UNAF - Ressources des jeunes et droit à la formation : L’UNAF participe à un groupe de travail initié par la FNARS

Ressources des jeunes et droit à la formation : L’UNAF participe à un groupe de travail initié par la FNARS

16/09/2013

L’UNAF, représentée par Rémy Guilleux, Vice-président en charge du Département « Éducation-Jeunesse », a participé à un groupe de travail organisé par la FNARS sur le thème des ressources des jeunes et de leur droit à la formation. Ce groupe de travail fait suite à la communication, avec d’autres associations, d’un texte intitulé « Pour un big-bang des politiques jeunesse ! ».

Étaient invités à participer à la réflexion, l’Union des missions locales, le CNAJEP, des responsables d’établissements de la FNARS accueillant des jeunes (en CHRS, accueil de jour…) ainsi que Pierre-Jean Andrieu, sociologue, expert des politiques de jeunesse (ancien rapporteur des rapports Charvet et de Foucault sur la jeunesse). Patricia Humann, Coordonnatrice du pôle « Education - Handicap - Petite enfance » à l’UNAF était également présente.

L’UNAF, dans son intervention, a rappelé les positions de l’Institution concernant l’autonomie des jeunes, leurs ressources, leur droit à une formation tout au long de la vie.

Ont suivi des débats à propos du rapport entre « politique jeunesse / politique familiale ».

Pour l’UNAF, politique familiale ne doit pas s’opposer à politique de la jeunesse. Tous les parents souhaitent l’autonomie de leurs enfants, mais l’autonomie ne se décrète pas, c’est un long processus qui est fait d’une succession d’étapes et qui démarre dès la petite enfance. Plus on accompagne les familles dès la naissance de l’enfant, moins on aura de jeunes en difficulté plus tard. Les notions de soutien à la parentalité, de relation familles-écoles sont primordiales. Ensuite vient très rapidement la préoccupation de l’orientation des jeunes. Il faut mettre le jeune en situation de projet. Il y a, là aussi, un nécessaire lien avec les parents, avec l’environnement familial. Il n’y a donc pas de clivage entre politique de la jeunesse et politique familiale.

Le décrochage scolaire est le creuset des difficultés des jeunes. Là aussi, on retrouve l’importance de soutenir le jeune et de l’aider à préserver de bonnes relations avec sa famille, car c’est souvent à ce moment là que les jeunes sont « mis à la porte » de chez leurs parents car ceux-ci ont du mal à supporter qu’ils ne fassent « rien  ».

Une politique de la jeunesse, selon Rémy Guilleux, ne peut pas être une politique homogène. Pour lui, on pourrait considérer trois types de jeunesse et non une jeunesse homogène :

  • les jeunes qui sont dans un cursus long de formation,
  • les jeunes qui sont en formation professionnelle, dont certains en apprentissage ou en alternance,
  • les jeunes en « rupture ».

Pour les étudiants en cursus long, il faut continuer à travailler sur la question des bourses et de l’articulation des études et de l’activité professionnelle. Dans certains pays, cette articulation se fait mieux qu’en France.
Il faut aussi réfléchir aux risques de ruptures.

Pour les jeunes en formation professionnelle, il est nécessaire de travailler en lien avec les partenaires sociaux et les représentants des employeurs. Les solutions comme les contrats de génération, les contrats d’avenir sont de bons compromis. Il faut développer les solutions d’alternance et d’apprentissage et les ressources des jeunes. La notion de projet est essentielle, parfois davantage que celle des ressources, pour que le jeune persévère et s’approprie vraiment son parcours.

Les jeunes « décrochés » de tous dispositifs doivent être remis dans une dynamique, dans un projet et ceci passe par un cadre sécurisant pour qu’ils puissent réellement vivre et non survivre avant d’enclencher un processus d’emploi ou de formation. Il faut alors sécuriser les ressources.

Plutôt qu’une allocation universelle pour les jeunes, l’UNAF souscrit davantage à une analyse précise des dispositifs de droit commun qui doivent, dans certains cas, être plus ouverts aux jeunes.

Pour conclure : l’autonomie est une construction progressive et il ne faut surtout pas opposer familles et jeunes mais au contraire les considérer dans leur complémentarité.
Ne traitons pas non plus les jeunes comme une population homogène mais essayons de voir comment chaque sous-groupe pourrait avoir davantage accès à des ressources stables.
Concernant l’allocation d’autonomie, nous sommes en France dans une situation intermédiaire entre les pays d’Europe du Nord avec une autonomisation très aidée par l’État (même si leur politique s’appuie aussi beaucoup sur les prêts étudiants que les jeunes vont devoir rembourser), et les pays d’Europe du Sud qui peinent à permettre la décohabitation des jeunes.

En rappel : Publication d’une étude qualitative de l’UNAF : Autonomie des étudiants : vécus et témoignages des jeunes et des parents

@ : phumann unaf.fr

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