UNAF - Des enjeux pour les représentants familiaux

Délégué au CCAS n°180/181

Des enjeux pour les représentants familiaux


22/10/2015

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Éditorial par Marie-Andrée Blanc
Présidente de l’UNAF

Issue d’un département rural, je connais vos contraintes de bénévoles. Sachez que les UDAF sont là pour vous aider et être à l’écoute de vos témoignages sur votre représentation.

Défendre l’existence des CCAS

La loi NOTRe rend désormais facultative la constitution d’un CCAS dans les communes de moins de 1 500 habitants. Si cette décision vise à soulager les petites communes manquant parfois de moyens, je suis persuadée que le CCAS garantit un espace de réflexion original, ouvert sur le tissu associatif, sur les questions sociales locales. Ramener ces questions au seul conseil municipal risque de les noyer au milieu de nombreux dossiers et de priver la commune de l’apport d’acteurs de terrain. Si on confie la totalité de l’action sociale au Centre intercommunal d’action sociale, lorsqu’il existe, on risque de perdre la proximité avec les familles et les bénéficiaires. Malgré leurs faibles moyens financiers, combien d’actions innovantes fondées sur le partage, l’entraide, dans les CCAS des petites communes ! Le CCAS agit dans la proximité : il garde tout son rôle dans l’identification des personnes fragiles et dans leur orientation vers des solutions adaptées.
Nous devons donc rester vigilants afin d’éviter la dissolution de CCAS actifs, même de petite taille ; nous devons aussi investir les intercommunalités pour y porter la voix des familles du territoire. Les UDAF doivent faire connaître la nécessité d’une représentation familiale au niveau intercommunal : n’hésitez pas à demander de l’aide à votre UDAF pour rencontrer les élus et les convaincre de donner une place à l’action sociale et à la représentation familiale.

Penser aux jeunes

La représentation familiale dans les CCAS et les CIAS doit notamment permettre, et cela me semble important, de se préoccuper davantage des adolescents et des jeunes. Ils sont trop souvent oubliés par les politiques publiques, y compris par la politique familiale très centrée sur la petite enfance. Parce que l’autonomie des jeunes est une question éminemment familiale, les représentants familiaux doivent être aux avant-postes sur le sujet. Il faut imaginer des solutions pour eux, avec eux, dès l’adolescence. Apporter un soutien à leurs pro- jets c’est aussi les inciter à s’engager eux-mêmes dans des actions collectives et associatives, à avoir une image plus positive de la société et de leur localité. Soyons pourvoyeurs d’idées dans nos CCAS et CIAS pour que cette dimension de l’action locale ne soit pas oubliée. Et n’hésitons pas à partager ces idées dans nos UDAF et entre les UDAF !

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Délégué au CCAS n°180/181
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