UNAF - L’UNAF auditionnée par la mission sur les exceptions au repos dominical dans les commerces

L’UNAF auditionnée par la mission sur les exceptions au repos dominical dans les commerces

04/11/2013

Suite à la décision du Tribunal de commerce de Bobigny concernant la fermeture dominicale des magasins de bricolage, et au non respect de cette décision de justice par certaines enseignes, le premier ministre a décidé de confier une mission sur les exceptions au repos dominical dans les commerces à M. Jean-Paul Bailly.
Objectif de la mission : examiner les faiblesses du dispositif actuel, éclairer les enjeux de l’ouverture de certains commerces le dimanche et faire des propositions au gouvernement.

Le Premier ministre souhaite que cette mission repose sur un dialogue approfondi avec l’ensemble des parties prenantes : partenaires sociaux, élus, représentants de la société civile, associations de consommateurs et de professionnels… Son rapport et ses propositions sont attendus pour la fin du mois de novembre.

C’est dans ce cadre que François Fondard, Président de l’UNAF, a été auditionné le 24 octobre 2013. Il a ainsi pu rappeler les positions de l’UNAF qui recommande à nouveau de ne pas généraliser l’ouverture des commerces et de maintenir le principe du repos du dimanche, notamment pour les raisons suivantes :

  • Ce sont les rythmes de consommation qui doivent s’adapter à la vie de famille et non l’inverse : il faut préserver un jour ou les familles puissent n’être ni productrices ni consommatrices ;
  • La durée du temps passé en famille est déterminante pour le développement de l’enfant. Il n’est pas cohérent d’attendre des parents qu’ils soient les principaux éducateurs de leurs enfants, tout en les privant du temps nécessaire pour s’investir dans cette tâche ;
  • L’idée d’ouvrir les crèches le dimanche ne résoudrait pas à elle seule la question de la garde dominicale des enfants : l’offre de crèche reste insuffisante. Par ailleurs, elle ne concerne pas les enfants d’âge scolaire ;
  • Le principe du volontariat étant dans les faits très difficile à appliquer, toute dérogation supplémentaire risque de convaincre des mères de quitter leur emploi, en raison du manque de moyens de garde d’enfant, surtout dans le cas d’emplois à temps partiel contraint.

Les conclusions devraient être connues fin novembre, sous la forme de propositions de réforme du législatives.

François Fondard était accompagné lors de cette audition par Myriam Bobbio, Coordonnatrice du pôle « Économie - Consommation - Emploi ».

@ : mbobbio unaf.fr

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