UNAF - Les associations agréées de consommateur rencontrent la SNCF : présentation du nouveau TGV Eco « OUIGO »

Les associations agréées de consommateur rencontrent la SNCF : présentation du nouveau TGV Eco « OUIGO »


25/02/2013

SNCF

L’UNAF a participé à la réunion entre les associations agréées de consommateurs et la SNCF le 13 février 2013 avec l’annonce, par la SNCF du lancement du TGV Eco, dénommé « OUIGO », qui circulera dès le 2 avril 2013, sur l’axe Marne-la-Vallée Chessy - Marseille Saint-Charles - Montpellier - Saint-Roch.
Objectif : améliorer l’accessibilité du train à grande vitesse. Les ventes de billets se feront via le site www.ouigo.com entre trois et six mois à l’avance.
Pour lancer cette nouvelle offre, la SNCF a baissé les coûts de production : optimisation de l’utilisation des rames, accès au TGV hors centre des grandes villes, commercialisation des billets par le canal de vente exclusif d’Internet.
Des opérations de contrôle et de maintenance adaptées sont prévues pour fiabiliser les rames. Le plan de transports restera invariable (horaires et nombre de trains en circulation identiques quelles que soient les périodes avec les prix d’appel maintenus).

Les associations souhaitent que ce TGV, concentré ainsi que sur quelques axes, n’aboutisse pas à déqualifier les autres trains et qu’il puisse aussi être utilisé en réseau avec des correspondances. La SNCF a indiqué que la mise en circulation de ce nouveau TGV ferait l’objet de tests dans un premier temps.

Voyager en groupe sera possible (un critère de placement groupé est prévu) et un service « Access plus » en gare avec accompagnement jusqu’au train par l’agent d’escale et placement ensuite pour les personnes à mobilité réduite est conservé.
Les usagers devront être présents en gare ½ h avant le départ du train.

Tarifs : Un prix d’appel sera accessible sur l’ensemble des trains et identique pour toutes leurs destinations. Il est prévu un tarif spécial enfants (moins de 12 ans avec adulte) et un tarif groupe (4 à 8 personnes) uniquement sur certains trains, en fonction du taux de remplissage et quelles que soient les destinations.
25% des billets seront inférieurs à 25 euros. Ce TGV bénéficiera de la garantie ponctualité (garantie commune des retards de 1h à 2h allant de 25 à 50% de compensations en bons d’achats).

L’achat de billets en gares intermédiaires sera possible (ex : Avignon – Lyon). Les usagers pourront utiliser ces trains pour relier certaines gares intermédiaires . Ceux venant d’autres destinations (de Reims par exemple) auront deux billets TGV distincts.
Les usagers seront informés de leur placement à J – 4. Les réservations seront fermées 4h avant le départ. Les billets ne seront pas remboursables mais échangeables sous conditions (à raison de 10 euros). Pour le moment il s’agit d’un billet sec sans correspondance et nominatif.

Afin de privilégier le confort des passagers, le nombre de bagages par voyageur sera limité. Les familles pourront être munies de bagages supplémentaires (à partir de 3 enfants : 1 bagage en plus possible/ personne). La garantie voyages ne s’appliquera pas ni le programme de fidélité et il n’y aura pas de restauration à bord.

Les services

Les services supplémentaires seront en option :

  • 5 euros le bagage en plus lors de l’achat du billet,
  • 10 euros si le billet est pris sans mentionner de bagage, surfacturé 40 euros si le bagage est emmené le jour du départ,
  • gratuité pour les poussettes mais enregistrement obligatoire,
  • 2 euros pour mise à disposition de prises électriques,
  • 2 euros pour la fonction « voyage en groupe » dans le train.

Pour plus d’infos, lire le communiqué de presse de la SNCF.

Représentation permanente de la SNCF à Bruxelles : ce service qui dépend de la SNCF a présenté ses missions : interface avec les autorités européennes au niveau des droits fondamentaux des voyageurs, de leur application et de leurs évolutions (entrée en vigueur du règlement sur les droits et obligations des voyageurs du 23 octobre 2007).

Le suivi du cadre juridique vise notamment les cas d’assistance, les compensations et remboursements, l’accessibilité et le refus d’embarquement. La SNCF a relevé une mise en œuvre satisfaisante des éléments clefs du règlement au bout de 3 ans à tous les transports transfrontaliers : compensations, assistance aux personnes à mobilité réduite, traitement des réclamations, informations. Toutefois, de nouvelles recommandations sont aujourd’hui formulées relatives à l’annulation des exemptions au moins pour les services domestiques de longue distance, à l’amélioration de l’information en gare et à bord des trains (à définir au niveau national) et à la publication de rapports qualité au niveau européen (site de l’agence européenne ferroviaire).

Une clarification des notions clés d’assistance et de compensation en cas de force majeure est nécessaire : les associations ont demandé qu’un baromètre des plaintes soit mis en place. Il a été noté que les disparités entre pays sur l’application des règlements demandaient de les rendre plus opérationnels. Une évolution vers une clarification des textes (mise en œuvre des lignes directrices) est en cours avec une communication prévue pour mi-2013 allant vers un renforcement des éléments d’application (protection accrue, avec plus d’équilibre dans les droits).

Les associations ont regretté que l’on veuille aligner vers le bas les droits à compensation des voyageurs. La représentante permanente de la SNCF à Bruxelles a rappelé qu’elle présidait une plate-forme associant les représentants des usagers (personnes à mobilité réduite, cyclistes, personnes âgées..) sur l’application du règlement européen. Des efforts sont demandés aussi pour développer le transport multimodal.

Elle a également mentionné la mise en œuvre du 4e paquet ferroviaire qui prévoit l’ouverture du réseau aux nouveaux entrants en open access au 1er janvier 2020, l’attribution des contrats internationaux de voyageurs devant se faire par appel d’offres d’ici fin 2019. Une protection économique des contrats entrant dans le cadre du règlement européen sur les obligations de service public (OSP), avec la définition de leur périmètre est prévue. Il y aura un nombre limité de contrats par opérateur. Les systèmes de distribution de billets associant plusieurs entreprises ferroviaires opérant sur le réseau devront être intégrés. Des discussions auront lieu avant l’adoption définitive prévue au Parlement en 2014 – 2015.

Les associations ont rappelé que l’entrée sur le réseau en open access était une possibilité (non une obligation) pour les États et demandé qu’une meilleure information soit faite quant aux améliorations prévues et pas aux seuls moyens mis en place. Elles ont aussi posé la question de la hauteur des quais en gare : il leur a été répondu que cette question était inclue dans la directive portant sur l’interopérabilité.

L’UNAF a soulevé la question de la mise en application des règles par les opérateurs notamment celle portant sur les conditions associées aux tarifications sociales (réductions associées lors de l’achat de billets) pour le transport qui serait exécuté en open Access par d’autres opérateurs que la SNCF sur le territoire français.

@ : hmarchal unaf.fr


Image : SNCF

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