UNAF - L’UNAF a participé à la rencontre entre les associations agréées de consommateurs et le Réseau Ferré de France (RFF)

L’UNAF a participé à la rencontre entre les associations agréées de consommateurs et le Réseau Ferré de France (RFF)

22/07/2013

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La rencontre, fin juin, réunissant les associations agréées de consommateurs dont l’UNAF et le Réseau Ferré de France, s’est tenue en présence de Jacques Rapoport, président de RFF, qui a introduit la rencontre. Il s’est tout d’abord félicité des excellentes relations entretenues avec les usagers et a rappelé l’importance d’être à leur écoute.

Le projet de réforme du système ferroviaire annoncé fin 2012 par le Ministre des transports a fait l’objet d’un point d’actualité : deux rapports ont été remis en avril dernier au Premier ministre par Jean-Louis Bianco et Jacques Auxiette, qui formulent des recommandations, propositions et aussi les attentes et les propositions des régions en tant qu’autorités organisatrices pour les services régionaux de voyageurs, en vue de réussir la réforme du système ferroviaire (+lire).

Le projet de loi devrait être débattu au Parlement à compter de la fin de l’année 2013. Y sont notamment spécifiés les prérogatives des acteurs et le rôle stratège de l’Etat : pour cela la nouvelle organisation ferroviaire devrait « s’articuler autour de trois entités à vocation industrielle : le gestionnaire d’infrastructure unifié (rassemblant RFF, la Direction des circulations ferroviaires et les équipes de SNCF Infra), le transporteur (SNCF) et un établissement de tête.

Cette réforme du système ferroviaire vise, d’ici 2015, avant tout à améliorer la qualité du service public pour tous les usagers (fluidité, régularité, réactivité du service, réponse aux travaux) et à mieux répondre à leurs besoins ainsi qu’aux enjeux liés à l’économie du système avec la création d’entités unifiées visant un système intégré.

Les associations ont posé la question de la gène occasionnée par les travaux et de leurs effets (réservations, impact des perturbations) : pour cela, les conséquences pour les usagers doivent être prises en compte.

Autres sujets abordés :
- Les grands projets d’avenir (avec notamment le coût, jugé trop coûteux du financement des infrastructures de transport (cf rapport Duron) pour lesquels l’arbitrage de l’Etat s’est avéré nécessaire.
Ainsi, les priorités de développement du réseau devront être re-questionnées (en tenant compte des nœuds de congestion ainsi que des sujets tels que les capacités et la régularité, les gares et l’équilibre entre les lignes classiques et les lignes nouvelles).
Les associations ont noté le rôle de Réseau Ferré de France en tant que force de proposition (y compris vis à vis du Fret) et indiqué que l’action pouvait aussi porter sur les méthodes mêmes d’exploitation (ex : cas des changements de trains…).
- La construction, d’ici 2017, de 4 lignes LGV simultanées : Est européenne, avec le prolongement jusqu’à Strasbourg, Bretagne-Pays de Loire, Tours Bordeaux (SEA) et le contournement Nîmes- Montpellier.

Les trains devront être coordonnés aux liaisons TER et TET et aussi avec celles des trains de Fret. La concertation avec les associations et les usagers se poursuivra en lien également avec les Autorités organisatrices, l’Etat (Trains d’équilibre du Territoire), les collectivités et les acteurs économiques. Les consultations se feront aussi à l’échelon régional et interrégional avec les associations sur les horaires (fin 2013-2014) afin de préparer ces évolutions. Les associations ont souhaité que les villes moyennes puissent aussi être desservies convenablement.

S’agissant de la modernisation du réseau, les évolutions qui seront présentées au Ministre de tutelle permettront d’améliorer la régularité, l’usage du train (cadencement et accessibilité) ainsi que leurs capacités : elle concernera le renouvellement des voies, les signalisations et les installations caténaires.

Concernant les réponses apportées aux demandes de sillons, il est constaté une amélioration en anticipation (adaptée aux contraintes de chantiers) : ce mouvement sera optimisé.

S’agissant de l’exploitation et de l’offre commerciale, les évolutions vont dans le sens d’une convergence entre les métiers (travail en plates- formes), leur revalorisation, avec l’engagement d’une modernisation des outils.

Les participants ont fait part de la dégradation de certaines lignes associées aux travaux. Les nouveaux horaires devront être liés aux évolutions avec la prise en compte des attentes des collectivités.

@ : hmarchal unaf.fr


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