UNAF - Pour une politique de l’e-famille

Article et document de réflexion

Pour une politique de l’e-famille

29/02/2000

Contact : jquignaux unaf.fr

Sommaire

Haro sur l’or noir /
La fin de la technophobie /
<a
href="#Vu à la télé">Vu à la télé / Portes et
fenêtres
/ <a
href="#Réalité et fragilité">Réalité et fragilité /
Ne plus attendre
/ De
l’ambition et des priorités...
/ <a
href="#Pour une grande politique e-familiale et sociale">Pour une grande politique
e-familiale et sociale / Commençons
par faire tous les comptes
/

"Le cartable électronique ?"

 

Réunis lors du "Consumer Electronics Show" à Las Vegas au
début de cette année, les grands de l’informatique et des télécoms
se sont accordés pour consacrer la naissance de : " l’e-famille ".
Il fallait s’y attendre ! L’e-famille, l’e-foyer,
l’e-maison semblent être désormais le jackpot espéré par tous les
grands du tout numérique.

Haro sur l’or noir

Quoi de plus normal ? Dans tous les sondages, sous sa forme nucléaire
(parents et enfants), étendue (grands-parents et parentèle), monoparentale
ou recomposée, la famille perdure comme une valeur forte. Quoi de plus
professionnel que d’imaginer que le vrai marché virtuel de demain
soit la famille, plus que l’individu, quand on sait que celle-ci reste
le réseau initial des liens personnels et l’espace premier de l’éducation,
de la culture, et de la socialisation ? Quoi de plus logique lorsqu’on
constate que les familles sont des cellules de décisions économiques
de premier rang sous l’angle du patrimoine, de l’épargne,
du crédit et de la consommation ? Quoi de plus stratégique lorsqu’on
a compris que toutes les données qui caractérisent la vie des personnes,
constituent l’or noir de l’âge de l’e-commerce ?

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La fin de la technophobie

" Il faut prendre conscience que l’Internet que
nous connaissons aujourd’hui n’est encore qu’un prototype.
Le concept d’Internet a 30 ans, celui du WWW qui l’a révélé
au grand public n’aura 10 ans qu’en 2002. L’Internet
de demain n’aura rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd’hui,
tout pourra communiquer avec tout, homme et objet confondu
s"
déclarait en substance Jean François Abramatic à la réunion
2000 de l’Internet Society-France à Autrans. " La
nouvelle vague technologique va mettre Internet à la portée de tous
et s’adapter à chacun, et non l’inverse... Les plus réticents
vont se voir offrir une vraie facilité d’accès au réseau et pouvoir
rester connectés sans être cloués devant un micro-ordinateur ou un clavier 
".
Les progrès de la reconnaissance vocale et la multiplication des portables
supportant des transferts multimédia à très haut débit, vont par ailleurs
accélérer la pénétration de l’Internet dans le quotidien. Le Réseau
des réseaux serait donc en passe de diluer la technophobie dans une
évidence et une simplicité des usages inconnues jusqu’alors et
de pénétrer ainsi, sans résistance, aucune dans l’intimité des
foyers...

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Vu à la télé

La meilleure preuve est la télévision. Après des années de domination
sans partage du foyer, l’écran-totem autour duquel se réunissent
ceux qui habitent sous le même toit, va prochainement devenir un complément
du Net. Tous les grands constructeurs de TV s’apprêtent à faire
entrer Internet dans les postes de télévision. Prévus pour un prix inférieur
à 4000 francs, les nouveaux " petits écrans " familiaux
seront bien plus que des téléviseurs capables de naviguer sur Internet,
déclarent tous ceux qui les fourbissent. Ils offriront une multitude
de services interactifs (sports, météo, actualités, programmes de toute
nature, etc). Grâce à un module de reconnaissance vocale et un microphone
incorporés dans la télécommande, ils permettront de voter en ligne lors
d’une émission, de rédiger son courrier électronique ou d’obtenir les
sites Internet désirés, sans s’embarrasser d’un clavier. La vague devrait
toucher la France avant la fin de l’année 2000.

Simultanément, plusieurs industriels de l’électronique grand public
affûtent le lancement en Europe d’une panoplie de décodeurs ou
de lecteurs (tel que l’iDVD) connectés aux téléviseurs pour les
rendre capables de surfer sur le Net. Les monstres des nouvelles industries
"dites" culturelles, les nouveaux méga-groupes multimédia
et la grande distribution sont aussi embusqués et s’activent pour
préparer les services et les contenus de la future e-TV. familiale.

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Portes et fenêtres

Deux autres portes d’entrée, le magnétoscope numérique et les consoles
de jeux, vont permettre à Internet de s’immiscer dans le quotidien des
familles. Américains et Japonais se sont positionnés sur le nouveau
marché des magnétoscopes numériques qui, dotés d’un disque dur,
autorisent l’enregistrement de 14 à 30 heures de programmes. Reliés
en permanence à des serveurs via Internet, ces nouveaux magnétoscopes,
beaucoup plus rapides que les cassettes magnétiques, permettent aux
téléspectateurs de mettre à jour leurs programmes, de disposer des émissions
qui correspondent à leurs centres d’intérêt, de compléter leur information
et, sans doute demain, de faire leurs achats sur le Net.

Simultanément vont arriver d’ici à la fin de l’année 2000,
les nouveaux fers de lance du jeu domestique, les nouvelles consoles
de jeu de Sega et Nintendo dont la particularité, outre leur puissance
accrue, sera de permettre des jeux en réseau et bien évidemment de disposer
de toutes les fonctions classiques de l’Internet. A ces deux portes
d’entrée, s’ajoutent d’innombrables fenêtres qui, elles
aussi, vont ouvrir les foyers au Réseau. Elles prennent la forme d’objets
tels que le webphone, le visiophone, les ardoises magiques, etc, mais
aussi de terminaux sophistiqués tel que celui que vient de dévoiler
Intel. Conçu pour donner, grâce à une carte à puce, un accès personnalisé
au Net à tous les membres d’une famille, la fabrication de ce terminal
familial par le géant mondial des microprocesseurs - qui ne s’était
jusqu’ici jamais lancé dans la fabrication d’équipement -
signifie clairement que l’eldorado du e-business est, bel et bien,
devenu l’espace familial en tant que tel.

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Réalité et fragilité

La fuite en avant dans le cyberespace s’accélère donc. Rien
ne semble plus pouvoir l’arrêter. Concentrée dans les mains
de quelques-uns uns, une immense capacité de surproduction, de gestion
et de transport sans frontières, de quantités colossales d’informations
multimédia s’est constituée. L’ivresse boursière s’est
emparée des valeurs de haute technologies et simultanément la promesse
d’un nouveau monde, d’un nouvel âge des relations humaines,
au niveau local et mondial, enflamment les esprits.

Tout va-t-il cependant pour le mieux ? A bien y regarder, on peut en
douter. C’est encore une minorité par rapport à une grande majorité,
qui augmente son pouvoir par la vitesse de penser, de faire et d’agir
que lui confère la maîtrise d’une technique. La surproduction
et le sur-usage de moyens d’infocommunication par quelques-uns
s’accompagnent toujours d’un sous-accès, d’une sous-maîtrise
et d’une sous-consommation des mêmes moyens par tous les autres.

Qu’est-ce donc au niveau mondial que 200 ou 300 ou 500 millions
de personnes disposant d’un accès au Réseau des Réseaux, à la plus
grande bibliothèque mondiale, à l’outil qui s’avère tous les
jours un peu plus comme le moyen de créer de la richesse, de travailler
et de s’insérer dans la société de demain ? Qu’est-ce donc
qu’un peu moins de 6 millions de Français découvrant lentement
les potentialités du Net par rapport aux 54 millions d’autres ?
La réponse est évidente : une minorité de privilégiés solvables mais
aussi, plus globalement, une dangereuse sous-consommation d’informations,
de savoirs et de connaissances par rapport à une surproduction toujours
plus concentrée de ces mêmes biens. Ainsi, aux inégalités sociales existantes,
aux atteintes à la vie privée et aux fragilités techniques du Net que
semblent révéler les récentes attaques
contre Yahoo, e-bay, Amazon, semble aujourd’hui s’ajouter un risque
économique lié à la logique commerciale et financière dans laquelle
est entré le déploiement de l’Internet. Continuer de p
rivilégier
des politiques économiques de surproduction pour des minorités solvables
sans grandes politiques sociales de consommation visant l’universel,
peut conduire - même si nous ne connaissons pas encore leur enchaînement
ni leur forme - à de terribles déconvenues. Pourquoi la net-économie
échapperait-elle aux cycles économiques ? Faut-il attendre ce qui peut
se révéler être un bégaiement de l’histoire, un "remake" de
la crise 1929 qui résulta, elle aussi, d’une surproduction de biens
au regard d’une sous-consommation populaire ?

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Ne plus attendre.

Ne pas attendre, ce serait sans doute commencer par se dire qu’en
matière de société, la loi du plus fort et du plus solvable n’est
pas toujours la meilleure. Ce serait dés maintenant, comprendre, qu’il
ne peut y avoir de net-économie soutenable sans e-société
cohérente et homogène. Ce serait aussi accepter le fait que de grands
ajustements sociaux doivent accompagner les grands changements structurels
qui affectent l’économie sous l’effet des mutations techniques. Ce serait
encore miser sur le fait que tout le monde "gagne" en prenant
le pari de la diffusion rapide du progrès technique. Plus vite ces progrès
bénéficieront à tous sans exception, plus stables et durables seront
leurs effets économiques et sociaux. En d’autres termes, plus
vite seront mis en place les grands programmes qui viseront à permettre
un accès de tous et une maîtrise par tous des technologies de la société
de l’information, moins grands seront les risques financiers, économiques,
sociaux et politiques que le déploiement de ces technologies peuvent
induire
par le seul jeu des lois du marché. Ainsi, face à la
situation actuelle de surproduction de capacités informationnelles et
communicationnelles, il semble être de la responsabilité politique,
économique et sociale des Etats démocratiques, au nom du principe de
précaution, de tout faire pour accroître rapidement non plus les usages
marchands de ces technologies mais leurs usages sociaux par le plus
grand nombre possible de citoyens. Comment faire ?

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Pour une grande politique "e-familiale" et sociale

Les hommes du marketing ont raison : la
clef de voûte de la société d’infoconsommation qu’ils promeuvent
est bien la famille car, par elle, passe la socialisation. Malgré ce
fait, rares sont les initiatives commerciales visant à déployer
les usages familiaux à caractère social, participatifs ou démocratiquee
des nouvelles technologies
car ces usages ne sont pas rentables
à court-moyen terme et n’offrent pas de perspectives spéculatives
aux investisseurs.

Par ailleurs, malgré de réelles avancées, les autres structures traditionnelles
de la socialisation - à commencer par l’école - peinent à s’adapter
aux nouvelles technologies et ont de plus en plus de mal à jouer leur
rôle de médiateur entre l’espace familial et l’espace civil
" dit " adulte. Les enseignants renvoient par exemple
la responsabilité de l’illettrisme aux médias et aux familles qui
la renvoient à leur tour aux enseignants. Enfin, toujours sous l’effet
des médias, la société civile remet de plus en plus en cause les structures
de régulation sociale qui, souvent par défaut d’anticipation, absence
de culture de l’innovation mais aussi vieillissement, peinent,
elles aussi, à prendre la mesure des changements en cours. Dans ce contexte
où les responsabilités s’individualisent en même temps que les
institutions traditionnelles perdent du terrain, seul l’espace
premier de l’éducation, de la culture et de l’apprentissage de
la vie économique et sociale, c’est-à-dire la famille- garde effectivement
un sens. C’est à cet égard qu’une nouvelle politique sociale
e-familiale pourrait être résolument envisagée en France avant, pourquoi
pas, d’être proposée à l’Europe.

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De l’ambition et des priorités...

L’ambition d’un tel programme serait évidente : promouvoir radicalement
en France un accès universel et un usage plus sûr de l’Internet
par toutes les familles
, mais aussi la maîtrise des nouvelles
technologies par toutes les associations familiales et sociales qui
assurent, vis-à-vis des familles, des services d’aide, d’accompagnement,
de soutien, d’information, de formation et d’éducation.

  • Une première priorité pourrait être l’accès et l’équipement
    des familles et des personnes faisant l’objet de mesures d’aide,
    de soutien, de tutelle, et d’accompagnement pour des raisons
    économiques, sociales, de maladie ou d’handicap
    . Des
    dispositifs pourraient être, dés maintenant mis à l’étude. Par exemple,
    leur équipement et leur accès au réseau pourraient faire l’objet d’une
    déduction fiscale sur le revenu et/ou d’une allocation couvrant un
    achat à crédit, selon que les familles sont ou ne sont pas imposées.
  • La deuxième priorité pourrait être " le cartable
    électronique ",
    c’est-à-dire l’équipement
    des étudiants et de tous les enfants en âge scolaire par la création
    d’une allocation d’e-scolarité. Cette allocation sans condition
    de ressources pourrait être mensuelle et accordée, soit aux familles,
    soit aux étudiants, pour couvrir les frais d’un achat à crédit
    ou d’une location d’un équipement portable spécifique et agréé,
    d’un forfait mensuel d’heures de connexion, et d’une assurance avec
    une franchise importante visant à responsabiliser les bénéficiaires
    de cette allocation.
  • La troisième priorité serait l’équipement et la connexion
    au réseau de toutes les associations ayant un but familial, social,
    éducatif ou caritatif.
    Un fonds spécial géré au niveau des
    départements pourrait être créé pour financer les projets d’équipement
    et de développement de leurs activités sur le Net dès lors que ces
    projets respecteraient un cahier des charges, une déontologie, et,
    surtout, s’inscriraient dans un partenariat avec des ressources
    locales tels que les espaces public multimédia qui se multiplient
    aujourd’hui en France.
  • La quatrième priorité pourrait être enfin la mise
    en œuvre d’une politique d’encadrement et d’accompagnement
    de cet équipement et de cette connexion généralisés qui serait basée
    sur la promotion d’une culture et d’une éthique de l’information,
    de conseils et de recommandations en matière d’équipement, d’usages,
    de pratiques sûres et citoyennes du Net. Elle pourrait comprendre
    de plus des mesures spécifiques telles que l’abaissement de la
    TVA pour tous les produits culturels et éducatifs multimédia "on"
    et "off line" mais encore, par exemple, pour les personnes
    les plus défavorisées ou exclues, la multiplication dans les lieux
    publics de postes d’accès à leur boîte aux lettres électroniques
    et à des services susceptibles sur le Net de les aider.

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Commençons par faire tous les comptes

Programme utopique ? Non, l’e-famille sera sans aucun doute l’imprimerie
du 21e siècle, l’espace grâce auquel s’écrira son histoire. Généraliser
radicalement, rapidement et de façon égalitaire la maîtrise et les usages
socio-familiaux des nouvelles technologies de l’information et de la
communication ne serait-il pas le meilleur moyen de garantir, en France,
à la jeunesse et à la société, un vrai avenir "e-démocratique",
mais aussi, au passage d’offrir à la net-économie française et européenne
des perspectives moins virtuelles ?

" Commençons par faire les comptes ",
en évaluons tous les risques qu’il y aurait à ne pas
lancer un tel type de programme. Mettons d’un côté, ses coûts et,
de l’autre, ses avantages. Tous les coûts et tous les avantages,
directs et indirects, économiques, financiers, sociaux, culturels, politiques,
à court, moyen et long terme. Faisons le bilan des trois. Il n’est pas
si certain que l’ambition serait démesurée. Il n’est pas si sûr que
nous en n’avons pas les moyens. Ne sommes-nous pas l’un des pays les
plus riches du monde ? Les Français ne seraient pas prêts pour un tel
programme ? C’est normal. La France, comme toute l’Europe vieillit
 : le neuf et le jeune la séduisent, mais lui font aussi très peur
.
Ce serait un électrochoc. Raison de plus !

Que vaut-il mieux ? Qu’est-il préférable ? Laisser s’accroître
le fossé numérique entre ceux qui maîtrisent les nouveaux outils de
l’information, de la communication et de la connaissance et ceux
qui n’ont pas les moyens de les maîtriser. Croire que le marché,
saura, cette fois, ne pas produire d’inégalités sociales intolérables ?
Penser qu’une société à deux, voire trois vitesses, puisse être une
société pacifique, sûre et prospère ? Quelles raisons inavouées pourraient
empêcher notre pays, et pourquoi pas l’Europe demain, d’avoir dans
ce domaine de très grandes ambitions économiques, sociales et citoyennes
et de tenter, grâce à elles, de mieux bâtir l’avenir ?

Jean Pierre Quignaux

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"Le cartable électronique, une provocation ?"

L’Internet et le multimédia sont avant tout des fabuleux moyens d’accès
et de partage des savoirs et de la connaissance. A cet égard, il serait
intolérable que, dans les années qui viennent, certains aient pu bénéficier
très tôt de ces moyens et les maîtriser et d’autres pas. Par ailleurs,
comme le montre, à la suite de nombreux autres, le rapport de Serge
Pout-Lajus et de Sophie Tiévant(1), remis au Ministre
de l’Education Nationale le 27 janvier 2000, "l’introduction
des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans
la relation pédagogique dédramatise le face-à-face des enseignants et
des élèves. En ouvrant l’école sur l’extérieur et sur des ressources
culturelles vivantes, ces nouvelles technologies régénèrent également
le rapport des élèves avec les savoirs et les contenus de l’enseignement
et sont un facteur de pacification de l’éducation"
.

Il est de plus en plus certain qu’une très grande révolution pédagogique
couve sous l’effet du déploiement des technologies numériques dans tous
les domaines de la société. Agir dès maintenant que chaque enfant en
âge scolaire puisse disposer demain d’un équipement personnel portable
et d’une adresse électronique lui permettant - en relation avec son
ou ses enseignants- d’apprendre, de réviser, de se documenter, de chercher,
qu’il soit à la maison, à l’école, à l’hôpital ou en vacances, n’est
plus vraiment une utopie.

  • D’une part, la baisse continue des coûts des équipements et des
    connexions et le déploiement des réseaux à haut-débits autorisent
    à l’envisager,
  • d’autre part le déploiement de l’usage privé du Net, semble de plus
    en plus l’exiger si nous ne voulons pas voir progressivement la pédagogie
    qui conduit les enfants à prendre connaissance du monde de la vie
    et des savoirs, échapper à l’éducation gratuite.

Imaginer que chaque enfant viendra demain à l’école avec un cartable
électronique personnel acheté par ses parents grâce à la collectivité
nationale n’est pas plus étranger que la généralisation de l’Education
il y a un siècle. Constatant que les technologies de l’information et
de la communication bouleversent radicalement la société et lui font
courir des dangers en même temps qu’elles lui offrent de nouvelles opportunités
de développement et de mieux-être, les familles sont aujourd’hui en
droit d’appeler la collectivité nationale à imaginer et à mettre en
œuvre rapidement les moyens d’offrir à tous les enfants la possibilité
de mieux maîtriser leur futur. La réunion par les pouvoirs publics de
tous les acteurs publics et privés concernés par cette perspective apparaît
aujourd’hui nécessaire compte tenu de la vitesse des évolutions et de
l’inertie que manifestent encore, malgré des progrès évidents, la France,
et l’Europe, dans ce domaine.

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(1) <a
href="http://www.educnet.education.fr/secondaire/etudespl.htm">Observation et analyse
d’usages des technologies d’information et de communication
dans l’enseignement ,
Serge
Pouts-Lajus et Sophie Tiévant (OTE), Décembre 1999.

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