UNAF - Assemblée générale de l’UNAF à Montpellier : discours du Président de l’UNAF et de la Secrétaire d’Etat à la Famille

Assemblée générale de l’UNAF à Montpellier : discours du Président de l’UNAF et de la Secrétaire d’Etat à la Famille


16/06/2015

François Fondard au pupitre de l’Assemblée Générale

Le Président de l’UNAF, François Fondard a accueilli, le 13 juin au matin à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Institution qui se déroulait à Montpellier, Laurence Rossignol, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille. La Ministre, s’est adressée aux 850 militants familiaux venus de la Métropole et de l’Outre-mer. A l’issue de son intervention, la Secrétaire d’Etat a donné lecture d’un message du Président de la République, François Hollande, qui souhaitait rendre hommage aux militants familiaux et réaffirmer son « attachement profond à la politique familiale ». Précédemment, et en ouverture, sont intervenus Claude Rico, Président de l’UDAF de l’Hérault, Philippe Saurel, Maire de Montpellier, et président de Montpellier Méditerranée Métropole, François Liberti, Vice-président du Conseil départemental chargé de la protection de l’enfance et de la Famille, et Marie Meunier-Polge, Vice présidente de la Région Languedoc-Roussillon. Discours de François Fondard et Laurence Rossignol en ligne.

François Fondard : « Une famille est toujours en mouvement. Elle est par nature projetée vers l’avenir, et se construit par l’apport des générations successives qui l’ont précédée. L’UNAF est à cette image ».


Allocution de François FONDARD

Président de l’Union Nationale des Associations Familiales

Assemblée générale de l’UNAF

Madame la Ministre,
Monsieur le Préfet,
Madame la Vice-présidente du Conseil Régional
Mesdames et messieurs les parlementaires
Mesdames et messieurs les élus
Monsieur le Maire de Montpellier - merci de votre présence
Mes chers amis,

Notre Assemblée générale célèbre les 70 ans de l’UNAF, 70 ans d’action avec et pour les familles. Les anniversaires importants se fêtent en famille et avec les amis : nous sommes heureux, Mme la Ministre de votre présence, aux côté des militants familiaux.

Tant de choses ont changé depuis 1945  : l’économie, l’emploi, l’organisation des familles. Mais dans le même temps, ces transformations se sont appuyées sur le pacte social construit en 45, dont l’UNAF est partie intégrante. Il a permis à la politique familiale de se développer au fil des ans.

Cet anniversaire est l’occasion de nous interroger sur le sens actuel de ce pacte social. Que voulons-nous en faire pour l’avenir ?

En créant l’UNAF et les UDAF, le Gouvernement provisoire de la République a voulu organiser la représentation des familles, parallèlement à celle des « partenaires sociaux ». Employeurs, salariés, familiaux : ce sont les 3 piliers de la gouvernance de la sécurité sociale.

L’objectif était de faire participer les familles aux projets du pays, au travers d’une institution permettant d’organiser le dialogue avec les pouvoirs publics.

Depuis, on a voulu associer davantage les citoyens à la décision publique, mais ils sont souvent considérés comme des usagers de services, des consommateurs, et non comme des acteurs à part-entière.

Notre modèle de représentation familiale fondée sur la participation effective des familles, au travers de l’UNAF des UDAF et des URAF, conserve donc toute sa pertinence. En 2010, le Conseil Constitutionnel l’a confirmé avec force, en reconnaissant notre légitimité à exercer cette mission d’intérêt général.

Notre marque de fabrique issue de 45 et confortée en 1975, c’est aussi le pluralisme, avec la présence à l’UNAF, des mouvements familiaux à recrutement général et spécifiques, sans oublier les mouvements associés. Je salue leurs Présidents ici présents.

Notre famille regroupe aujourd’hui 71 mouvements. Une belle famille nombreuse ! Ils font la richesse de notre Institution en permettant à des personnes de sensibilités diverses, de converger vers un objectif commun : la défense des familles.

La réalité des familles est présente dans les associations qui composent notre institution. 1975 a signifié l’entrée à l’UNAF des familles monoparentales, 2015 celle des familles homoparentales. Permettre à de nouvelles associations d’adhérer aux UDAF, accueillir des familles qui sont encore peu représentées – je pense par exemple aux familles musulmanes - c’est tout l’enjeu du chantier sur le développement associatif que nous avons engagé.

Au-delà de nos adhérents, le cœur de la mission de l’UNAF, des UDAF et des URAF, est la représentation de l’ensemble des familles, les 18 millions de familles françaises et étrangères. Plus de 20 000 militants familiaux exercent cette mission sur l’ensemble du territoire : dans les CCAS, les CAF, les CPAM, les CESER, les MSA, les hôpitaux, les commissions de surendettement, les conseils de famille, les organismes HLM, et dans bien d’autres organismes encore.

Cet engagement demande de la disponibilité et de la compétence. Il n’est pas toujours facile de faire entendre la voix des familles. Merci à tous les représentants familiaux qui sont engagés auprès d’elles !

Cet anniversaire permet de mettre en valeur la double réalité de notre réseau : représentation ET services. Contrairement à d’autres, notre vocation est d’abord de représenter les familles, puis de mettre en place, lorsque c’est pertinent, des activités à leur service.

Par ce biais, notre réseau fait face à des réalités sociales et humaines complexes : la protection juridique des majeurs, la protection de l’enfance, la médiation familiale, le handicap psychique, la dépendance, le surendettement, les séparations conflictuelles. Les chiffres de notre Observatoire national des Majeurs protégés montrent combien les personnes accompagnées par les UDAF sont vulnérables,

Je salue l’investissement des professionnels pour améliorer la qualité des services, et l’engagement des bénévoles à leurs côtés.

La force de notre réseau est de concilier la diversité avec une identité commune. Je mesure le chemin parcouru pour favoriser la mutualisation, et la construction d’outils en commun. Je remercie l’ensemble des UDAF et URAF, les Présidents, les directeurs, et leurs équipes, pour leur implication à nos côtés.

Nos statuts intègrent désormais la possibilité pour l’UNAF d’intervenir davantage dans le suivi des services gérés par les UDAF. C’est le pari d’un meilleur fonctionnement du réseau auquel tout le monde doit contribuer.

Ce meilleur fonctionnement sera le thème du futur rapport moral et d’orientation de l’UNAF pour 2016-2018, suite à la décision prise par le Conseil d’Administration. Il permettra d’associer à la réflexion, l’ensemble des UDAF, mais aussi les URAF dont l’organisation va évoluer avec la réforme territoriale.

J’en profite, Mme la Ministre, pour vous redemander, la reconnaissance législative des URAF.

Depuis 1945, les militants familiaux sont les porte-paroles des familles. L’UNAF et les familles : c’est 70 ans d’histoire partagée.

A cette occasion, vous l’avez vu, nous avons réalisé un « Réalités familiales » qui retrace l’histoire de ces 70 années de l’évolution de la politique familiale, de l’évolution de la protection sociale, de l’évolution de la famille tout court. Madame la Ministre, vous y êtes en bonne place pour les années qui vous concernent.

Le statut des femmes a profondément changé, les liens familiaux ont évolué, la place du mariage a reculé, la part des familles « monoparentales » a augmenté.

Derrière ces transformations, il y a aussi de fortes continuités : l’aspiration des jeunes à constituer une famille, le souhait des couples d’avoir plusieurs enfants, l’importance du rôle éducatif des parents, la vigueur des solidarités familiales à tous les âges de la vie, le fait qu’aujourd’hui encore, près des trois quarts des enfants mineurs vivent avec leurs 2 parents.

Loin d’être désuète, la politique familiale s’est enrichie par strates successives. Compensation des charges familiales dès 45, ajout d’une logique de ciblage des prestations dans les années 70, puis dans les années 90 : le tournant historique d’une politique favorable à la conciliation vie familiale – vie professionnelle. Plans crèches, extension du congé parental, soutien aux assistantes maternelles : tous ces efforts ont permis de favoriser l’activité professionnelle des femmes et la natalité. Cette politique, nous l’avons toujours encouragée ! Cela a été très bien repris, ce matin, par l’ensemble des partenaires.

Rappelons-nous le point bas de 1994 avec un taux de fécondité tombé à 1.66 enfants par femme contre 2 aujourd’hui … La croissance des naissances qui a suivi ces mesures, constitue la preuve qu’une politique familiale, fondée sur le libre choix et répondant aux aspirations des parents, est efficace. Attention à ne pas fragiliser leur confiance !

Etre parent nécessite de disposer de temps. Selon le dernier baromètre de l’Observatoire de la Parentalité en Entreprise et de l’UNAF, la très grande majorité des salariés-parents attendent plus de l’entreprise.

Beaucoup de chemin reste à parcourir dans le monde professionnel pour une meilleure prise en compte de la vie familiale.

Sans être « nataliste », l’UNAF défend le droit des familles à pouvoir concrétiser leurs désirs d’enfants. Notre enquête de l’Observatoire des familles sur ce thème, montre que la plupart des familles n’ont finalement pas le nombre d’enfants qu’elles souhaitaient à l’origine. En cause notamment : les obstacles matériels, dont celui du logement.

Le différentiel de niveau de vie aux dépens des familles avec enfants reste en effet considérable, y compris pour les catégories moyennes et supérieures C’est pourquoi la compensation des charges doit rester un objectif à part entière de la politique familiale. Et bien évidemment, le rapport du HCF sur le coût de l’enfant le démontrera.

Cet objectif est mis à mal par les réformes récentes.

Certes, l’Allocation de Soutien Familial et le Complément Familial ont été augmentés. Mais, en fin de montée en charge, si cet effort représentera 685 M€, ce chiffre est à comparer avec le total des économies faites sur la branche famille, qui s’éleveront à 1 milliard 536 Millions d’euros. Sans compter les 2 baisses successives du plafond du quotient familial.

L’ensemble des familles allocataires sont impactées, et pas seulement les plus aisées. Un quart de celles appartenant aux trois premiers déciles de niveau de vie, c’est-à-dire aux niveaux les plus bas, vont subir des pertes. Et même celles dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté, sont touchées puisqu’elles représentent 8 % des familles perdantes.

Au delà de ces préjudices financiers pour les familles concernées, la question de fond soulevée par ces réformes, est la suivante : s’agit-il de plans conjoncturels destinés à faire face à la crise, en attendant des jours meilleurs ? Ou s’agit-il d’une remise en cause du pacte social de 45 selon lequel « chacun cotise selon ses ressources et reçoit selon ses besoins ou sa situation » ? Va-t-on vers un modèle d’inspiration libérale, où le fait d’avoir des enfants est une « affaire privée », un choix purement individuel, où seules les familles modestes ou pauvres peuvent faire l’objet d’une intervention publique ?

Une telle option ferait courir de grands risques de démantèlement de la cohésion sociale.

Dans ce contexte de réduction des dépenses publiques, notre rôle n’est pas toujours facile. Mais sans notre action, les politiques familiales, locales comme nationales, seraient probablement différentes de ce qu’elles sont.

Ce rôle, nous l’exerçons de manière indépendante, et cette liberté conditionne la force de nos avis.

Nous sommes des partenaires responsables, et exigeants :

Responsables car dans un esprit constructif, nous cherchons des solutions. Nous voulons, dans le dialogue avec les pouvoirs publics, dépasser les désaccords pour rester acteurs de propositions. Nous sommes aussi des partenaires respectueux de la décision démocratique.

Exigeants car nous avons des convictions fortes sur la pérennité de la politique familiale, Nous défendons l’ensemble des familles et pas seulement certaines d’entre-elles. Nous nous attachons à étudier de près les impacts des mesures.

Nous restons convaincus que la modulation des allocations familiales qui interviendra à partir du 1er juillet, est une erreur. Elle avait été sagement écartée par le président de la République en 2013, au nom de la défense du principe d’universalité. Concrètement : plus les familles ont des enfants, plus elles subiront des pertes financières. Est-ce vraiment juste ? Avec l’introduction d’une condition de ressources, ce sont les familles où les deux parents travaillent qui seront les plus pénalisées : un signe négatif adressé à l’activité professionnelle des femmes qui élèvent plusieurs enfants.

La réduction de l’indemnisation du congé parental imposée aux familles ne nous convainc pas davantage, puisqu’elle va retirer des droits aux parents qui ne pourront pas partager le congé.

Ce sont les familles modestes qui seront le plus pénalisées par cette réduction. D’autres moyens sont possibles pour parvenir à plus d’égalité au sein des couples. Je pense par exemple, à l’allongement du congé paternité, qui est plébiscité par les parents.

Nous saluons le volontarisme du gouvernement pour créer davantage de places d’accueil de petite enfance, mais chacun sait qu’elles ne suffiront pas à répondre aux demandes. Les collectivités locales diminuent leurs engagements financiers, et la réduction du congé parental amplifiera les difficultés.

Alors, Oui, nous sommes un partenaire exigeant ! Notre statut nous permet cette liberté de parole, cette vigueur de dialogue, qui sont les conditions mêmes de la démocratie sociale.

Mais nous sommes aussi un partenaire ouvert au dialogue pour construire les politiques pour les familles. Nous répondons toujours présent lorsqu’on nous demande de participer aux réflexions. Au côté des experts de tous ordres, nous revendiquons de porter la réalité de la vie des familles, leurs attentes, leurs difficultés. Elles ne correspondent pas forcément à ce que disent les sondages. Mais si nous le faisons pas, qui d’autre le fera à notre place ?

Nos propositions de priorités d’action

Pour l’avenir, au contact direct avec les familles, nous identifions plusieurs priorités.

Première priorité : l’éducation et la transmission des valeurs

Vous avez pris la peine, Mme la Ministre, de réunir l’UNAF et les mouvements à recrutement général au lendemain des évènements du 11 janvier. Mais globalement, on a trop peu parlé du rôle de la famille dans les débats.

Le rôle de transmission au sein des familles est concurrencé par les réseaux sociaux et internet, qui ne sont pas sans risques. Celui d’une pratique excessive, mais aussi, pour reprendre les termes de la MIVILUDES, celui d’être des « incubateurs de la pensée extrême », en propageant des images et des propos radicaux.

Ces phénomènes prennent parfois une tournure dramatique. En 2015, en France, des jeunes, garçons et filles, issus de tous les milieux sociaux, quittent un jour subitement leurs familles, pour partir faire la guerre. Nous devons protéger ces enfants qui disparaissent du jour au lendemain !

Comment accepter que des mineurs sortent du territoire sans que leurs familles, ni leur entourage, ne puissent les en empêcher ? Jusqu’en 2013, les maires devaient signer une autorisation de sortie du territoire des mineurs non accompagnés de leurs parents. Cette procédure a été supprimée. Ne faut-il pas la réintroduire ?

Il faut protéger les enfants des dérives sectaires ou de radicalisation, et soutenir les familles qui sont impuissantes face à ce danger d’endoctrinement et d’enfermement sur soi.

Les associations et les UDAF peuvent être des relais pour sortir les familles de leur isolement, et les informer sur les moyens mis en place – je pense notamment à la plateforme d’assistance aux familles mise en place par le Gouvernement. Certaines UDAF ont répondu à l’appel des Préfets pour mener des actions. J’encourage le plus grand nombre à le faire.

Au-delà de ces situations extrêmes, nous devons aider les familles, souvent désemparées à trouver leur place dans l’usage du numérique. Le gouvernement s’est engagé dans la voie de « l’école numérique », mais c’est aussi un enjeu familial. Les enfants ne mesurent pas toujours le sens des contenus, et les parents manquent parfois de discernement.

Nous devons trouver les moyens, non pas de leur « faire la morale » mais de les conseiller, en prenant en compte leurs contraintes : des logements parfois trop exigus, ou des horaires de travail décalés.

Avec d’autres, nous avions candidaté pour faire de « l’éducation au numérique » la grande cause nationale. Les évènements plaident à nouveau en ce sens. Nous serions heureux de bénéficier de votre soutien, Madame la Ministre. Toutes les familles sont concernées.

Le parrainage de proximité peut être aussi une solution d’appui pour les familles et les enfants. Nous saluons le renforcement des financements par les CAF de ce dispositif qui s’adresse aussi bien à des enfants qui vivent en famille, qu’à des enfants qui n’ont pas de lien régulier avec elle.

Nous avons pour projet de mieux le faire connaître, en organisant début 2016 un colloque sur ce sujet. Nous souhaitons ainsi faire émerger des vocations de parrains, elles sont certainement nombreuses. Cet engagement de bénévoles illustre d’une belle manière notre devise républicaine de la « fraternité ».

Parler d’éducation, c’est aussi parler de l’école, et de sa relation avec les parents.

Des « espaces parents  » ont été créés dans tous les établissements scolaires. Ils doivent permettre un véritable échange entre les parents sur des thèmes qui dépassent la scolarité de leurs enfants. Les associations familiales et les UDAF ont vocation à y prendre toute leur place.

Les familles mais aussi les enseignants, sont de plus en plus conscients que leur tâche éducative est plus efficace, simple et sereine quand elle peut s’appuyer sur la famille. Les UDAF sont désormais reconnues comme « associations partenaires de l’enseignement public ». Lorsqu’elles parviennent à s’imposer comme interlocutrices, leur apport différent et complémentaire de celui des associations de parents d’élèves, est fortement apprécié.

Nous avons relancé la Ministre de l’Education Nationale pour lui proposer de travailler davantage avec notre réseau.

Seconde priorité : La jeunesse

Elle est le moment de l’acquisition de l’autonomie, qui passe notamment par l’accès à un logement. Si nous sommes volontaires pour participer aux réflexions à venir sur les aides au logement, nous souhaitons aussi rappeler combien les solidarités publiques et les solidarités familiales doivent ensemble être encouragées.

140 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme. Une nouvelle catégorie de jeunes, désignée sous l’acronyme anglais « les NEETs », entre désormais dans notre vocabulaire : ce sont les jeunes de 15 à 29 ans, qui ne sont, ni à l’école, ni en formation, ni en emploi. Leur nombre est mal connu mais estimé entre 1,6 et 1,9 millions de jeunes. Un chiffre considérable.

Les conclusions de l’avis rendu par le Conseil économique, social et environnemental sont claires : il est urgent d’adopter une véritable politique à destination de la jeunesse, avec 2 mesures essentielles à la clé  : reconnaître la « Garantie jeunes » comme un droit et permettre à tous les jeunes confiés à l’ASE de bénéficier à leur majorité, d’un « contrat jeune majeur » pour les accompagner vers l’insertion professionnelle.

Vous avez fait adopter, Mme la Ministre, un amendement à la proposition de loi sur la protection de l’enfant, qui prévoit un protocole entre le Président du conseil départemental, le représentant de l’État et l’ensemble des institutions concernées, afin d’offrir aux jeunes sortis de l’ASE de 16 à 21 ans une réponse globale. C’est une avancée très positive.

La protection de l’enfance est une de vos priorités. Le rapport publié par l’UNICEF cette semaine souligne la pauvreté, l’exclusion sociale, et les discriminations subies par de trop nombreux enfants et de familles

Chaque jour les UDAF accompagnent plus de 30 000 enfants, répartis dans 80 départements. Auprès des familles, nous faisons vivre l’esprit de la réforme de 2007 et nous souhaitons qu’elle trouve une pleine application.

Une politique qui engage l’avenir des enfants et de leur famille, a besoin d’une gouvernance nationale forte. Nous souhaitons y participer activement ! Au niveau de l’interministériel, il faut aussi un pilote. Nous nous réjouissons que ce soit le ministère de la famille.

Nous partageons votre souhait que les besoins des enfants soient mieux pris en compte. Les UDAF constituent le premier opérateur dans la mise en œuvre de la mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial, seule mesure de protection de l’enfance à citer explicitement, dans les textes, les besoins de l’enfant et à y associer les familles. A nouveau, nous vous redisons notre souhait que ce dispositif soit mieux reconnu, car il est efficace.

Nous vous soutenons pleinement dans la nécessité d’agir sur la prévention à tous les âges de l’enfance. L’entretien du 4e mois de grossesse, l’accompagnement des grossesses, le suivi du post-partum, les moyens accordés à la PMI… : autant de moyens d’actions pour prévenir les difficultés familiales.

Troisième priorité : la prise en charge de la perte d’autonomie et du vieillissement.

L’UNAF est engagée au sein du collectif inter-associatif des aidants Familiaux, pour faire reconnaître la réalité souvent difficile des aidants familiaux et avancer des propositions.

Dans votre projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, nous saluons votre initiative d’avoir introduit pour la première fois, le terme d’aidant familial dans la loi, ainsi que les premiers éléments d’un « statut de l’aidant familial » avec l’introduction d’un « droit au répit ».

Les aidants sont aussi parfois des tuteurs familiaux. Notre réseau est bien engagé dans l’information et le soutien auprès d’eux. Nous souhaitons qu’un financement consolidé soit enfin dédié à ce service créé par la Loi.

Enfin, je n’oublie pas la situation du secteur du maintien à domicile, en espérant que la loi d’adaptation de la société au vieillissement donnera les moyens aux départements pour soutenir l’ensemble des opérateurs de l’économie sociale, de l’aide à domicile, aujourd’hui en difficulté


Bien entendu, d’autres priorités existent.

Permettez-moi d’en citer une toute dernière : celle des familles migrantes.

En qualité de représentants des familles étrangères, nous avons souhaité mieux comprendre ce que vivent les parents immigrés primo-arrivants. L’étude qualitative que nous avons réalisée auprès d’eux sera prochainement publiée.

Ces parents investissent beaucoup dans l’école. Quand on vient d’un pays en guerre ou pauvre, elle est la source de tous les espoirs pour l’avenir de son enfant. Mais pour les parents, leur difficulté à acquérir la langue française peut être un obstacle majeur pour s’intégrer et accompagner leurs enfants.

Malgré plusieurs années passées en France, certains ne la maîtrisent toujours pas, d’où leur isolement, et leurs difficultés à savoir vers qui s’adresser sur des questions administratives ou sociales, ou pour des cours de français.

J’encourage les associations familiales et les UDAF à engager des actions dans ce domaine.

Conclusion

Mme la Ministre,
Mes chers amis,

L’UNAF fête ses 70 ans : « 70 ans d’engagement pour les familles ».

Une famille est toujours en mouvement. Elle est par nature projetée vers l’avenir, et se construit par l’apport des générations successives.
L’UNAF est à cette image.

En 2015, 70 ans après la création des UDAF, notre famille s’agrandit, avec la naissance d’une 101e UDAF : celle de Mayotte.

C’est un beau symbole de l’importance pour les pouvoirs publics, de disposer, sur tous les territoires de la République, de représentants des familles.

Les familles auront toujours besoin de nous !

Vive les familles, et Vive l’UNAF !

Laurence Rossignol : L’UNAF a su s’adapter à ces évolutions, votre discours, Monsieur le Président, l’a fort bien montré. Mais l’UNAF s’adapte sans être suiviste, sans être passive. L’UNAF s’adapte à ces mutations toujours en confrontant les évolutions et les valeurs qui sont les siennes, sans les opposer et sans jamais renoncer.

Discours de la Secrétaire d’Etat, Laurence Rossignol.

Assemblée générale de l’UNAF - 70 ans de l’UNAF

Samedi 13 juin 2015

Intervention de Laurence ROSSIGNOL

Monsieur le Préfet de région
Madame et Messieurs les Parlementaires,
Madame la Vice-Présidente de la Région Languedoc-Roussillon
Monsieur le maire de Montpellier
Monsieur le Président du conseil d’administration de la CNAF
Monsieur le Président de l’UNAF, cher François Fondard
Mesdames, messieurs les Présidentes et Présidents des UDAF
Madame la présidente de la COFACE
Monsieur le président du Haut conseil de la famille
Monsieur le président de l’équilibre des temps et de la parentalité en entreprise
Mesdames et messieurs.

L’assemblée générale de l’UNAF a, cette année, une tonalité un peu particulière, à la fois empreinte de solennité et d’émotion.

Solennité parce que la célébration du 70e anniversaire de l’UNAF et des UDAF nous rappelle le contexte dans lequel celles-ci ont été créées. 1945 a en effet marqué la fin d’une guerre terrible, mais aussi la reconstruction de notre pays, et l’affirmation de notre modèle social. Dans cet élan, les familles ont légitimement trouvé leur place avec la création de l’UNAF et des UDAF par l’ordonnance du 3 mars 1945.

Emotion, parce que cette assemblée générale sera, pour la dernière fois, présidée par Monsieur François FONDARD après neuf années de travail et d’engagement reconnus, puisque vous avez été à chaque fois reconduit Monsieur le Président, à la tête de cette belle institution. Et les élus présents savent ce que cela représente.

Mais pour autant, cette assemblée générale est déjà, à elle seule, un temps fort de la vie de toutes les familles membres d’une UDAF. Au travers de vos 8000 associations et 70 mouvements familiaux, vous êtes présents pour porter la voix de ces familles, pour les accompagner au quotidien dans les défis qu’elles relèvent en permanence.

Et les familles relèvent de très nombreux défis. Auguste COMTE voyait en elle une « école éternelle de la vie sociale ». Elles sont lieu de transmission, lieu de solidarité, lieu de valeurs. J’entends parfois des raccourcis trompeurs qui voudraient nous faire croire au délitement du lien familial, mais la famille toujours aujourd’hui un creuset humain vivant, porteur d’espoir et d’avenir.

L’espoir et l’avenir sont résolument portés par l’UNAF et les UDAF qui ont, depuis 70 ans, la mission de représenter l’ensemble des familles. Mais si les familles se représentent, la famille ne se préempte pas. En France, la politique familiale s’épanouit dans le partenariat qui réunit l’Etat, la Caisse national des allocations familiales (CNAF), la caisse centrale de mutualité sociale agricole, et l’UNAF.

Je veux saluer le travail et l’engagement de l’UNAF et l’interlocuteur responsable de l’Etat qu’il est. Je veux saluer aussi ce travail parce que je sais qu’aujourd’hui la mission de représentation n’est pas une chose aisée.

Les temps sont difficiles pour les corps intermédiaires, pour les représentants de toute nature. Ils sont difficiles car les groupes sociaux que représentent les différents organismes et institutions sont soumis à des mutations importantes. La société mute, les sentiments d’appartenance mutent avec elles, les familles mutent, comme de nombreux autres corps sociaux.

La crise de la représentation dont parle Pierre ROSANVALLON s’appuie pour partie sur les évolutions sociologiques qui laissent une plus grande place sociale à l’individu, dans une société construite autour d’identités collectives relativement stables. Mais elle est beaucoup plus large que le champ de la démocratie représentative. Elle interpelle tout le monde.

Ce qui est vrai pour les élus et les syndicats, l’est aussi pour tous ceux qui ont pour mission de représenter une réalité sociale et collective.

Chacun d’entre vous s’en rend compte. Nous le vivons tous les jours. Il est de plus en plus difficile de répondre aux attentes, car au sein d’un même groupe, ces attentes deviennent de plus en plus hétérogènes, parfois contradictoire, et souvent, parallèlement, elles augmentent. Les familles sont concernées, comme d’autres, car il s’agit d’un mouvement qui traverse toute la société. La représentation est aujourd’hui devenue une mission terriblement exigeante.

En consacrant votre première table-ronde aux partenariats, en laissant la parole aux Départements, au Haut conseil de la Famille, à la COFACE, à l’observatoire de l’équilibre des temps et de la parentalité en entreprise, en plus de vos partenaires naturels, c’est de ces mutations dont vous avez parlé. C’est une meilleure réponse aux attentes diverses des familles que vous avez cherchée à proposer. J’ai le plaisir de retrouver ici aussi bien le Président du HCF, Bertrand Fragonard, que Jérôme Ballarin. Je dis retrouver car, d’un certain point de vue, la fréquence à laquelle nous nous rencontrons au cours d’événements que l’UNAF sait stimuler, dans lesquels l’UNAF sait s’insérer, témoigne du fait que ce travail d’adaptation est quotidien et qui déjà est très élaboré.

Il faut aujourd’hui, effectivement, scruter, observer les familles, observer les individus pour percevoir la finesse, la subtilité de ceux que vous représentez.

Il faut aussi savoir regarder le présent avec franchise et lucidité, il faut savoir parfois aussi sortir de réflexes idéologiques que nous pouvons, tous, représentants, . Il faut non seulement savoir d’où on vient, mais aussi ce que l’on est, pour accompagner au mieux ces mutations et pour construire l’avenir.

Car le rôle des représentants est aussi de pouvoir se projeter, être capable de dessiner une aventure commune. Où va-t-on demain tous ensemble ? Que seront ces familles dans 10, 20 ans ? Quelles seront leurs attentes, leurs aspirations ? Qu’exigeront-elles de vous ?

L’UNAF a su s’adapter à ces évolutions, votre discours, Monsieur le Président, l’a fort bien montré. Mais l’UNAF s’adapte sans être suiviste, sans être passive. L’UNAF s’adapte à ces mutations toujours en confrontant les évolutions et les valeurs qui sont les siennes, sans les opposer et sans jamais renoncer.

Et dans cette période à la fois complexe et exigeante, pour accompagner ce mouvement, sans pour autant y perdre son âme, il faut avoir des valeurs, il faut assumer nos fondamentaux.

Parmi ces valeurs, la laïcité. La laïcité telle que défendue par Jaurès et Briand, celle qui rend indissociable la liberté de conscience pour chaque citoyen, la protection des religions avec la neutralité religieuse de l’Etat, cette laïcité est une valeur fondamentale de la République.

Elle est exigeante pour nous tous, pour tous ceux qui ont vocation à représenter et à rassembler au-delà de leur propre famille spirituelle ou de pensée.

Deuxième valeur à laquelle nous sommes attachés, aussi, le meilleur intérêt de l’enfant. Il est décrit par la convention des droits des l’enfant, qui appelle en permanence notre attention sur les besoins de l’enfant, ses droits, son épanouissement. Car c’est l’enfant qui fait famille.

Ces valeurs sont le socle commun, l’aiguillon sur lequel nous appuyer en cas de doutes, de perte de repères.

Ces valeurs sont notre langage commun, ce qui nous permet de tisser ces riches partenariats que j’évoquais précédemment.

Parce que pour relever le défi que représentent ces mutations de la famille, vous n’êtes pas seul. L’Etat est présent, à vos côtés.

L’Etat vous écoute, l’Etat prend en compte votre avis, vos avis, et je souligne l’esprit de dialogue qui a toujours régné même si vous avez parfois pris acte, Monsieur le Président, pris acte de décisions prises par l’Etat qui étaient contraires à vos positions.

Car bien sûr nous avons des désaccords, il ne s’agit pas de les taire et vous ne l’avez pas fait : et c’est absolument votre rôle. Ils se sont notamment exprimés ces derniers mois. Pour autant, je souhaite réaffirmer mon attachement profond à la politique familiale. Et ma conviction tout aussi profonde que les décisions qui ont été prises par le Gouvernement sont justes. C’est en lui conférant toujours plus de justice sociale que notre politique familiale continuera de se renforcer.

Nous en avons beaucoup parlé, de la modulation, monsieur le Président, et même si nous savions, que nous pouvions anticiper, parfois, que nous ne serions pas d’accord, je crois que nous avons toujours eu une règle de conduite ensemble pendant cette année de vie commune, qui était celle de nous prévenir à l’avance. Je l’ai fait pour la modulation, et j’ai toujours eu comme règle que vous n’appreniez rien par le journal, que vous n’appreniez rien par surprise.

Le dialogue est permanent entre l’UNAF et moi, et entre toutes les UDAF qui le souhaitent et moi. Et nous sommes ici pour nous parler, nous écouter, ne pas biaiser, ne pas éviter des sujets sur lesquels nous savons que les discussions ne sont pas closes et qu’elles continueront, et pour nous écouter avec le même respect que celui que depuis un an j’ai manifesté à vos associations, fédérations et représentants.

L’Etat vous accompagne et vous soutient dans votre action. En 2014, l’Etat, par l’intermédiaire de la CNAF et de la CCMSA, a engagé 28 millions d’euros dans le fonds spécial qui est consacré au mouvement familial.

Mais nous avons les uns envers les autres des obligations mutuelles, car l’Etat fait appel à l’UNAF. Il n’est pas rare que, moi aussi, j’appelle l’UNAF, j’appelle le Président et je lui demande : « Monsieur le Président, qu’est ce qui se passe dans notre pays à cet instant ? Est-ce qu’il est possible qu’on se voie, ensemble, et qu’on parle ? ». Le Président Fondard l’a évoqué il y a un instant : après les terribles événements de janvier, j’ai souhaité réunir l’UNAF très rapidement dans toute sa diversité. Tout le mouvement familial. Et nous avons eu dans les jours qui ont suivi les évènements de janvier un échange, une réunion dans laquelle nous avons à la fois pu, ensemble, partager l’émotion que nous ressentions, et surtout échanger sur les familles, et effectivement, la place de la famille dans la transmission des valeurs dans ces moments bouleversants pour le pays.

Vous l’aviez écrit dans votre communiqué d’ailleurs, à l’époque : nous devons « encourager les familles dans leur mission éducative et d’apprentissage du civisme, de la tolérance, du respect de l’autre et de la tolérance. »

Et encourager les familles, cela signifie d’abord les écouter. Pour écouter les familles, souvent, moi, j’écoute l’UNAF.

L’UNAF est engagée dans de nombreuses actions de soutien à la parentalité, par exemple sur l’éducation à l’image. Les mouvements familiaux sont présents aux côtés des familles, sur les territoires. Il faut nous appuyer sur cette proximité, cette confiance que vous avez tissée avec les familles, pour maintenir notre attention et notre réponse collective au plus près des besoins des parents, dans ce contexte. C’est cela aussi notre lien.

Notre relation, nous la formalisons aussi dans le cadre de la convention d’objectifs qui nous lie, et que d’ailleurs nous serons amenés à renouveler prochainement.

Dans le cadre de cette nouvelle convention, je tiens à ce que nous puissions apporter des réponses concrètes, aux familles en situation de fragilité. A ce titre, je souhaite inscrire la lutte contre le l’illettrisme comme une véritable dimension du soutien à la parentalité. Comment s’adresser aux parents ? Comment les aider à mieux communiquer avec l’école, par exemple si eux-mêmes sont en situation d’illettrisme ?

L’UNAF a un rôle à jouer dans ce combat majeur, c’est pourquoi je souhaite, au plus près des familles, que nous engagions des réflexions et actions ensemble.

Le soutien aux familles les plus vulnérables est, de manière générale, un point saillant de la politique familiale mise en œuvre par la Gouvernement.

L’attachement à la famille et à la justice sociale, c’est le sens des mesures en direction des familles les plus fragiles. Elles ont été déterminantes dans les réformes engagées. Dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement a décidé d’augmenter l’allocation de soutien familiale de 25%. Oui, ne perdons pas de vue que plus d’un tiers des familles monoparentales vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Pour les familles modestes de trois enfants ou plus, un complément familial, majoré de 50%, a été créé. Ce sont ces mesures que permet de financer la modulation des allocations familiales. Même celle-ci a, entre nous, occasionné suffisamment de désaccords, il n’est pas utile qu’elle occasionne aujourd’hui des sifflements car je tiens à vous assurer que c’est bien la justice qui a mu le Gouvernement. Je voudrais préciser une chose : cette préoccupation que nous avons que la politique familiale ne devienne pas un élément de la politique sociale ou un chapitre de la lutte du plan pauvreté, je l’ai à chaque instant, à chaque instant à l’esprit, et nous avons souvent avec les représentants de l’UNAF discuté de ce qui était l’identité, la substance, l’exception de cette politique familiale française, qui est à la fois dans son caractère universel, dans ce qu’elle apporte - et le petit film de tout à l’heure était éloquent sur ce que les familles attendent de la politique familiale - dans la diversité des familles. C’est cela qui fait la force de notre politique familiale. Les crèches pour tous, les assistantes maternelles, les réseaux d’aide à la parentalité, c’est la politique familiale de la France, celle qui nous permet d’avoir ce magnifique taux de natalité, qui nous permet de regarder l’avenir et nos atouts avec beaucoup d’optimisme.

L’UNAF est aussi, je le sais, profondément engagée en faveur du respect des droits de la personne, un aspect auquel je suis moi aussi particulièrement attachée. Je pense notamment à votre rôle de tutelle et de curatelle. Vous l’avez évoqué, monsieur le Président, dans le cadre du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, vous avez beaucoup travaillé sur les aidants familiaux mais aussi sur les conditions d’exercice de l’activité de mandataire judiciaire. Un rôle là encore exigeant, car c’est une responsabilité énorme, lorsqu’on parle de personnes vulnérables, et je sais qu’il y a encore du travail à faire sur ce dossier. Je sais que je pourrai compter sur vous car c’est très probablement un des chantiers que j’ouvrirai rapidement.

Vous n’avez, au fil des années, eu de cesse d’explorer de nouveaux champs pour apporter toujours plus de soutien aux familles, correspondant à l’évolution des attentes et des besoins. Parfois l’évolution de la société va plus vite que les outils que nous pouvons construire pour y apporter les réponses pertinentes.

Les représentants que nous sommes, devons en permanence être à l’écoute de tous les mouvements, qu’ils soient imperceptibles ou bruyants.

Avant de terminer mon propos je voudrais avoir encore un mot pour François FONDARD. Je voudrais lui dire que j’ai apprécié le travail en commun que nous avons mené ; j’ai apprécié son sens de l’écoute, du dialogue.

Vous avez souhaité affirmer le rôle d’expertise de l’UNAF. Nous en avons besoin.

Mais surtout, vous avez su dessiner une vision commune à partir de mouvements divers et vous avez su faire de cette diversité une force et une richesse. Nous avons, je crois, monsieur le Président, tous les deux, tissé des liens de confiance, de respect, aidés par Guillemette Leneveu, et Elizabeth Le Hot, nos collaboratrices respectives qui je crois ont des relations d’une même qualité. Je ne doute pas, monsieur le Président, que votre successeur saura comme vous incarner, faire vivre la richesse de la pluralité du mouvement familial. J’en ai la certitude car la France a besoin de l’UNAF. L’UNAF telle qu’elle est aujourd’hui, Une UNAF engagée, une UNAF à l’écoute, l’UNAF telle que vous l’avez décrite, monsieur le Président, son identité, son avenir. Vive les enfants, vive l’UNAF et Vive la France.

Je vous remercie.


Image : François Fondard au pupitre de l’Assemblée Générale
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