UNAF - Les représentants familiaux siégeant dans les Comités de Bassin se réunissent : renforcer la place des familles dans le domaine de l’eau au plus près des territoires

Les représentants familiaux siégeant dans les Comités de Bassin se réunissent : renforcer la place des familles dans le domaine de l’eau au plus près des territoires

20/12/2016

L’UNAF a organisé un groupe de travail le mardi 13 décembre 2016 avec ses représentants dans les Comités de Bassin, afin de faire le point sur l’actualité de cette représentation.

La politique nationale de l’eau repose sur une mise en œuvre originale, car elle est déployée au niveau des bassins versants.

Les Comités de Bassin ont pour rôle de fixer à leur échelle hydrographique, en concertation avec les parties prenantes représentées en son sein, les grandes orientations stratégiques relatives à la protection de la ressource en eau (petit cycle de l’eau) et des milieux naturels aquatiques (grand cycle de l’eau).

Rappelons que depuis la création des Comités de Bassin, l’UNAF a tenu à être représentée dans cette instance afin de défendre les intérêts des familles dans un domaine qu’elle a identifié comme prioritaire. La valeur de l’eau va bien au-delà d’un prix et d’une qualité, elle est essentielle à la vie, il y a des questions de solidarité et d’éthique.

Aujourd’hui, les dossiers traités ont évolué et s’étendent d’avantage à la protection de l’environnement et de la biodiversité (préserver une continuité écologique avec les trames verte et bleue, par exemple). Les liens entre protection des sols, des mers et du littoral sont mieux pris en compte dans les politiques publiques et s’inscrivent dans un contexte d’évolution préoccupante du climat.

Les représentants familiaux ont insisté sur la nécessité de promouvoir cette thématique auprès du réseau UDAF-URAF-UNAF, en renforçant notamment la représentation dans les Commissions Locales de l’Eau (CLE). Ces dernières sont un maillon important de la concertation et impulsent des solutions au plus près des familles.

Les réflexions ont porté sur l’assainissement non collectif en regrettant son coût inégal sur les territoires, sa complexité et le fait qu’une fois installé ou mis en conformité, les impacts sur le milieu ne soient pas évalués.

Le service public de l’assainissement non collectif (SPANC) doit être amélioré dans le cadre de la loi Notre et la concertation avec les usagers mieux organisée. Les pollutions diffuses, dont médicamenteuses, sont toujours plus rémanentes dans le milieu, ce qui en fait un objet majeur de préoccupation et oblige à aller vers plus de sobriété dans l’emploi de ces substances.

La prévention des inondations, surtout dans le Sud de la France, commence à se mettre en œuvre et passe par une mesure phare, de la lutte contre l’artificialisation des sols. Les représentants familiaux dans les Comités de Bassin ont été unanimes pour regretter les ponctions faites au budget des Agences de l’Eau, ce qui est contraire au principe de « l’eau paye l’eau » et qui fragilisent la réalisation des projets nécessaires au bon état des eaux de surface et souterraines.

Contact : ssitbon unaf.fr

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