UNAF - « Les nouveaux rapports industrie-services à l’ère du numérique » & « Les ports ultramarins au carrefour des échanges mondiaux » : sujets de la séance plénière du CESE

« Les nouveaux rapports industrie-services à l’ère du numérique » & « Les ports ultramarins au carrefour des échanges mondiaux » : sujets de la séance plénière du CESE


23/10/2015

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« Les nouveaux rapports industrie-services à l’ère du numérique » & « Les ports ultramarins au carrefour des échanges mondiaux », tels étaient les deux sujets portés à l’ordre du jour de la séance plénière du Conseil économique, social et environnemental qui s’est déroulée les 13 et 14 octobre derniers.

« Les nouveaux rapports industrie-services à l’ère du numérique »

DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

Cet avis est une contribution utile au développement de l’industrie 4.0 avec en ligne de mire l’urgence de sa ré-industrialisation mais aussi la prise en compte des dimensions sociale et environnementale du projet.

Le Groupe de l’UNAF est sensible à ce travail, qui souligne la vigueur de notre démographie. L’avis souligne justement « si le temps du numérique percute celui de l’industrie, les jeunes ne sont pas les plus démunis pour y faire face. » Cependant, il est indispensable d’explorer leurs nouveaux champs de compétences afin de formaliser des nouveaux métiers tant dans le cadre de la formation initiale que professionnelle.

Le Groupe de l’UNAF partage les préconisations et tient à souligner que le projet d’avis fait un équilibre entre les potentialités de cette évolution tout en prenant le soin également de tirer les sonnettes d’alarme indispensables pour ne pas laisser les plus vulnérables sur le bord du chemin.

Au rang des potentialités, le Groupe de l’UNAF note avec satisfaction l’évolution selon laquelle « le numérique inverse tous les paradigmes du système productif : le client, l’usager devient à la fois producteur et consommateur et l’efficacité se centre autour de la qualité, de la sécurité du produit et des services qui lui sont liés. ». Les enjeux d’importance pour l’usine du futur sont bien entendu des défis économiques mais aussi et surtout des défis sociaux et sociétaux. Est-ce la clé pour parvenir à la diminution du chômage ? Est-ce la clé pour une consommation et une production différentes, qui économisent les ressources ?
L’avis tient compte des limites ou des vigilances à avoir face à cette évolution.

Le Groupe de l’UNAF souligne l’importance des recommandations concernant la protection des données personnelles. Il soutient la nécessité de renforcer la protection de la vie privée des Français en obligeant les acteurs du numérique à garantir la non-diffusion de leurs données privées, d’avertir d’une façon claire, explicite et compréhensible l’utilisation éventuelle de ces données et seulement avec l’accord de la personne concernée et à respecter le droit à l’oubli.

Autre limite sur lequel l’avis alerte : parmi les risques de la révolution numérique, l’émergence d’énormes gains de productivité pourrait paradoxalement conduire à une paupérisation du système social. Pour le Groupe de l’UNAF, une réflexion globale doit être engagée rapidement afin de garantir un système de protection sociale adapté à ces nouvelles formes d’emplois, en y associant toutes les parties prenantes, des partenaires sociaux, aux représentants des familles et acteurs de la société civile.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

« Les ports ultramarins au carrefour des échanges mondiaux »

En examinant l’avis sur les ports ultramarins, il est mis une nouvelle fois les projecteurs sur une réalité peu mise en valeur : la France avec ces outre-mer constitue la deuxième puissance maritime après les Etats-Unis. Ce point est important à souligner car il y a clairement une stratégie à mettre œuvre pour que les ports ultramarins puissent jouer pleinement leur rôle dans les échanges en Europe et dans le monde.
Comme le soulignaient, à juste titre, les rapports parlementaires lors de la loi de 2012 portant réforme des ports d’outre-mer relevant de l’Etat : « Dans les départements d’outre-mer, le port constitue bien plus qu’une infrastructure de transport ou qu’une voie d’approvisionnement. Il s’agit d’un véritable « poumon économique », d’un lieu vital pour le fonctionnement de leur économie ».

L’avis s’en fait l’écho sans toutefois négliger le nécessaire équilibre à trouver entre l’économique, le social et l’environnemental. A ce titre les Groupes de l’UNAF et de la Mutualité soutiennent les préconisations, qui respectivement souhaitent la valorisation de la place de l’humain mais aussi l’amélioration de la connaissance environnementale par un effort d’inventaire et de recherche concernant la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes marins et terrestres.

Egalement dans la dimension sociale, l’avis pointe utilement la nécessité de prendre en compte les risques sanitaires. Nous soutenons les préconisations, qui visent à tester des procédures de contrôle phytosanitaire adaptées dans les DOM sans négliger les conditions de travail des personnels et la sécurité des consommateurs.

Sur la gouvernance et l’instance spécifique du Conseil de développement, la problématique du niveau des prix et des conditions de leur formation est particulièrement sensible dans les outre-mer. La problématique de la « vie chère » constitue en effet une préoccupation majeure de nos compatriotes ultramarins : elle a été au cœur de graves crises sociales. Cette question est intimement liée à l’organisation portuaire, en raison même de l’importance des ports dans l’économie de ces territoires. C’est d’ailleurs pourquoi un représentant des consommateurs a été prévu dans le Conseil de développement. Il est donc nécessaire et indispensable qu’il puisse jouer son rôle d’instance de concertation et non d’être réduite à une simple chambre d’enregistrement.

Les groupes de l’UNAF et de la Mutualité ont voté l’avis.

@ : cmenard unaf.fr


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