapport
à l’identification fondamentale aux parents, c’est un domaine de liberté
qu’il faut leur octroyer, mais il faut faire la part entre les modèles
et les désirs ; et d’un autre côté les repères structurants identificatoires
fondamentaux. Il ne faut pas oublier également tous les comportements
par lesquels les jeunes cherchent à affirmer leur originalité, leur
attachement à un groupe de pairs.

Tout ce qui se passe aujourd’hui s’est passé à toutes les époques,
ce qui est nouveau c’est ce sentiment de culpabilité que ressent un
grand nombre de parents par rapport aux valeurs de leur propre histoire,
de leur jeunesse ou de leur âge adulte où ils étaient au contraire
sûrs de leur opinion. Aujourd’hui, c’est cette sécurité de base qu’il
faut leur donner. "

Pour Hubert Brin il ne s’agit pas seulement d’une question
de culpabilité , il y a aussi un désarroi des parents à gérer d’une
manière différente les notions de repère et celles de l’interdit qu’ils
ont vécu.

"Sur un certain nombre de sujets notamment à l’échelon
des médias on est à la limite du débat sur la dignité humaine.
Tout laisser dire sans poser des repères d’adulte me semble être dangereux
sur cette perte des règles du mieux vivre ensemble. On ne peut pas être
sur une démarche de censure mais il faut au moins fixer un certain nombre
de repères au moins par rapport à cette notion de dignité humaine. De
même qu’il me paraît essentiel que nous puissions avoir une démarche
d’éducation populaire liée au décryptage de l’écriture audiovisuelle
, au décryptage des mécanismes de production."

Jean-Claude Allanic précise que France-Télévision est en train
de rédiger une charte qui s’appliquera aux trois chaînes de télévision
 : France 2, France 3 et la Cinquième.

"Cette charte rassemble tous les textes existants, toutes les
obligations liées à la loi et celles venant du CSA sur la dignité humaine,
les mineurs, les victimes et autres, et y compris un certain nombre
de choses sur la responsabilité sociale de la télévision : interdiction
de faire l’apologie du racisme, se moquer des personnes handicapées
ou d’une certaine catégorie comme les bretons, les corses , les vieux
ou les jeunes etc.. Nous avons rajouté les minorités sexuelles parce
que les mœurs évoluent et que cela nous paraissait important. Par
ailleurs, en réaction à la question : pourquoi les médias proposent-ils
des modèles qui sont souvent contestables ? "

Jean-Claude Allanic souligne la puissance de l’argent dans les
médias, c’est selon lui la publicité qui déforme les médias.

"Le Premier Ministre actuel a proposé récemment la suppression
de la publicité dans les télévisions publiques, on est passé de 12 minutes
à 8 minutes. Il faut savoir qu’actuellement les mesures d’audience se
font sur le taux de pénétration mais c’est surtout sur le taux de marché
et c’est ce taux de marché qui sert à organiser les programmes de la
télévision. Il y a une réalité qui dépasse les journalistes, les gens
de télévision y compris les enseignants, les familles, etc... Et on
voit bien qu’il y a là une responsabilité politique."

Association les Pieds dans le Paf, sa représentante s’interroge
sur ce que fait l’Education nationale par rapport à l’éducation aux
médias. Elle constate qu’on ne parle maintenant que de multimédia,
la télévision est complètement oubliée. Il faut selon elle se recentrer
sur la télévision. Elle souhaiterait par ailleurs, qu’il y ait au sein
du CSA une représentation pas seulement d’associations de familles et
d’autres mais aussi une association de jeunes car eux aussi ont leur
point de vue à donner.

Madeleine Tandardini (UNAPEL) regrette pour sa part que le mot
"censure" fasse peur et pour cela elle évoque plus particulièrement
cette affiche publicitaire : "Avez-vous déjà tué votre meilleure
amie". Hubert Brin souligne précisément que ce bain culturel
permanent de confusions de repères, de non affirmation de règles ,
du mieux vivre ensemble, l’addition des uns et des autres entraîne toutes
ces difficultés. Il réaffirme l’idée d’une prise de conscience des médias
de leur part de responsabilité.

Monique Dagnau, fait observer que  le principe de liberté
est plus fort que les autres principes, les responsables politiques
et le CSA doivent naviguer entre : liberté et un certain nombre de principes.

"Dans le monde de l’audiovisuel c’est d’abord la liberté de communication 
qui prime sur les autres principes ce qui explique le sort qui est 
fait notamment à la dignité de la personne humaine.Mais nous devons 
savoir que la culture de la société est d’abord une culture permissive
où finalement le droit à la différence, le droit à exprimer tout ce
qu’on veut c’est un principe premier qui prévaut sur les autres, ce
qui rend difficile la question de la régulation, car dès qu’on aborde
l’idée de poser des limites c’est immédiatement vécue en terme de censure.
"

Pierre Campmas (Association Enfants Jeunes Télévision) considère
qu’ "une société qui s’interdit d’interdire n’a pas d’avenir en
tant que société. Alors comment peut-on organiser cette co-responsabilité,
quels sont les axes à prendre dans le cadre de cet interdit qu’il faut
mettre en application."

Pierre Cottin (AIR) fait remarquer qu’il a proposé que soit
interdite toute image, notamment dans la publicité où les enfants sont
présentés en toute puissance par rapport à leurs parents ou par rapport
aux adultes. Il s’inquiète en effet sur l’impact que peut avoir sur
le développement de certains jeunes la culture des médias, images
violentes et agressives sans aucune médiation par l’échange : le discours,
etc.... D’autant que certains enfants fragiles psychiquement n’ont
pas dans leur entourage des éducateurs au sens large : parents, grands-parents,
oncles, tantes, etc.. 

Pour Serge Tisseron il serait très important aujourd’hui de
reformuler des interdits et, pour cela il faut partir sur une base claire
de formulation qui n’a jamais été faite et des systèmes contractuels.

"Cette culture de permissivité n’a pas été choisie par les parents.
La "permissivité" serait plutôt un effet de leur angoisse
liée aux repères qu’ils ne savent pas avoir. Il faut donc les aider,
à travers plus d’émissions de télévision qui leur permettraient de savoir
comment réagir. Il ne faut pas perdre de vue que notre société nous
invite constamment à penser "violent" et à parler "violent"
mais il ne faut pas agir "violent". Beaucoup de parents ont
besoin d’être guidés : apprendre à distinguer entre "être violent" 
"penser" ou dire la "violence".

De même, trop de parents font semblant de considérer que la violence
est normale, alors qu’ils en souffrent intérieurement, leurs enfants
souffrent aussi et ils ont besoin de pouvoir s’appuyer dans leur construction
du monde sur le fait que leurs parents eux aussi en souffrent."

 Sophie Jehel (GRREM) reconnaît que les journalistes de télévision
ont une éthique que les animateurs de radios et de télévision n’ont
pas, mais c’est vrai aussi fait-elle remarquer que l’information à la
télévision est déjà du spectacle et que le primat du spectacle est quelque
chose qui caractérise le fonctionnement du médias et qui fait
partie de cette culture de la permissivité.

"Que dire d’un Ministre de l’Education Nationale qui prend le
parti d’une radio jeune sur le terrain à propos d’une mise en demeure
qui lui a été faite par le CSA pour des propos à la fois à caractère
pornographiques et sexistes et violents contre les femmes et sur une
radio jeune. Le fait de vouloir avoir une image jeune ne concerne pas
et de loin que les journalistes. Un enjeu politique : oui, mais lequel
 ?" Et avant de terminer elle interroge la Madame la Ministre sur 
les moyens concrets qui seront donnés au CIEM pour lui permettre de
mener un débat plus serein et plus sain sur ces questions.

Pierre Fremont rappelle la mission du CLEMI qui consiste
à faire de l’éducation aux médias auprès des jeunes, leur donner
les outils pour une meilleure expression et leur apprendre à organiser
la violence sous toutes ses formes, à savoir : donner de la place dans
la réception de ces images à l’émotion, les verbaliser, savoir exprimer
son refus, sa distance et sa condamnation.

Conclusion

Ségolène Royal , Ministre de la Famille et de l’Enfance,  félicite 
la Ligue de l’Enseignement et l’ UNAF pour leur initiative : la création 
du CIEM et l’organisation de cette réunion. Elle se propose de faire
le recadrage d’un certain nombre de problématique, abordé lors du débat.

"La question de la co-éducation est une question centrale, en
particulier des enfants et des adolescents, qui se joue dans plusieurs
endroits  : l’école, les familles, et le groupe des pairs (cf intervention
de Borris Cyrulnik lors des Etats Généraux de la protection de l’Enfance).
Il ne suffit pas d’éduquer, d’informer les parents, en particulier sur 
la signalétique pour qu’ils puissent éduquer correctement leurs enfants
à l’image. On doit leur donner les clefs de maîtrise de la télévision,
il y a un véritable espace de responsabilisation des familles par rapport
aux choix des programmes et par rapport aux horaires .

Se jouent des enjeux d’inégalité très forts : pour certains enfants
comme pour certains parents, la télévision est le seul outil d’activités
culturelles. Par conséquent le discours ne doit pas être seulement un
discours de résistance par rapport à la télévision, à sa dégradation
et à sa violence mais aussi un discours de reconquête de la qualité.
La télévision peut être un formidable outil de démocratisation de la
culture et de connaissances. A partir d’émissions très populaires et
de sujets basiques on peut conduire aussi les téléspectateurs à se poser
des questions, à contester un certain nombre de contre-valeur, à être
confronté à des problématiques. Mais cette démarche doit être intégrée
y compris dans le service public, dans une stratégie clairement affirmée
de diffusion d’une télévision de qualité."

Autres observations :

"Les jeunes sont à la fois victime d’une télévision violente
et victime de l’image que la télévision et les médias renvoient
d’eux qui ne correspond pas à la réalité et qui est toujours dévalorisante.
Ces deux aspects sont à prendre en considération.

La problématique politique centrale est la suivante : est-ce qu’on
peut continuer à fonctionner dans un système d’auto-régulation ? Est-ce
que ce n’est pas complètement contradictoire avec la loi du marché
qui submerge le marché de l’image des télévisions privées ou publiques.
L’auto-régulation n’est revendiquée nulle part ailleurs, dans un aucun
autre champs de développement économique, pourquoi au niveau du marché
de l’image on continue à faire croire que l’auto-régulation va fonctionner.
Il faut une fois pour toute, dire que l’auto-régulation ne peut pas
fonctionner. Dans la logique de la loi de l’argent et de la loi du marché,
cela ne peut pas fonctionner.

Il y a un pseudo contre-pouvoir par le CSA qui selon moi est complètement
inapproprié par rapport à ce marché de l’image. Il faut donc réinventer
des contre-pouvoirs très clairs, qui rentreraient dans cette logique.
C’est pour cela que le CIEM doit constituer ce contre-pouvoir.

Il faut prendre les moyens de le faire, en imposant par auto-discipline,
aux chaînes de télévision de réformer les comités de visionnage pour
que les téléspectateurs soient représentés en tant que tels et puissent
peser sur les programmations, sur la signalétique, etc... Si cela
n’était pas possible, on ne fera pas l’économie d’une nouvelle loi sur
cette question ; ce qui est un tabou parce que le Ministère de la Culture
est absolument hostile à une nouvelle législation et qu’en même temps
le rapport de force est en faveur des diffuseurs et des fabricants d’images
et au dépend des téléspectateurs qui sont un concept flou. Si les téléspectateurs
étaient plus forts et plus organisés on n’aurait pas une telle pollution
et une telle dégradation de l’image. Il faut un rapport de force fort
avec des règles qui sont simples : d’un côté la protection des mineurs
et de l’autre côté la liberté d’expression. La liberté d’expression
s’arrête là où commence la protection des mineurs, c’est-à-dire : la
lutte contre le sexisme, la protection de la dignité humaine.

Le CIEM, et je suis prête à l’aider doit exiger dans les comités de
visionnage des chaînes de télévision que les cahiers des charges soient
renforcés, revus à la lumière de ces différentes problématiques et que
les jeunes soient associés d’une certaine façon à la définition de l’image
qui en est renvoyée sur les médias."

Rapport du CIEM
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