UNAF - L’UNAF participe au séminaire : « L’évolution des transferts entre les générations - Contribution à une politique des âges »

L’UNAF participe au séminaire : « L’évolution des transferts entre les générations - Contribution à une politique des âges »

22/07/2013

Quelle place donner aux risques attachés aux différents âges de la vie ? Cette question est au cœur des grands choix relatifs aux retraites, à la politique éducative, à la politique familiale ou encore à la prise en charge du risque dépendance. Le 11 juillet 2013, un séminaire au Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective sur l’évolution des transferts entre les générations a apporté des éléments de réponse. L’UNAF était représentée à ce séminaire par Myriam Bobbio, Coordonnatrice au pôle « Économie - Consommation et Emploi ».

Lors de cette réunion, une étude inédite en France a été présentée. Pour comprendre et quantifier les transferts intergénérationnels, elle mobilise la méthodologie des comptes de transferts nationaux, commune à 40 pays ( + http://www.ntaccounts.org/web/nta/show). Chaque année, ce que chaque cohorte produit et consomme est comptabilisé, ce qui permet d’en déduire l’ensemble des transferts entre les générations et leur évolution au cours des trente dernières années (sur la période 1979-2005). Cette méthodologie permet d’établir une comptabilité par âge et par sexe, mais également d’introduire la production et la consommation domestique.

Pour exemple, les transferts intergénérationnels vers les jeunes ne sont pas comptabilisés uniquement en terme monétaire, sous forme de dons ou de legs, mais également par une valorisation du temps passé avec eux pour leurs soins, leur alimentation, leur transport, etc..., et également par les coûts d’éducation supportés collectivement.

Cette étude aboutit à 2 grandes conclusions :

1/ La société Française est plutôt égalitaire entre les âges et entre les générations. Cela repose essentiellement sur les transferts massifs entre générations. Les inégalités qui se sont creusées l’ont été au sein des mêmes classes d’âge.

2/ Cette égalité est stable dans le temps, mais elle risque d’être affectée par le bouleversement démographique prochain (35% de la population aura plus de 60 ans d’ici 30 ans).

Pour l’UNAF, ce type de travaux permet entre autres :
- une prise en compte globale de la société, et non sous un angle unique, celui de la politique familiale, des retraites, ou de la santé ;
- de valoriser la production domestique, et les activités du « care » (prendre soin de l’enfant, de la personne handicapée, de la personne âgée). En prenant en compte la production et la consommation de biens et de services domestiques non marchands, les transferts vers les moins de 20 ans deviennent 50% plus élevés que ceux vers les plus de 60 ans ;
- de mettre en lumière la nécessaire articulation entre la vie professionnelle et la vie familiale puisqu’ils mettent en valeur les activités domestiques ;
- de mettre en valeur l’importance des transferts familiaux vers les personnes âgées dépendantes. La valorisation financière du travail des aidants (9 Md€) est supérieure au coût des dispositifs fiscaux (8 Md€). Près de la moitié des aidants sont actifs, il est alors également nécessaire de réfléchir à la conciliation avec leur vie professionnelle de leur rôle d’aidant.
Sur ce sujet, l’UNAF, en collaboration avec l’Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE) organisera un grand colloque le 21 novembre prochain au Conseil économique, social et environnemental.

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@ : mbobbio unaf.fr

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