UNAF - UDAF 17 - Charente-Maritime - Quatrième questionnaire (1999)

Etude généraliste

UDAF 17 - Charente-Maritime - Quatrième questionnaire (1999)


30/11/1998

 

Observatoire départemental de la famille de Charente-Maritime (UDAF 17)

Quatrième questionnaire - 1999

PREAMBULE

Cette enquête a été réalisé à partir d’un échantillon
de 194 personnes représentatives des ménages de la Charente-Maritime selon
la méthode des quotas à partir de quatre variables discriminantes : l’âge,
la CSP, le type de ménage et le nombre d’enfants.

Le but de cette enquête est de mieux connaître la représentation
qu’on les ménages du milieu associatif.

Cette enquête va permettre de connaître les motivations d’adhésion
ou ce qui pourrait inciter les personnes à adhérer à une association et
de connaître le jugement des ménages sur le milieu associatif et sur son
utilité. Cette analyse va aussi permettre d’avoir une idée du degré
de connaissance des ménages sur divers services proposés par les associations
et par d’autres organismes.

Ces résultats vont donner un éclairage nouveau sur le milieu
associatif vu par les ménages et permettre aux associations d’envisager
de nouvelles actions pour satisfaire et répondre au mieux aux attentes
et aux besoins des adhérents ou des futurs adhérents.


VIE ASSOCIATIVE

De la manière dont a été constitué le panel des ménages représentatifs
des ménages de Charente-maritime, la proportion de personnes adhérentes
à une association est très élevée, soit 78,4 %. Ces adhérents se répartissent
dans différents types d’associations selon le graphique suivant.

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src="etudes/17 general/99/image002.gif">

Comme le fait remarquer une enquête de l’INSEE, on
constate que le développement individuel, à travers une activité collective
(sport, loisirs...), a pris le pas sur la défense d’intérêt commun.
Presque un adhérent sur deux appartient à une association sportive, plus
de 40% sont membres d’une association de loisirs, presque un tiers
des personnes font partie d’une association culturelle alors que
seulement moins de 20% des adhérents appartiennent à une association humanitaire
et de même pour les associations de défense d’intérêts. Les associations
confessionnelles ne concernent que 10% des personnes interrogées et environ
21% pour les associations familiales. Pour la défense d’intérêts
communs seules les associations d’actions sociales avec 30,3% de
personnes adhérentes intéressent les ménages.

Les agriculteurs, les artisans, les professions intermédiaires
et les retraités participent plus à la vie associative que les autres
professions. Les associations sportives ont un grand succès auprès des
employés et les retraités sont attirés par les associations d’actions
sociales.

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Les personnes appartenant au milieu associatif font
partie souvent de plusieurs associations. Ainsi plus de 70% des personnes
adhérentes à une association sont aussi adhérentes à une ou plusieurs
autres associations.

Voici, dans le graphique suivant, la répartition du choix
des ménages adhérents à plusieurs associations quand on leur demande de
n’en retenir qu’une.

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src="etudes/17 general/99/image004.gif">

Ce sont toujours les associations sportives, surtout pour
les professions intermédiaires, qui attirent le plus les ménages. On constate
que lorsque les personnes adhérentes à plus d’une association doivent
en choisir une, l’intérêt quelles accordent aux associations de
défense d’intérêts communs augmente. Ainsi les associations d’actions
sociales, humanitaires et familiales prennent le pas sur les associations
culturelles et de loisirs et ce quelque soit l’âge et la situation
professionnelle des personnes.

Voici la répartition des fonctions des personnes adhérentes
à une association.

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Les adhérents participent aux activités des associations
pour plus de trois quart d’entre eux, et 57,2% excercent une fonction
de responsabilité et 58,6% prennent part à l’animation de l’association.
Pour les personnes assumant une fonction de responsabilité, 77% d’entre
elles participent à l’animation de l’association. Quand une
personne, dans une association, appartient au bureau, elle participe en
général à l’animation de celle-ci mais elle n’en utilise pas
pour autant les services.

Les fonctions de responsabilité et l’animation de l’association
sont exercées par des personnes de plus de 60 ans en général, ce qui confirme
et explique pour certaines situations les observations faîtes plus haut.

Les ménages passent en moyenne trois heures par semaine dans
leurs associations sportives et un peu moins de trois heures pour les
associations culturelles et de loisirs. Pour le temps passé par semaine
dans les autres associations par les personnes adhérentes, l’interprétation
est difficile pour deux raisons : une faible proportion de réponses à
ces questions et surtout une variance importante du temps hebdomadaire
consacré à l’association.

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MENAGES ET ASSOCIATIONS

Les motivations d’adhésion à une association diffèrent
suivant le type d’association à laquelle les personnes adhèrent
ou se sentent proche. Le graphique suivant illustre, pour une échelle
de valeur de 1 à 3, les principaux motifs d’adhésion.

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src="etudes/17 general/99/image008.gif">

La motivation principale est la pratique d’une activité, ce qui
se justifie par le nombre important de ménages appartenant à une association
sportive, culturelle ou de loisirs. Et de même pour la deuxième source
de motivation d’adhésion, la rencontre avec d’autres personnes
qui est fortement liée à la pratique d’une activité. Mais les adhérents
à une association confessionnelle classent la rencontre avec d’autres
personnes en première position.

Le désir de se rendre utile est tout de même bien présent
pour les ménages, d’autant plus si ceux-ci adhèrent à une association
d’actions sociales. Engager des actions se classe en quatrième position
et concerne plus spécialement les adhérents à des associations humanitaires
et dans une moindre mesure les adhérents d’associations d’actions
sociales.

Ensuite dans un ordre décroissant les autres sources de motivations
d’adhésion : la défense et la promotion d’une idée, d’une
philosophie, la défense des intérêts particuliers et le besoin de reconnaissance
en bon dernier.

Les motivations d’adhésion à une association relèvent
plus du plaisir individuel ou de la réponse à un besoin que celle-ci peut
apporter qu’à la défense d’intérêts communs.

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Pour les ménages de Charente-Maritime les principaux
domaines d’interventions du monde associatif doivent être les activités
sportives, l’action sociale, l’humanitaire, l’information
et la communication. Par contre la philosophie et surtout la politique
ne passent que bien après les autres domaines d’interventions.

Les ménages considèrent que le monde associatif doit intervenir
d’une part pour la satisfaction individuelle des adhérents et d’autres
part dans l’intérêt de la collectivité de diverses manières comme
l’action sociale, l’humanitaire et la prévention par l’information
et la communication. Les associations selon les personnes interrogées
et de manière significative ne doivent pas intervenir dans le domaine
politique.

Même si les associations ne doivent pas intervenir dans le
domaine politique, elles ont tout de même un rôle politique. Le graphique
suivant illustre, pour une échelle de valeurs de 1 à 5, le choix des ménages
quant au rôle politique des associations.

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src="etudes/17 general/99/image010.gif">

Les ménages font une distinction entre les différents rôles
politique d’une association. Ils accordent une priorité à un rôle
de défense, puis de consultation et de relais des pouvoirs publics. Mais
les associations n’ont pas comme priorité de faire pression ou opposition
aux pouvoirs publics et encore moins de se substituer à eux. Le rôle politique
des associations doit être aux services des ménages et non contre une
institution ou un système.

Les ménages considèrent pour plus des trois quart d’entre
eux que les actions des associations sont efficaces surtout pour ce qui
concerne les associations sportives, culturelles et de loisirs. Pour les
associations confessionnelles, le taux de réponses est faible, aux alentours
de 32%. Il semblerait que les ménages ne connaissent pas les associations
confessionnelles ou ne comprennent pas le sens du mot confessionnel.

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Quand on s’intéresse aux structures des services,
encore une fois les associations confessionnelles ou religieuses obtiennent
le taux de réponse le plus faible. Il existe bien une incompréhension
de l’adjectif confessionnel et peut être aussi une méconnaissance
des associations religieuses.

Les ménages dans l’ensemble estiment que la structure
la mieux adaptée pour les services est la loi 1901, mais on note aussi
la présence d’institutions publiques, les services municipaux pour
les activités sportives, culturelles et de loisirs et les organismes d’état,
de la région ou du département pour les autres types d’associations.
Le graphique suivant illustre bien ce double choix des ménages au travers
des services humanitaires.

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src="etudes/17 general/99/image012.gif">

Dans le choix des ménages pour les structures des services
transparaît une volonté d’indépendance pour le milieu associatif
par la loi 1901, mais aussi en même temps la présence d’organismes
d’état. On retrouve là le rôle politique des associations qui ne
doit pas être d’opposition mais de relais des actions des pouvoirs
publics.

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SERVICES - AIDE AU QUOTIDIEN

Pour les services d’aide au quotidien, plus d’un
ménage interrogé sur deux connaissent les services. Par contre le service
d’entraide familiale est méconnu, seulement 43,8% des personnes
le connaissent et 1,5% l’utilisent ou l’ont utilisé. Le graphique
suivant présente le service d’aide à domicile.

<img width=527 height=257
src="etudes/17 general/99/image014.gif">

Une forte proportion de personnes connait le service, mais peu l’utilisent
ou l’ont utilisé. La moitié des ménages connaissant cette aide souhaite
y avoir recours. Les répondants considérant que le service doit être amélioré
sont légèrement plus nombreux que ceux qui l’utilisent ou l’ont
utilisé. Cette aide est la plus connue des ménages car elle regroupe dans
l’esprit de certains les travailleuses familiales, le service de
livraison à domicile et de maintien à domicile.

Les ménages connaissent certaines de ces aides parce qu’ils
les ont utilisées ou ils les utilisent comme les crèches parentales et
municipales.

Le degré de connaissance de ces aides ou services par les
ménages varie suivant les besoins de ceux-ci. Ces aides répondent à un
besoin ponctuel ce qui explique la faible proportion de personnes ayant
utilisé ou utilisant ces aides.

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SERVICES - ACCUEIL

Pour les services d’accueil, qui pour la plupart répondent
à une urgence, les ménages du panel ne sont pas nombreux à connaître ces
structures. Un exemple de cette méconnaissance est illustré dans le graphique
qui suit représentant le service d’accueil santé dépistage.

<img width=524 height=257
src="etudes/17 general/99/image016.gif">

Ce service n’est pas uniquement destiné aux cas d’urgences
mais aussi à la prévention par le dépistage. On constate que seulement
la moitié des ménages dit connaître le service et seulement moins de 20%
des répondants souhaitent l’utiliser. Plus de 12% de personnes veulent
une amélioration du service alors que moins de 5% des ménages utilisent
ou ont utilisé ce service.

Ce service est peu connu des ménages malgré son importance.
Que les gens ne connaissent pas les structures d’accueil santé en
cas d’urgence parce qu’ ils n’ont pas utilisé ce service
est compréhensible. Par contre que les personnes ne connaissent pas et
n’utilisent pas ces services de dépistages n’est pas normal.

Ces services d’accueil, comme l’accueil péri-scolaire,
l’accueil d’urgence, l’accueil habitant, aux familles
en difficultés et l’aide au relogement intéressent les ménages que
lorsqu’ils en ont besoin, à un moment particulier de leur vie.

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SERVICES - INFORMATION

Les ménages utilisent les services d’informations lorsqu’ils
ont besoin de renseignements sur des points particuliers. C’est
pourquoi il est intéressant de savoir quels sont les services que les
ménages connaissent. Le graphique suivant présente le pourcentage de ménages
connaissant tels ou tels services d’informations.

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src="etudes/17 general/99/image018.gif">

Les services proposant des informations concernant la vie
quotidienne comme les services d’informations sur la consommation
et pour les jeunes, sont connus par une majorité de ménages. Par contre
ils sont peu à les utiliser ou à les avoir utilisé.

Pour les services d’informations santé, une majorité
de ménages connait l’existence de ces lieux de renseignements, mais
comme pour les services d’accueil santé ils sont trés peu nombreux
à les utiliser.

Les deux autres services qui sont beaucoup plus spécifiques
sont connus que par moins de la moitié des répondants.

Comme pour les précédents services, leur connaissance, leur
souhait d’utilisation et le fait que les ménages utilisent ou ont
utilisé ces services dépend essentiellement d’un besoin ponctuel
de leur part.

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SERVICES - MEDIATION

Pour les trois services de médiations proposés, la médiation
familiale, la médiation entre les particuliers et les administrations
et la médiation pénale, on obtient un faible taux de réponses. Ces services
aux particuliers sont très spécifiques et n’interviennent que lors
de moments ponctuels et particuliers dans la vie des ménages.

SERVICES - DETENTE - TEMPS LIBRE

Les complexes sportifs et les bibliothèques, médiathèques
et bibliobus sont les services les plus connus et les plus utilisés surtout
pour le deuxième cité. Autrement tous les services proposés tels que les
groupes de randonnées, les parcours de santé et les maisons de la culture
sont connus et utilisés. Le loisir nature et découverte est le seul à
être peu connu, seulement 40% des ménages déclarent connaître ce service.
Le graphique suivant représente les bibliothèques, médiathèques et bibliobus
qui sont les services les plus connus et les plus utilisés.

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src="etudes/17 general/99/image020.gif">
 

Ces services de loisirs sont très connus des ménages et plus de 50% des
répondants les utilisent ou les ont utilisés. Une grosse proportion des
personnes souhaitant utiliser ces services, environ 40% des répondants,
sont déjà utilisateur de certains de ces services.

Les ménages sont satisfaits des activités de ces services
puisque seulement 10% d’entre eux souhaitent qu’on les améliore.

Les taux élevés de réponses pour ces services de loisirs
confirment bien l’engouement actuel pour des associations qui favorise
le développement individuel à travers une activité commune aux dépens
d’association de défenses d’intérêts communs.

CONCLUSION

De cette enquête réalisée sur un échantillon de 194 personnes
représentatives des ménages de la Charente-Maritime, on relève quelques
éléments importants.

Les ménages recherchent dans le milieu associatif une satisfaction
individuelle au travers d’une activité collective (association sportive,
culturelle et de loisirs) plus que la défense d’intérêts communs.

Malgré tout, les associations demeurent un moyen d’agir
collectivement. Elles doivent intervenir pour les activités de loisirs
des ménages mais aussi dans le domaine de l’humanitaire et de l’action
sociale. Pour cela leur structure doit être indépendante d’une part
et d’autre part une partie de leurs activités doivent être partagée
avec des organismes d’Etat, de la région, du département et des
municipalités.

Les associations ont pour rôle politique de défendre et d’informer
les ménages et de relayer certaines actions des pouvoirs publics. Leur
fonction est d’être au service des ménages et non en opposition
à une institution ou un système.

Le degré de connaissance des ménages des différents services
proposés par les associations et d’autres institutions est variable
suivant les services. En effet pour la plus part ceux-ci correspondent
à des besoins spécifiques et ponctuels des ménages.

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