UNAF - UDAF 17 - Charente-Maritime - Premier et deuxième questionnaires (1996)

Etude généraliste

UDAF 17 - Charente-Maritime - Premier et deuxième questionnaires (1996)


30/11/1995

Observatoire départemental de la famille de Charente-Maritime (UDAF 17)

Premier et deuxième questionnaire


GENESE D’UN PROJET

A l’origine, quelques constats ...

- l’UDAF est chargée de la représentation et de la défense des
intérêts des familles, mais quelle connaissance réelle a-t-elle de leurs
modes de vie, de leurs attentes ou de leurs difficultés ?

- les commissions internes animées par l’UDAF n’ont pas toujours
le dynamisme que l’on pourrait en attendre ; les thèmes abordés sont
souvent trop abstraits, et parfois éloignés des réalités quotidiennes ;

- les relations avec les autorités élues ou administratives sont généralement
trop superficielles, fondées sur des discours de politique familiale trop
généraux et peu motivants ;

- les contacts avec les médias sont difficiles : l’UDAF créant
rarement l’évènement a du mal à interresser les journalistes ;

- l’UDAF est peu connue du grand public, son audience est limitée,
quelle est le degré de crédibilité accordé à son discours ?

Et une volonté

Partant du souhait de développer progressivement un département d’études
et de recherches en politiques familiale et sociale, l’UDAF a été
conduite à imaginer un outil permettant :

- d’améliorer sa connaissance des situations familiales, au-delà
des informations émanant des associations ou des mouvements familiaux ;

- d’alimenter les commissions internes en thèmes de réflexion ;

- de fournir des sujets de communication, tant vis à vis des partenaires
institutionnels que des média, contribuant ainsi à améliorer l’image
de marque de l’UDAF ;

- de mobiliser des familles autour d’un projet innovant.

METHODOLOGIE

S’il est rapidement apparu pour la mise en oeuvre de l’observatoire
de la famille, la nécéssité de suivre une démarche scientifique, les limites
du dispositif semblaient tout aussi claires : il ne s’agissait pas
de recréer des données quantitatives établies avec beaucoup plus de rigueur
et de précision par des organismes tels que l’INSEE,le CREDOC ,...

L’objectif a d’emblée été centré sur la recherche d’informations
qualitatives, permettant de dégager des tendances, sur les modes de vie
et les attentes des familles, et sur leur évolution dans le temps.

Les étapes de la création de l’observatoire

- choix de constitution d’un panel :

méthode plus longue, mais aussi plus rentable compte-tenu du taux de
retour des questionnaires, et du caractère réellement représentatif de
l’échantillon des répondants.

- construction du panel théorique :

échantillon de 400 familles, représentatif de la population du département,
selon des critères définis par l’INSEE, dont la fonction peut être
discriminante ou explicative :

 . catégorie socio-professionnelle

 . bassin d’emploi

 . type de logement

 . age du chef de famille

 . composition de la famille

 . revenus. 

- recherche, sur le terrain, des familles répondant aux critères et acceptant
de faire partie du panel.

- création d’un groupe de travail pour l’élaboration d’un
premier questionnaire, avec comme objectifs :

 . obtenir des « photos de familles »

 . balayer tous les thèmes de la vie familiale, mais de façon
superficielle, afin de repérer des sujets 

 à approfondir lors des questionnaires suivants

 . s’attacher plus à la forme qu’au fond, afin de
valider le dispositif

- rédaction et diffusion du questionnaire

- dépouillement et analyse :

le traitement a été réalisé avec un logiciel de traitement d’enquêtes,
permettant tous les tris de données possibles.

REMARQUES

- le recueil d’informations exige de la rigueur et des moyens ;
il est inutile de recréer celles qui existent déjà, il vaut parfois mieux
exploiter et commenter les données existantes.

- le choix des critères permettant de constituer le panel est une étape
essentielle et délicate ;

de ceux que l’on retiendra dépend la qualité des réponses et la
fiabilité des analyses.

- avant de s’attacher aux moyens techniques et aux outils de traitement,
qui sont assez facilement accessibles, il convient d’avoir une réflexion
stratégique etde définir de façon précise :

 . la méthode d’investigation

 . les variables pertinentes pour la définition du panel

 . l’utilit é de ces variables par rapport aux stratégies
que l’on veut développer.

- il importe de lier la réflexion à l’action : l’observation
peut se contenter d’être passsive, par la production de statistiques,
tableaux de bord... ; il faut lui préférer une forme active, liée aux
objectifs généraux de l’Institution.

- la production d’information est inutile si clle-ci n’est
pas diffusée :

 . dès l’origine du projet, il convient d’en prévoir
l’exploitation afin de nepas laisser trop de délai

 entre leur production et leur diffusion, ou de ne pas prendre
le risque, faute de temps, de ne 

  jamais les exploiter

 . l’information produite doit être simple, concise et
facilement assimilable par son destinataire.


Présentation des résultats de l’Observatoire

LA FAMILLE : STRUCTURE, MODE DE VIE

La famille aujourd’hui : que représente t-elle, quelles en sont les bases ?

Nous avons recueilli auprès des familles interrogées les définitions
qu’elles donnent de « la famille » .

Parmi les réponses apportées, citons les plus fréquentes ou les plus
significatives :

« C’est l’entité sociale la plus importante,
le moteur de la société et l’équilibre de chaque individu...

« Elle est garante d’une certaine stabilité sociale.
C’est la fondation de la société ; actuellement elle
n’est pas assez reconnue et donc elle n’est pas
assez protégée...

« C’est le plaisir de s’aimer alors que
la société c’est chacun pour soi...

« C’est un lien d’amour à conserver et à
donner à tous ceux qui n’en ont pas.

 

 


Sur quoi cette famille, qui est à la fois source et refuge, se fonde- t-elle ?

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Sur une bonne communication parents/enfants (82%)

Sur le fait d’avoir un couple uni, ou sur la confiance 
(70%)

Le mariage ne semble essentiel que pour 35% des familles
interrogées .

Les moins de 50 ans privilégient de loin le fait d’avoir
un couple uni au fait d’être mariés ; c’est cependant
l’inverse pour les plus de 50 ans.

La « bonne communication parents/enfants » est
un facteur d’égale importance, quel que soit l’âge,
la catégorie socio-professionnelle, ou le nombre d’enfants.

 

 


Autour de quelles valeurs une famille se construit-elle ? Quelles sont celles qui lui ont été transmises  ? Celles qu’elle transmet ?

armi les valeurs que nous avons citées, notre premier questionnaire avait
permis de mettre en évidence :

 l’honnêteté (83%)

 le respect (67%)

 le travail (64%)

Le deuxième questionnaire confirme ce choix ; il nous amène en revanche
à constater que la « solidarité » et la « tolérance »
sont placées en dernière position, même si les parents semblent davantage
vouloir les transmettre à leurs

 

Quelles sont les valeurs que vos parents vous ont transmises,
et quelles sont celles que vous transmettez à vos enfants
 ?

  valeurs
reçues  valeurs transmises

 la tolérance 33.05% 
55.93%

 l’honnêteté  
91.10% 84.32% 

 la politesse 84.32% 
79.66%

 le travail 
86.02% 76.69%

 la moralité 62.71% 
57.63%

 la solidarité 40.25% 
52.12%

 la responsabilité 
52.97% 65.68%

 le sens de la famille 64.83% 
67.37%

 

 

S’il existe quelques écarts entre valeurs reçues
et valeurs transmises, le classement est à peu près le même,
mais la tolérance et la solidarité sont plus
souvent citées parmi les valeurs transmises, au contraire
des 3 valeurs traditionnelles et de la moralité.

En ce qui concerne les valeurs reçues, il y a peu de différences
selon les âges ; il faut néanmoins noter une importance accrue
pour la responsabilité chez les moins de 30 ans.

Les valeurs transmises ne subissent pas davantage l’influence
des différents critères de segmentation des familles.

 

 


Présence et rôle des grands-parents ;  relations intergénérations.

En observant les valeurs transmises et les valeurs reçues nous remarquons
la continuité du lien familial à travers les générations ; dans ce processus,
quel sont la place et le rôle des grands-parents ?

Dans une famille sur deux, les grands-parents rencontrent 
leurs petits-enfants au moins une fois par semaine. Et pour
plus de 80% des familles ces rencontres ont lieu au moins
une fois par mois.

La fréquence est plus faible pour les familles de cadres
et plus importante pour celles de moins de 30 ans.

Le rôle essentiel assigné aux grands-parents est : 

 d’assurer la cohésion familiale (31%)

 de transmettre des valeurs morales (27%)

 de transmettre un savoir ou une culture (25%)

 de rendre des services (17%)

Moins il existe de rencontres entre les petits enfants et
leurs grands-parents, plus on a tendance à confier à ces
derniers une mission de transmission de valeurs morales, et
plus les rencontres sont fréquentes plus on pense qu’ils
ont pour fonction de rendre des services. Les retraités quant
à eux n’imaginent pas que le rôle des grands-parents
soit de rendre des services.

 

 


L’EDUCATION DES ENFANTS

Place et rôle éducatif des différents intervenants auprès des enfants.

Si elle accorde aux grands-parents un rôle de transmission de valeurs
ou de savoirs, comment la famille envisage t-elle, et à qui confie-t-elle
l’éducation de ses enfants ?

Pour les familles interrogées, la fonction éducative repose
avant tout sur :

 les parents (43%)

 l’école (34%)

 la famille (19%)

Plus on a d’enfants, plus les parents sont cités en
priorité.

 

 


Pour les familles, quelle est la période de la vie de l’enfant la plus importante pour son éducation ?

de 0 à 2 ans : 11.5%

de 3 à 6 ans : 22.5%

de 7 à 11 ans : 28.5%

de 12 à 15 ans : 22%

plus de 15 ans : 5.5%

Avant 2 ans il semble que cela soit trop tôt, et après 15
ans trop tard... Les familles nombreuses privilégient plutôt
quant à elles la période 3 / 6 ans.

 

 


Quelles sont les activités que l’on pratique en famille ? Comment est utilisé le temps consacré par les parents à leurs enfants ?

quelles activités partagez vous avec vos enfants ?

 pratique d’un art 
8.33%

 devoirs scolaires 77.27%

 sports 37.88%

 spectacles 40.15%

 réunions de famille 81.82%

 réunion d’amis 52.27%

 promenades 83.33%

 jeux 12.88%

 travaux manuels 6.06%

 

 

Les « promenades » et les « réunions de
famille » constituent l’essentiel de ce temps passé
ensemble, suivies par les « devoirs scolaires ».

Les cadres consacrent peu de temps aux devoirs scolaires
alors que les professions intermédiaires y sont plus attentives ;
ce phénomène est inversé en ce qui concerne les spectacles
et le sport.

Pour les familles de plus de 5 enfants, le temps passé pour
chacune des activités que nous avons citées est nettement
inférieur, sauf pour les réunions de famille.

 

 


Les activités extra-scolaires des enfants, la place et l’influence de la télévision.

 En dehors du temps passé avec les parents, les enfants ont bien entendu
diverses activités que nous avons souhaité identifier et dont nous avons
voulu mesurer l’importance.

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Sport, télévision et sorties entre amis sont les activités
les plus fréquemment citées.

Les enfants d’agriculteurs semblent moins avoir d’activités
que les autres enfants.

Les sorties entre amis constituent la principale activité
des enfants dont les parents ont des revenus mensuels inférieurs
à 5000 francs.

Une famille sur deux est convaincue de l’influence
de la télévision sur le comportement des enfants. Ceci est
beaucoup plus nuancé chez les familles de plus de 5 enfants,
et beaucoup plus marqué chez les familles qui ont des revenus
supérieurs à 20000 francs.

Le rôle de la télé vision est d’abord défini comme
 :

 divertissant (39%)

 éducatif (16%)

 un vecteur de violence (16%)

La télévision est essentiellement ressentie comme un vecteur
de violence par les familles de 4 enfants et plus.

 

 


LE LOGEMENT

Degré de satisfaction des familles par rapport à leur logement actuel, et motifs événtuels d’insatisafction.

82% des familles se déclarent satisfaites de leur logement
. il est cependant nécéssaire de pondérer ce chiffre puisque
le taux de satisfaits est de :

 90% pour les propriétaires

 54% pour les locataires

le degré de satisfaction est identique selon les bassinsd’habitat.

Les causes d’insatisfaction sont :

 - la taille inadaptée, surtout pour les habitants
de Saintonge et de La Rochelle, ainsi que pourles moins de
30 ans et les familles d’un enfant. Cette cause d’insatisfaction
est plus faible lorsque le nombre d’enfants est plus
élévé.

 - le manque de confort, surtout en Sud-Charente,ainsi
que pour les moins de 30 ans et les familles disposant d’un
revenu mensuel inférieur à 5000 francs.

 

 


Désir de changement de logement, et raisons de l’absence de changement

Seulement 11% des propriétaires désirent changer de logement,
mais 52% des locataires le souhaitent.

Les motifs de non changement sont essentiellement dus à un
problème de budget (51%) ou au fait de ne pas trouver d’autre
logement. Les problèmes de budget sont cependant 4 fois plus
important que le fait de ne pas trouver de logement.

 

 


Les critères de choix d’un logement.

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Le prix est le critère le plus déterminant ( 56%), puis
l’environnement (48%), et la distance par rapport au
lieu de travail (42%).

L’importance du prix, de la taille et de l’aspect
général du logement diminue avec l’âge des personnes
interrogées.

Les agriculteurs sont les moins attentifs au prix du logement.

La distance par rapport au lieu de travail est plus importante
pour les moins de 30 ans alors que les cadres sont quant à
eux plus sensibles à la taille.

Les familles de 5 enfant et plus font davantage attention
au critère prix alors que le confort semble être pour elles
tout à fait secondaire.

 

Le prix est le critère le plus déterminant 56%, puis l’environnemnt
avec 48% et la distance par rapport au lieu de travail avec
42%.

L’importance du prix, de la taille et de l’aspect
général du logement baisse avec l’âge. Seuls les agriculteurs
sont moins attentifs au prix du logement. La distance par
rapport au lieu de travail est plus importante pour les moins
de 30 ans et les cadres sont eux plus sensibles à la taille.

Les familles de plus de 5 enfants font plus attention au
critère du prix alors que le confort semble être pour elles
tout à fait secondaire.

 

 


Eléménts favorisant la décision d’accession à la propriété.

Si le prix est un critère déterminant dans le choix d’un logement,
quel facteur a-t-il le plus d’influence sur la décision d’accéder
à la propriété ?

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Il apparait clairement qu’une situation professionnelle
stable est l’élément qui incite le plus les familles
à accéder à la propriété (57%).

Les cadres sont les moins sensible à cet aspect.

Le prêt à 0% a peu d’incidence : 12% seulement des
familles interrogées y sont sensibles.

Il est cependant un facteur déclenchant pour les familles
qui disposent de ressources mensuelles inférieures à 5.000
francs.

La constitution d’un patrimoine n’apparaît pas
essentielle, mais c’est un motif cité en seconde position
par toutes les familles dont les revenus sont supérieurs à
20.000 francs par mois.

 

 


LA CONSOMMATION

Importance consacrée à chaque poste de budget  ; plaisir associé à chaque type de dépénse.

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Le poste de dépense le plus important est l’alimentation.

S’il n’y a pas de différence sensible selon les catégories
socio-professionnelles, les âges ou les revenus, il en existe
par contre selon le nombre d’enfants.

On consacre davantage à l’alimentation et moins au logement
quand on a peu d’enfants ; c ’est l’inverse
quand on en a beaucoup.

L’habillement constitue le poste le plus important
pour les familles d’un ou deux enfants.

La part attribuée au transport augmente avec le nombre d’enfants ;
on constate le contraire pour le poste loisirs/culture.

 

 


Nous avons essayé de mesurer l’incidence du montant
de la dépense sur le plaisir à dépenser.

Il apparait que pour la quasi-totalité des familles, le
plaisir est inversement proportionnel àl’importance
du poste budgétaire. C’est par exemple pour la culture et
les loisirs que les familles ont le plus de plaisir à dépenser
leur argent alors que c’est le poste budgétaire le moins important.

 

 


Motifs de l ’épargne des ménages

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La crainte de l’avenir et les études des enfants sont
pour l’essentiel les motifs d’épargne des familles.

Plus on vieillit et plus on épargne par crainte de l’avenir
(75% des personnes de plus de 65 ans).

Plus on a d’enfants moins on épargne par crainte de l’avenir,
mais plus on épargne pour les études ou les dépenses imprévues.

Les cadres sont ceux qui épargnent le moins par crainte de
l’avenir et les professions intermédiaires sont celles qui
épargnent le plus pour l’éducation de leurs enfants.

 

 


Les achats à crédit : pour quels types d’achats ? avec quels types de crédit ?

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L’ immobilier n’était volontairement pas cité dans
cette question, il a été cependant été souvent rajouté par
les familles dans leurs réponses, mais il est préférable de
ne pas le prendre en compte dans notre analyse.

la voiture est le premier et le plus important des achats
à crédit, suivie par les équipements ménagers et mobiliers.

Plus on a d’enfants et plus on a recours au crédit, notamment
pour la voiture et pour l’équipement ménager.

Les moins de 30 ans et les 50-64 ans sont les plus gros consommateurs
de crédit.

Pour les familles qui disposent de moins de 10.000 francs
de revenus mensuels, le crédit porte d’abord sur la
voiture et l’équipement ménager, pour les autres il
concerne prioritairement la voiture et l’immobilier.

Le prêt bancaire classique est surtout utilisé par les familles
dont les revenus mensuels sont supérieurs à 7.000 francs,
les autres ont plutôt recours à la carte de crédit et au crédit
permanent.

Ce sont les donc les formes de crédit les plus onéreuses
qui sont utilisés par les familles aux plus faibles revenus.

 

 


La notion de surendettement

Près de 70% des familles situent le niveau de surendettement
entre 40 et 50% des revenus.

Les 30-49 ans sont ceux qui fixent le plus haut la barre
du surendettement, il en est de même pour les professions
intermédiaires.

Les familles qui disposent des revenus les plus élévés (plus
de 20.000 francs mensuels) sont celles qui fixent cette barre
le plus bas (pour plus de 90% d’entre eux elle ne doit pas
dépasser 40%).

 

 


POLITIQUE FAMILIALE ET SOCIALE

Degré de satisfaction et avis sur la clarté du système actuel de prestations familiales.

 Le système des prestations familiales actuel vous paraît-il
 :

  oui  
  non

 satisfaisant 42.14% 
57.86%

 juste 37.41% 
62.59%

 simple 54.74% 
45.26%

 

 


Simple mais insatisfaisant et injuste.

Les plus satisfaits du système sont ceux dont les revenus
sont supérieurs à 20.000 francs par mois, cependant les cadres,
bien que satisfaits, jugent ce système injuste.

Il est estimé injuste également par les familles dont les
ressources mensuelles sont comprises entre 10.000 à 15.000
francs, pour les familles d’un ou deux enfants, ainsi que
pour les employés et les professions intermédiaires.

Le système est jugé simple par la majorité des répondants,
mais le taux de non-réponses doit nous conduire à interpréter
avec prudence ce résultat.

 

 


Prestations familiales et  conditions de ressources

Le fait que les prestations familiales soient versées
sans condition de ressources constitue une injustice pour
52% des familles.

La position des familles n’est pas fonction de leur
âge.

Les agriculteurs et les familles de 5 enfants ou plus sont
cependant les plus nombreux à trouver cela juste.

 

 


Les freins à la natalité

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La crainte de l’avenir constitue le premier frein à la
natalité (63% des réponses), cela est plus sensible chez les
agriculteurs et les artisans, mais aussi pour les retraités.

Cependant, plus on a d’enfants et moins la crainte de l’avenir
est ressentie comme un frein ; c’est plutôt dans ce
cas le souci de carrière qui est cité.

Paradoxalement, plus on dispose de revenus importants et
plus les difficultés de la vie quotidienne sont considérées
comme un frein.

Remarque : l’insuffisance des aides financières
destinées à compenser les charges d’éducation des enfants
n’et citée que par 9% des familles interrogées.

 

 


Les sujets que les familles souhaitent voir étudiés en priorité.

En matière de politique sociale, et au delà de la question des prestations
familiales, quels sont les thèmes qui préoccupent le plus les familles
 ?

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La formation et l’emploi 34%

La santé  31%

L’enseignement  18%

Ces thèmes sont cités dans le même ordre quelque soient 
les catégories socio-professionnelles, à l’exception
des cadres qui accordent moins d’importance à la santé et
au logement, mais qui font plus de cas de la fiscalité, de
la culture et de la communication.

La formation et l’emploi sont plus souvent cités par les
familles en charge d’enfants, ainsi que par les moins de 30
ans et les 50-64 ans.

Plus les familles ont d’enfants et moins elles semblent préoccupées
par le logement et l’environnement, ce qui n’est pas
le cas des plus de 50 ans.

 

 


Degré de satisfaction par rapport à la santé, aux équipements médicaux et à la couverture sociale.

La santé étant citée en deuxième position parmi les thèmes dont l’étude
est souhaitée en priorité par les familles, quel est pour celles-ci le
degré de satisfaction par rapport à ce qui leur est proposé aujourd’hui ?

Etes vous satisfait des équipements médicaux suivants
 ?

    très satisfait 
satisfait pas satisfait  
 

médecins 33.5% 
  62.5%  3.0% 

hôpitaux  7.0% 
 66.0%  21.5%

services paramédicaux 13.5%  
 
71.5%  8.5% 

 

 

Moins de la moitié des familles s’estime en parfaite santé
(44%), le même pourcentage se trouve en "assez bonne
santé" et 10% pensent être en mauvaise santé.

On constate une réelle satisfaction des familles en ce qui
concerne les médecins mais il n’en va pas de même pour
les services paramédicaux et les hôpitaux. La médecine de
proximité semble la plus appéciée.

La couverture sociale est jugée plutôt bonne, surtout par
les cadres et les professions intermédiaires ; cette analyse
n’est en revanche pas partagée par les moins de 30
ans et les plus de 65 ans.

.

 

 


FORMATION ET VIE PROFESSIONNELLE

Quel est le principal intérêt d’une activité professionnelle ?

Le principal intérêt cité par les familles :

 l’épanouissement personnel 
 40%

 le fait de gagner de l’argent 
31%

 le sentiment d’être utile, du devoir accompli 
25%

Moins on gagne d’argent et plus le fait d’en gagner constitue
l’objectif ou l’intérêt prioritaire.

Plus le niveau d’étude est bas, plus le fait de gagner de
l’argent est important, de même que le sentiment d’être utile ;
l’épanouissement personnel passant au second plan.

.

 

 


Comment concilier vie familiale et vie professionnnelle ?

Par une modulation des horaires de travail 
 45%

Grâce à des aides financières pour une cessation partielle

ou totale d’activité 
 21%

En développant l’emploi à temps partiel 
20%

Par contre, seulement 7% des familles citent l’accroissement
d’équipement et de services de garde d’enfants.

Les agriculteurs et les professions intermédiaires préconisent
le temps partiel.

Les employés et les artisans sont davantage demandeurs de
modulations d’horaires.

Les ouvriers souhaitent quant à eux des aides financières
pour réduire ou cesser leur activité.

Alors que les cadres attendent une augmentation des équipements
pour l’accueil de leurs enfants.

.

 

 


De quelle manière peut-on améliorer le dispositif de formation des jeunes ?

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L’amélioration du dispositif de formation passe
par la qualité de l’orientation, pour 25% des familles,
et par la valorisation de l’enseignement technique et
professionnel, pour 20% d’entre elles. 
 

Les ouvriers et les employés sont plus sensibles au soutien
scolaire. L’importance de l’éducation morale et civique, qui
est citée en troisième position, s’accroît avec l’âge des
personnes interrogées.

 

 


De quoi dépend aujourd’hui l’insertion sociale et professionnelle des jeunes ?

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La motivation est de loin la première réponse donnée,
ce phénomène est encore plus sensible pour les moins de 30
ans.

Cadres et professions intermédiaires priviligient quant à
eux l’orientation scolaire.

 

 


Conclusion

L’Observatoire Départemental de la Famille après un an d’existence,
nous a donné déjà donné beaucoup d’informations sur les familles,
leur besoin, leur contentement, leur satisfaction sur des sujets assez
vastes. Il a suscité l’intérêt de nombreuses personnes et institutions
car il est le moyen de mieux connaître et de mieux comprendre les familles
de notre département.

Mais afin d’obtenir une meilleure information sur les familles,
plus claire et qui permette à ceux qui l’utilisent d’avoir
les éléments nécessaires pour orienter de façon efficace leurs futurs
choix familiaux, l’Observatoire va prendre un essor nouveau et ira
au coeur des problèmes : en créant des questionnaires sur des points précis.
Réflexion et Décision se feront ainsi sur des bases précises.

L’Observatoire Départemental de la Famille continuera donc à apporter
une information de plus en plus pointue sur les familles.


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