UNAF - La Présidente de l’UNAF introduit le colloque : « Les Ecoles de Production : une autre forme d’apprentissage : Comment développer un modèle qui fait réussir les jeunes ? » en présence de la Secrétaire d’Etat à la formation professionnelle et à l’apprentissage, Clotilde Walter

La Présidente de l’UNAF introduit le colloque : « Les Ecoles de Production : une autre forme d’apprentissage : Comment développer un modèle qui fait réussir les jeunes ? » en présence de la Secrétaire d’Etat à la formation professionnelle et à l’apprentissage, Clotilde Walter

13/12/2016

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Le mercredi 7 décembre, la présidente de l’UNAF, Marie-Andrée Blanc, a ouvert le colloque de la Fédération des Écoles de production qui se tenait dans les locaux de l’UNAF. A cette occasion, Marie-Andrée Blanc a accueilli la Secrétaire d’Etat à la formation professionnelle et à l’apprentissage, Clotilde Walter.

Les Écoles de Production sont des établissements privés d’enseignement technique (à but non lucratif) qui forment des jeunes dès 15 ans et préparent aux diplômes de l’Education Nationale (CAP, BAC PRO) ou à des certifications et titres professionnels inscrits au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles). Leur pédagogie se base sur le principe du « faire pour apprendre ».

L’UNAF est très investie sur le sujet de l’éducation et notamment de l’orientation des jeunes et de leur insertion dans le monde professionnel. Tout parent souhaite la réussite et l’épanouissement professionnel de ses enfants. C’est ainsi que l’UNAF a réalisé des études sur ce sujet, aussi bien qualitatives que quantitatives, ainsi que des guides à destination des parents.

Si pour la majorité des jeunes l’orientation se passe sans encombre, pour certains, il est à relever que la voie « choisie » pour eux par les établissements scolaires ne leur convient pas. L’orientation « subie » concernerait 4 jeunes sur 10, ce qui est un chiffre important. Or, un jeune qui subit son orientation risque bien plus qu’un autre de « décrocher ». Aujourd’hui, le nombre de « décrocheurs » est évalué autour de 100 000 jeunes par an.

Un certain nombre de jeunes qui souvent ont une intelligence plus concrète qu’abstraite, ne trouvent pas leur place dans l’enseignement classique. Ces jeunes désirent une indépendance plus précoce, apprendre un métier et travailler. Le lycée professionnel est une solution mais il n’offre pas toujours suffisamment de stages et la partie théorique peut encore sembler pour certains jeunes trop importante. L’apprentissage est aussi une solution même si les entreprises ont leurs propres contraintes, ce qui complexifie l’intégration de ces jeunes.

Les Maisons familiales rurales gérées par des associations de parents, qui pratiquent une pédagogie de l’alternance originale sont membres de l’UNAF. Le format alternatif dans la formation qu’elles délivrent (une partie de cours théorique et une partie d’expérience dans l’entreprise) a fait ses preuves.

Les Écoles de production sont encore une autre possibilité, une autre « formule » qui semble à l’UNAF tout à fait intéressante. Ce concept est relativement « protecteur » car la partie expérience professionnelle se fait en ateliers au sein même de l’établissement, et correspond bien à l’âge des jeunes (entre 15 et 17 ans). Ils ne sont pas encore des adultes. L’UNAF défend la différence entre chaque enfant et souhaite un système éducatif qui prenne en compte ces particularités, qui accepte l’initiative de système pédagogique différencié avec l’implication des parents afin qu’ils soient véritablement des acteurs de l’éducation de leurs enfants.

L’UNAF souhaite que les Écoles de production puissent rejoindre les associations familiales qui siègent au sein de son institution et ainsi bénéficier de ses travaux tout en alimentant ses réflexions.

L’orientation scolaire vécue par les jeunes et leurs parents

@ : phumann unaf.fr


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