UNAF - Lettre du Président de l’UNAF à M. Philippe Bas

Communication

Lettre du Président de l’UNAF à M. Philippe Bas


14/06/2005

Paris le 10 juin 2005

Monsieur Philippe BAS
Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes _ âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille
8 avenue de Ségur
75007 PARIS

Monsieur le Ministre,

Au moment où vous prenez vos fonctions, je voudrais en tout premier lieu vous féliciter au nom de l’UNAF et en mon nom personnel d’avoir accepté cette charge qui est la vôtre aujourd’hui.

Comme vous le savez, la vie des familles aujourd’hui se trouve au carrefour d’une part très importante des politiques publiques.

Dans sa déclaration devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre a, à juste titre, mis l’accent sur la question de l’emploi.

L’UNAF, de par ses missions, ses réflexions, ses actions et son implantation au travers des associations locales peut affirmer que pour les familles la sécurité dans l’emploi pour les parents, tout comme la possibilité pour les jeunes adultes de trouver rapidement un emploi au sortir de leurs divers cursus de formation sont bien au cœur de leurs préoccupations quotidiennes. L’emploi conditionne également très souvent l’évolution du lien familial et social, renforcement ou éclatement.

Tout ce qui, dès lors, pourra être fait pour faire reculer le chômage et la précarité professionnelle aura des répercussions positives sur la vie des familles. Cependant, et vous le savez également, c’est bien dans les familles que se tissent et se transmettent la solidarité et la cohésion sociale, en d’autres termes, le « mieux vivre ensemble » dont notre pays a tant besoin.

C’est enfin par le dynamisme des familles qu’un pays quel qu’il soit peut assurer son renouvellement et son avenir.

En cela, et au-delà de la seule question de l’emploi, celles des autres politiques publiques conduites par le Gouvernement auquel vous participez, doivent également être réfléchies et mises en œuvre à l’aune de ce regard : les familles afin que leur cohérence puisse faire sens pour l’ensemble de nos concitoyens.

Chaque année, le Gouvernement tient la Conférence de la Famille. Celle-ci se réunit autour d’une ou de plusieurs problématiques choisies à l’avance et préparées par des groupes où se retrouve l’ensemble des acteurs y compris les partenaires sociaux.

Depuis la fin de l’année 2004, un important travail a donc été réalisé dans ce cadre et les rapports ont été remis à votre prédécesseur sur des sujets d’intérêt général : les enjeux démographiques et la protection de l’enfance.

L’UNAF souhaite que vous donniez suite à ces travaux par l’organisation de cette conférence dans des délais à la fois raisonnables pour tenir compte de la mise en place du nouveau Gouvernement, et à la fois compatibles avec le calendrier des arbitrages budgétaires, afin que les décisions prises puissent s’appliquer au 1er janvier 2006.

Par ailleurs, j’ai bien noté comme beaucoup de jeunes familles que le Premier ministre avait annoncé un nouveau plan de création de places en structures d’accueil pour la petite enfance.

Nous apprécions à sa juste mesure cette proposition compte tenu de l’ampleur des besoins encore non couverts en la matière.

Cependant, si le soutien à l’investissement est nécessaire, il doit être assorti des moyens de fonctionnement pour en assurer la pérennité. A cet égard, la négociation en cours sur la Convention d’objectifs et de gestion entre l’Etat et la Caisse nationale des Allocations Familiales revêt une importance capitale. Son aboutissement rapide devrait alors permettre la poursuite des programmes engagés ou décidés.

Voilà, Monsieur le Ministre, quelques-uns des dossiers dont je souhaiterais accompagné d’une délégation du Bureau de l’UNAF, m’entretenir avec vous-même lorsque votre installation dans vos nouvelles fonctions le permettra.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de l’engagement sans faille de l’UNAF dans l’exercice des missions qui sont les siennes au service des familles.

Hubert BRIN

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