UNAF - UDAF 49 - Maine-et-Loire - Les familles du Maine-et-Loire (1998)

Etude généraliste

UDAF 49 - Maine-et-Loire - Les familles du Maine-et-Loire (1998)


30/11/1997

U.D.A.F. 49 - Observatoire Départemental de la Famille.

Depuis 50 ans, les Unions Départementales des Associations Familiales
représentent l’ensemble des familles auprès des pouvoirs
publics. Chargées par la loi de cette mission, elles sont en contact
régulier avec les élus, les administrations, les institutions
et associations oeuvrant dans le cadre de la politique familiale.

En 1995, une dizaine d’U.D.A.F. en lien avec l’U.N.A.F. (Union Nationale
des Associations Familiales) ont souhaité mettre en place des observatoires
départementaux de la Famille par l’interrogation de familles volontaires
sur des thèmes les concernant tels que l’école,
les transports, l’aménagement du territoire, les vacances, l’accès
aux soins, l’emploi...

Après deux études menées sur "Les solidarités
familiales « et sur » Familles et Emploi ",
l’U.D.A.F. de Maine et Loire a diffusé une enquête intitulée
«  Familles de Maine et Loire  ».

Contact : maingot unaf.fr ;
gseraphin unaf.fr


" Familles de Maine et Loire "

Sommaire

 

La Méthode

la méthode employée a été le " sondage
par quotas ". Il s’agit de constituer un modèle réduit
de la population, en tenant compte d’un nombre restreint de caractères
principaux. Pour notre étude, les critères retenus ont été :
l’âge, le nombre d’enfants et la catégorie socioprofessionnelle
de la personne de référence.

Durant les mois de novembre 1997 à janvier 1998, ce panel , constitué
à partir du dernier recensement I.N.S.E.E., a été
interrogé.

L’enquête s’est déroulée en lien avec une dizaine
d’autres U.D.A.F. à travers la France sur la base du même
questionnaire.

Qui sont les ménages qui nous ont répondu ?

Situation familiale

76,6 % des personnes interrogées vivent en couple (mariage ou
vie maritale) et 23, 4 % vivent seules (4 % divorce ou séparation,
8,2 % célibat et 11,1 % veuvage).

Le nombre moyen d’enfants par ménage est de 2,84 dont 1,32 encore
à charge.

La structure des âges de la population du Maine et Loire est la
suivante : 30 % ont moins de 20 ans, 29,5 % ont entre 20 et 39 ans,
21,8 % ont entre 40 et 59 ans et 18,7 % ont 60 ans et plus.

Situation professionnelle

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N.B.- Professionnels intermédiaires : Professionnels intermédiaires
de l’enseignement, la santé, la fonction publique, administratives
et commerciales des entreprises, techniciens, contremaîtres, agents
de maîtrise.

Ressources

21,3 % des personnes interrogées ont moins de 7 000 F de ressources
mensuelles, 27,3 % d’entre elles ont entre 7 000 F et 10 000 F par mois,
30,9 % entre 10 et 15 000 F par mois. Enfin, 20,6 % ont plus de 15 000
F par mois.

REPÈRES

Taux de Fécondité

(Nombre d’enfants mis au monde par chaque femme en âge de
procréer)

1989-1991
Maine et Loire : 1,83
France : 1,79
Source :I.N.S.E.E. - État Civil

La population du Maine et Loire est relativement jeune :
les deux groupes qui ont l’effectif le plus important dans la population
départementale sont le groupe des moins de 20 ans et celui
des 20-39 ans qui représentent chacun 30 % de la population
(les -20 ans représentent 26,8 % en France). Pour les autres
tranches d’âges, le Maine et Loire est proche de la situation
moyenne française
Source :I.N.S.E.E.

Estimation de population au 1.1.93
271 000 personnes occupaient un emploi en 1990 en Maine et Loire,
soit 38 % de la population du département (39 % au plan national).
L’effectif de la population active ayant un emploi a progressé
entre 1975 et 1982 pour se stabiliser ensuite.
Entre 1975 et 1990, la baisse du nombre d’actifs masculins (-2 %)
a été compensée par l’augmentation du nombre
de femmes actives (+5 %).
Source :I.N.S.E.E.
RP 75, 82 et 90

Revenu annuel net moyen 1992

France 86 207 F
Pays de la Loire 77 746 F
Maine et Loire 76 494 F
I.N.S.E.E.


La Vie Familiale

Valeurs

Avoir un noyau familial soudé, c’est à dire :

  • un couple uni
  • présence des enfants
  • une bonne communication parents/enfants

...constitue l’essentiel des bases de la famille.

Ces valeurs arrivent en tête, bien avant le mariage, la solidarité
ou la participation des grands parents à la vie familiale.

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Ce qui relève du domaine privé et familial (avoir un couple
uni, des enfants heureux et équilibrés) est jugé
beaucoup plus important que ce qui relève du domaine public et
social (progresser dans son activité professionnelle, avoir une
vie sociale intense, gagner de l’argent).

Réussir sa vie revient donc, avant tout, à réussir
sa vie familiale.

Il existe une certaine similitude entre les valeurs que les personnes
enquêtées ont reçues de leurs parents et celles qu’elles
ont transmises à leurs enfants.

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Parents et enfants reçoivent et transmettent donc des valeurs
identiques. Mais d’une génération à l’autre, l’échelle
de ces valeurs est modifiée, hormis l’honnêteté qui
arrive toujours en tête.

Ainsi, le travail est la valeur dominante reçue par les moins
de 30 ans alors qu’eux-mêmes ont transmis ou souhaiteraient transmettre
à leurs enfants la politesse et le sens de la famille.

Les autres tranches d’âge ont plutôt reçu les valeurs
de politesse, de moralité et de sens du travail en héritage
et ont plutôt transmis à leurs enfants, le respect et le
sens de la famille.

La valeur travail est tout particulièrement importante à
transmettre pour les employés, les artisans - commerçants
- chef d’entreprise et retraités, alors qu’eux-mêmes ont
plutôt hérité du sens de la famille.

A contrario, les ouvriers sont plus enclins à inculquer à
leurs enfants le travail et la politesse alors qu’eux-mêmes ont
été élevés avec le sens de la famille et du
travail.

Les cadres, enfin, ont reçu et ont transmis la moralité.
Toutefois, ils sont les seuls à estimer que le sens des responsabilités
est une valeur importante à transmettre aux enfants.

REPÈRES

La famille : au pinacle des valeurs.

La famille reste, pour les Français, le bien le plus important,
loin devant le travail, les amis et les loisirs. Elle est le lieu
où doivent régner le respect mutuel, la compréhension,
la tolérance et la fidélité entre les conjoints.
Si le mariage, socle de la famille, n’est pas considéré
comme une institution dépassée, les Français
ne font cependant pas de distinguo entre couple marié et
non marié : les droits et les devoirs, légaux
ou non, doivent être les mêmes dans les deux cas. La
famille se définit surtout comme une cellule «  naturelle  »,
celle qui permet l’existence d’une filiation biologique, réelle
ou potentielle.

Source :C.R.E.D.O.C. " Un tour d’horizon
des aspirations et des valeurs des Français "
Cahier de recherche n°84 Mai 1996.

Les valeurs à transmettre aux enfants : respect,
tolérance, sens des responsabilités.

Les enfants étant en quelque sorte le " prolongement
de leurs parents ", rien d’étonnant à retrouver,
dans les qualités que ces derniers cherchent avant tout à
leur inculquer, celles-là même qu’ils mettaient en
avant dans le couple : respect et tolérance sont ainsi
les premières valeurs à transmettre, alors que la
foi religieuse arrive bonne dernière. Cette correspondance
n’est cependant pas parfaite : l’indépendance à
l’égard des beaux-parents contribue fortement au succès
de la vie conjugale ; or, l’indépendance, en général,
n’est pas une valeur à transmettre à ses enfants,
certainement parce que le respect des parents, nécessitant
obéissance, s’accorderait mal d’une trop grande autonomie.

Ainsi, les valeurs à transmettre à ses enfants semblent
être avant tout celles qui régulent au mieux les relations
parents-enfants. Si le sens des responsabilités intervient
juste après la tolérance, celui-ci doit s’exercer
dans un cadre où les bonnes manières et la loyauté
(à l’égard de ses parents ?) sont respectées.

Source :C.R.E.D.O.C. " Un tour d’horizon
des aspirations et des valeurs des Français "
Cahier de recherche n°84 Mai 1996.

 

Définition de la Famille.

Majoritairement, la famille est définie par les ménages
interrogés, avant tout comme le regroupement des parents et des
enfants, c’est-à-dire, le noyau nucléaire, bien plus que
comme l’ensemble des membres d’une famille élargie.

 

REPÈRES

Dans une société devenue frileuse à force
du chômage et d’incertitude sur l’avenir, le temps n’est plus
aux vastes élans collectifs et aux conquêtes de l’esprit.
Dès lors, les valeurs servent moins à donner des raisons
de vivre que des aides pour mieux appréhender la vie de tous
les jours.

(...) Respect de l’environnement quotidien, honnêteté,
sens des responsabilités et persévérance :
telles sont, pour 80 % des parents, les valeurs les plus importantes
à transmettre aux enfants. Plus que des valeurs immuables,
qui n’auraient sans doute pas créé un consensus aussi
net, les parents souhaitent ainsi transmettre à leurs enfants
les vertus du quotidien.

D’autres propositions éducatives sont également
jugées prépondérantes, mais elles recueillent
un peu moins d’avis favorables (60 % à 75 %). C’est le cas
de deux valeurs classiques : sens de l’argent, mais aussi de
thèmes plus actuels comme la vie affective et sexuelle, les
contacts avec la nature et la tolérance. Ces dernières
valeurs sont plus proches d’un souci d’épanouissement personnel
et de respect de l’autre.

Source : C.R.E.D.O.C. " Valeurs du moment,
valeurs à transmettre ". Consommation et Modes
de vie n° 84 28 Février 1994

Après la famille, le travail est, pour le Français,
ce qu’il y a de plus importante dans la vie, devant les amis, les
loisirs et plus encore la religion ou la politique. Les Français
déclarent attacher plus d’importance au travail et moins
aux loisirs que la moyenne des Européens, notamment les Allemands.

Le travail est fortement lié à l’image de soi. Au-delà
de satisfactions économiques, on en attend une valorisation
personnelle. D’ailleurs, ceux qui ont une activité professionnelle
se déclarent satisfaits et fiers de leur travail.

Source : C.R.E.D.O.C. " Un tour d’horizon des aspirations et des valeurs des Français " Cahier de Recherche n° 84, p.60-61

Modes de Vie

Partage d’activités parents/enfants.

Les devoirs scolaires représentent l’activité, la plus
fréquemment partagée et de façon quasi - quotidienne
pour la majorité des familles.

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La pratique d’un art est l’activité la moins souvent
partagée (71,4 % des parents n’accompagnent jamais leurs enfants).

Par contre, 58,6 % des parents amènent au moins une fois par
mois leurs enfants à des spectacles (31,9 % jamais).

Enfin, la pratique d’un sport, les promenades, les réunions de
famille ou entre amis sont des activités qui réunissent
parents et enfants, selon une fréquence variant entre une fois
par semaine à une fois par mois.

Place des grands-parents.

Dans 60,5 % des familles, les grands-parents et les petits enfants ont
des contacts réguliers, entre une ou plusieurs fois par semaine.

Ces contacts se font soit par téléphone, soit par l’envoi
de courrier ou lors de rencontres.

Dans 9,4 % des cas, ces contacts sont journaliers.

A noter que seuls 9,2 % des grands-parents n’entretiennent que des relations
épisodiques ( deux à trois fois par an maximum) avec leurs
petits enfants.

Il est avant tout demandé aux grands-parents d’apporter un soutien
moral.

En effet, les rôles que les ménages interrogés attendent
d’eux sont, par ordre de préférence :

  • donner de l’affection.
  • assurer le cohésion familiale.
  • Transmettre des valeurs morales.
  • Offrir une écoute et provoquer le dialogue.

Dans de très rares situations, il est demandé aux grands-parents
de rendre des services ou encore, d’apporter une aide financière.

REPÈRES

Cette enquête confirme la plus grande implication des femmes
dans l’éducation des enfants. Elles sont particulièrement
sensibles au développement de la personnalité de l’enfant,
à sa sensibilité. Elles mettent aussi plus en avant
les valeurs traditionnelles que sont le sens de l’argent, le sens
de la famille et la serviabilité. Les hommes, eux, soulignent
plus souvent l’importance du sport.

(...) Les inégalités de diplôme traduisent
une opposition entre valeurs plus traditionnelles et valeurs modernes.
Le sens de la famille, le sens de l’argent et les activités
manuelles sont privilégiés par les moins diplômés.
Des valeurs plus modernes comme la tolérance, le sport et
les activités artistiques sensibilisent particulièrement
les plus diplômés. Alors que ces derniers préfèrent
nettement les valeurs ouvrant sur l’«  autre  » ou
moins rationnellement utiles, les moins diplômés soulignent
les thèmes les plus en rapport avec la gestion de la vie
quotidienne familiale.

Source : C.R.E.D.O.C. Consommation et Modes de Vie n°84 28Février 1994

Les enfants de cadres et de diplômés du supérieur
semblent mieux affranchis. Ils disposent de plus de liberté
après l’école et partent plus souvent en vacances
sans leurs parents. De même, ils vont davantage passer la
nuit chez des amis (70 % contre 45 % en moyenne). Les parents cadres
ou de catégorie professionnelle élevée laissent
aussi plus facilement les coudées franches à leurs
enfants en matière d’argent de poche et d’achats. En revanche,
dans les familles aisées, l’utilisation de la télévision
est davantage réglementée par des contraintes d’horaires
strictes. Enfin, les parents cadres inscrivent plus souvent leurs
enfants dans des activités extra-scolaires. A l’autre extrême,
les enfants d’ouvriers, moins contraints sur le chapitre de la télévision,
sont plus surveillés pour le téléphone. Les
enfants des familles ouvrières se distinguent également
par leur moindre participation aux tâches domestiques (28
 % ne font quasiment rien contre 20 % en moyenne).

Source : C.R.E.D.O.C. Consommation et Modes de Vie n°90 12 Septembre 1994

Mode de garde des enfants de moins de 6 ans.

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La garde des enfants de moins de 6 ans par un des parents est le modèle
le plus fréquent. Cela est d’autant plus courant que l’enfant est
issu d’une famille d’ouvriers ou encore d’artisans, commerçants.

Par contre, les professionnels intermédiaires ou les cadres sont
plus nombreux à avoir recours à une assistante maternelle.

Seuls, 10,1 % des ménages interrogés inscrivent leurs
enfants en structures collectives (garderies, crèches).

Il faut noter que 3 personnes sur 4 sont satisfaites du mode de garde
de leur(s) enfant(s) de moins de 6 ans. Les autres plébiscitent
la garde par une assistante maternelle.

Les vacances.

La majorité des ménages interrogés partent en vacances
une seule fois par an (42,5 %) ou deux fois (30,9 %). Le pourcentage de
ceux qui ne partent jamais est identique à ceux qui partent 3 fois
ou plus (13 %).

Les ouvriers, employés et agriculteurs sont les plus nombreux
à ne partir qu’une seule fois par an.

Les cadres et les professions supérieures sont, de loin, ceux
qui quittent le plus fréquemment (3 fois et plus par an) leur domicile
pour partir.

Les retraités, quant à eux, ont des comportement assez
diversifiés bien que la majorité d’entre eux ne partent
jamais.

 

REPÈRES

Le rôle des grands parents est jugé particulièrement
important sur des valeurs à connotation plus traditionnelle,
comme le sens de la famille, de l’argent, les valeurs religieuses,
les références morales et la serviabilité.

Source : C.R.E.D.O.C. Consommation et Modes
de Vie n° 84 28 Février 1994

Proportion d’enfants de moins de trois ans révolus gardés
par leur mère selon la catégorie socioprofessionnelle
(C.S.P.) de la mère et sa durée hebdomadaire de travail.

C.S.P. mère
(en %)
Durée hebd. du travail

-15h
15-29h
30h ou +
Ens.
Cadre
28.4
16.1
5.3
9.1
Prof. Interm.
32.4
10.9
8.9
10.4
Employée
52.1
23.3
11.2
14.4
Ouvrière
63.4
33.5
12.7
16.0
TOTAL.
45.4
20.3
10.6
13.5

Source : I.N.S.E.E. - Enquête sur les familles
1990.

Garde des enfants d’âge pré-scolaire (nombre de
places par année)


M.&L
Région.
France.

1986
1995
1995
1995
Crèche Collective
1 016
1 419
5 167
164 027
Crèche Parentales
...
16
130
7 276
Haltes-garderies
...
711
3 619
51 007
Garderies et jardins d’enfants
...
151
168
15 537
Assistante Maternelle
206
5 035
25 336
231 400
Taux*
43.6
52.7
45.6
77.0

* Taux d’équipement en places de crèches collectives
et familiales pour 1000 enfants nés au courant des 3 dernières années.

Source : I.N.S.E.E. - Tableaux de l’économie - Maine et Loire.
Edition 1997

En France, 65 % des familles partent en vacances chaque année,
chiffre non satisfaisant quand on considère le bienfait des
vacances pour une famille : temps de détente, moment
privilégié pour se retrouver, pour avoir des activités
communes, pour renforcer les complicités...

Source : Bulletin Familles Rurales. N°  481 Mars 1998

Politique Familiale et Sociale

La majorité des ménages du Maine et Loire jugent les systèmes
actuels des Allocations Familiales et des Aides au Logement satisfaisants.

Le système des Allocations Familiales est approuvé par
toutes les catégories socioprofessionnelles sauf les cadres et
professionnels supérieurs.

Ce sont les employés et ouvriers qui sont les plus nombreux à
juger peu satisfaisant le système des Aides au Logement.

Les systèmes actuels de l’Allocation Adulte Handicapé
et de l’Allocation Parent Isolé provoquent le plus grand nombre
de sans opinion. Le mécanisme d’attribution de ces deux allocations
réservées à des catégories de population spécifique
est, sans doute, moins connu donc moins porteur de sens.

Cependant, seuls les employés et retraités jugent globalement
assez satisfaisant ces deux types de prestations.

Concernant le R.M.I., la majorité des ménages interrogés
estiment que cette prestation est peu satisfaisante - cette opinion est
particulièrement manifeste chez les agriculteurs, les employés,
les ouvriers et les personnes sans activité professionnelle -.

Les cadres, professionnels supérieurs et retraités sont
plus modérés dans leurs jugement puisqu’ils jugent le R.M.I.
comme étant assez satisfaisant.

La famille a été placée en tête des priorités
en matière de dépenses sociales (exceptées les dépenses
concernant le chômage). Arrivent, ensuite, la maladie, l’exclusion
et, loin derrière, la vieillesse.

Le poste budgétaire concernant la famille est plébiscité
par toutes les tranches d’âge et par toutes les catégories
socioprofessionnelles sauf par les demandeurs d’emploi.

Concernant les postes budgétaires publics que les
ménages estiment devoir être prioritaires, la santé
arrive en tête, suivie par la formation et l’emploi, puis le logement
et l’environnement.

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REPÈRES

Loi de financement de la Sécurité Sociale 1998 :
Mise sous conditions de ressources des Allocations Familiales.

Le montant du plafond de ressources est de 25 000 F par mois,
nets de cotisation avant impôts pour les couples dont un seul
membre dispose d’un revenu professionnel.

(majoration de 7 000 F par mois pour les couples qui travaillent
ou pour les familles monoparentales et de 5 000F par mois par enfant
à partir du troisième).

Source : Actualités Sociales Hebdomadaires
n°2 051, 26 Décembre 1997, p.16.

(...) une assez large majorité de Français (58 %)
trouve que le R.M.I. est bien versé " à ceux
qui en ont le plus besoin ", mais 40 % en doutent. Ce
pourcentage élevé relève, à vrai dire,
d’un amalgame entre l’opinion de certains enquêtés :
d’un côté, des jeunes surtout dénoncent les
limites du champ couvert par la prestation (certains groupes, notamment
les moins de 25 ans, n’y ont pas accès) ; de l’autre,
certains axent leur critique sur les bénéficiaires
eux-mêmes de la prestation. Mais ils sont, à vrai dire,
minoritaires.

Source : C.R.E.D.O.C. Consommation et Modes
de Vie n°112 30 Novembre 1996

Bénéficiaires des prestations familiales


M. & L.
Région
France.

1994
1994
1994
Familles
A.F.
C.F.
A.J.E.
A.P.I.
A.S.F.

64 062
16 945
22 199
1 727
5 774

250 905
63 450
93 734
6 633
21 694

3 957 221
862 736
1 592 955
151 713
46 855
Logement
A.L.F.
A.L.S.
A.P.L.

10 681
31 144
49 818

49 655
118 163
185 310

1 038 867
1 928 978
2 728 083
Invalidité
A.E.S.
A.A.H.

1 307
7 518

5 160
32 513

89 009
576 728

N.B.-
A.F. : Allocation Familiales
C.F. : Complément Familiale
A.J.E. : Allocation pour Jeune Enfant
A.P.I. : Allocation Parent Isolé
A.S.F. : Allocation de Soutien Familial
A.L.F. : Allocation logement Familial
A.L.S. : Allocation logement social
A.E.S. : Allocation d’Education Spéciale.
A.A.H. : Allocation Adulte Handicapé.
Source : I.N.S.E.E. Tableaux de l’économie. Maine et Loire 1997

Vie Civique

Connaître ses droits.

Les ménages du Maine et Loire estiment être moyennement
informés de leurs droits civiques, sociaux ou de leurs droits de
consommateurs.

Les droits patrimoniaux représentent le domaine où le
sentiment de ne pas être bien informé est le plus fort.

S’engager dans la cité.

Dans le Département, le pourcentage d’adhésion à
une association est particulièrement élevé puisque
25 % des personnes interrogées participent à la vie associative.

Cette participation est encore plus élevée lorsqu’il s’agit
d’associations à buts familial, social ou culturel.

L’engagement dans la cité est une manifestation importante de
l’expression de la citoyenneté.

Ainsi, 13,7 % des personnes interrogées sont engagées
dans la vie de leur municipalité, que ce soit au niveau politique
ou associatif.

On attend, avant tout, du secteur associatif qu’il contribue au développement
de la solidarité et qu’il favorise les rencontres inter-personnelles.

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La motivation première de l’adhésion à une association
semble donc être davantage l’enrichissement de sa vie sociale plutôt
que la contribution à la réforme de la société.

 

REPÈRES

En premier lieu, il convient de souligner que très souvent
les usagers, notamment les populations défavorisées,
ont de sérieuses difficultés pour formuler une demande.

En deuxième lieu, les usagers dans leur grande majorité
ne viennent pas pour faire reconnaître leurs droits, mais
pour demander une aide dans le cadre d’une action engagée
par un créancier.

En troisième lieu, on trouve une autre catégorie
d’usagers, ceux qui ont l’impression que l’on n’a pas respecté
leurs droits. Ils viennent aux permanences pour s’informer sur la
nature et l’étendue de leurs droits ou sur les procédures
pouvant être mises en œuvre pour les faire respecter.

Source : Informations sociales, " La demande de droit " n°22, 1992 p.61

Les associations par arrondissement dans le Maine et Loire,
en 1997.

 

L’arrondissement d’ANGERS accueille 11 800 associations, ce qui représente
plus de la moitié du total du département.


Création
Dissolution
CHOLET
120
33
SAUMUR
132
25
SEGRE
46
13
ANGERS
412
36
TOTAUX
710
107

Source : Préfecture de Maine et Loire

Cependant, 64,9 % des ménages estiment que les actions menées
par le secteur associatif sont insuffisamment prises en compte par les
pouvoirs publics. Ils ne sont, en effet, que 8,4 % à considérer
que cette prise en compte d’opère de manière constante.

S’informer.

La radio écoutée quotidiennement est, de loin, la principale
source d’information (83,1 % des personnes interrogées). Elle est
suivie par le journal télévisé quotidien (79,3%)
puis par la lecture, chaque jour, de la presse locale (78,2%).

La place de la télévision est importante puisque 45,9
 % des ménages regardent plusieurs fois par semaine d’autres émissions
d’information.

La presse nationale n’est lue quotidiennement que par 46,4 % des ménages
(30,9 % d’entre eux la lisent une fois par semaine).

Enfin, le milieu professionnel et/ou associatif ainsi que, signe des
temps, le multimédia sont cités comme étant des sources
d’information régulières (plusieurs fois par semaine).

 

REPÈRES

Ce n’est pas peu dire que la télévision occupe une
place centrale dans la vie des Français. Alors qu’en début
de période (1982-84), 53 % de nos concitoyens déclaraient
regarder quotidiennement la télévision, cela concerne,
en fin de période (1994-96), 76 % de la population.

Source : C.R.E.D.O.C. " Les inquiétudes
des Français ou l’évolution des craintes de 1982 à
1996 " Cahier de Recherche n° 107 Octobre 1997


Le Logement

57,5 % des ménages du Maine et Loire sont propriétaires
de leur logement, 39 % sont locataires et 3,5 % sont hébergés
par des parents ou amis.

71,6 % des ménages vivent en logement individuel et 28,4%, en
immeuble collectif.

Qu’ils soient propriétaires ou locataires, ils ont établi
leur choix, en tout premier lieu, en fonction du prix du logement.

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La distance par rapport au lieu de travail et la proximité des
commerces sont des éléments de choix tout à fait
secondaires.

Quel que soit le statut d’occupation, seuls 8,2 % des ménages
ne sont pas satisfaits de leur logement, en raison principalement de voisinage
ou encore de l’éloignement des services publics.

Toutefois, 18,9 % des ménages souhaiteraient changer de logement.
Des ressources budgétaires insuffisantes (dans 43,6 % des cas)
empêchent de réaliser ce désir.

L’occasion à saisir (terrain, logement) est l’élément
économique prédominant qui a ou qui pourrait inciter à
accéder à la propriété.

 

REPÈRES

Les habitants du Maine et Loire disposent, comme tous les Français,
de logements de plus en plus vastes. Ils y sont, en outre, moins
nombreux au fil des décennies. Le parc locatif social (52000
logements) est particulièrement important dans le département :
plus d’une résidence principale sur cinq, une sur trois à
Angers, appartient à un organisme gestionnaire de logements
sociaux. Les constructions de ce type ont été nombreuses
depuis 1991, aussi bien en milieu urbain qu’en zone à dominante
rurale. La proportion, au sein de ce parc, des maisons individuelles
est forte.

Source : I.N.S.E.E. Tableaux de l’économie.
Maine et Loire 1997

Résidences principales : statut et taux d’occupation.


M.&L.
Région
France

1990
1990
1990
Statut d’occupation
Propriétaire
Locataire
Autre

57,5 %
39,0 %
3,5 %

62,3 %
34,1 %
3,6 %

54,4 %
39,6 %
6,0 %

Source : I.N.S.E.E. Tableaux de l’économie. Maine
et Loire 1997

Depuis 20 ans, plus de propriétaires que de locataires
en Maine et Loire.

Plus de la moitié des 253 300 résidences principales
du département sont occupées par leur propriétaire,
(57,5 % en Maine et Loire contre 54 % en France). 39% des logements
sont occupés par des locataires en Maine et Loire, proportion
pratiquement identique à la situation moyenne française.
Le parc H.L.M. locatif est important, (44 000 logements), et représente
43 % du parc locatif dans le département (37 % en France).
Les autres logements sont occupés à titre gratuit
mais leur importance diminue : 14 000 logements en 1975 contre
moins de 9 000 aujourd’hui, soit 3 % des résidences principales
(6 % en France).

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Ce sont les professionnels intermédiaires, les employés
et les ouvriers qui sont les plus sensibles au coût de la location
privée.

Les artisans, commerçants, cadres et retraités sont plus
enclins à accéder pour se constituer un patrimoine.

Il faut noter que le prêt à taux zéro est un élément
incitateur, principalement, pour les personnes en recherche d’emploi.

Concernant les raisons familiales qui ont ou qui inciteraient à
accéder à la propriété, la stabilité
professionnelle est le critère principal (dans 43 % des cas).

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REPÈRES

Evolution comparable à la France mais anticipée dans
le département.

En 1975, les propriétaires de leur logement étaient déjà
les plus nombreux en Maine et Loire, avec 51 % des logements occupés
par un propriétaire (47 % en France). Ainsi, on observe une situation
moyenne française mais en avance de huit ans.

Source : I.N.S.E.E., RP 82 et 90 ORS.

Plus d’un logement sur deux occupé par des ménages
d’une ou deux personnes.

En 1990, chaque résidence principale est occupée en moyenne
par 2,7 personnes en Maine et Loire contre 2,6 personnes en moyenne en
France. Mais le nombre de personnes par logement varie en fonction du
type de ménages : 3,4 personnes dans les ménages ouvriers
et 1,84 chez les retraités. Malgré les transformations rapides
des modèles familiaux, les conditions d’occupation des logements
semblent relativement stables en Maine et Loire. La part des résidences
principales occupées par deux, trois, quatre ou cinq personnes
augmente faiblement. Les changements concernent en réalité
d’une part les logements occupés par une seule personne et d’autre
part ceux occupés par au moins 6 personnes.

Un quart des logements (27 % au plan national) sont occupés par
une seule personne en 1995 contre 19 % en 1975 : le nombre de logements
d’une personne a progressé de 70 % en vingt ans. Globalement, dans
le département, un peu plus d’un logement sur deux (54 %) est occupé
par une ou deux personnes. Les résidences principales occupées
par au moins 6 personnes sont aujourd’hui deux fois moins nombreuses,
10 000 logements en 1990 contre 21 000 quinze ans plus tôt. Elles
ne représentent plus que 4 % des logements contre 11 % en 1975.

Source : I.N.S.E.E., RP 75, 82 et 90.


La Santé

Plus de 8 ménages sur dix, dans le Département,
estiment avoir une bonne couverture sociale.<img
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Les cadres sont les plus nombreux à la juger très bonne ;
les demandeurs d’emploi et les artisans, commerçants sont ceux
qui ne la jugent pas satisfaisante.

4,8 % des ménages n’ont pas de mutuelle. Ce sont dans 9 cas sur
10, des personnes sans activité professionnelle et/ou des personnes
ayant moins de 5 000 F de revenus mensuelles. Conscients des inégalités
en matière de santé, 84 % des ménages estiment que
l’accès aux soins n’est pas le même pour tous.

Près de neuf ménages sur 10 ont un médecin de famille
qu’ils visitent régulièrement.

Les moyens d’information concernant les grands fléaux qui sont
le cancer, le sida, le suicide ou la toxicomanie, l’alcoolisme et le tabagisme
sont très différemment appréciés.

Résultat, sans doute, des grandes campagnes d’information menées,
les ménages du Maine et Loire estiment être suffisamment
informés en matière de prévention et de soins, en
ce qui concerne le cancer, le sida et la toxicomanie, l’alcoolisme, le
tabagisme. Tout au moins, ils connaissent les structures, les organismes
où il est possible de s’adresser pour obtenir davantage d’information.

Cela est particulièrement vrai pour les structures d’information
concernant le cancer et le sida.

Par contre, le suicide est un sujet sur lequel il est beaucoup plus
difficile de s’exprimer. Ainsi 50 % des ménages estiment être
peu, voire pas du tout informés en matière de suicide.

 

REPÈRES

En France, on estime que 100 000 à 200 000 personnes n’ont
pas de droits ouverts, notamment en raison de la complexité
des dispositifs. Plus encore, l’existence d’un ticket modérateur,
d’un forfait hospitalier et parfois de tarifs de remboursement dissociés
du prix des prestations (pour la dentisterie, les appareillages
et l’optique) constitue pour beaucoup un obstacle inacceptable à
l’accès aux soins.

Source : Dictionnaire Permanent Action Sociale.

Bulletin 101 25 mars 1998

En 1994, chaque habitant (du Maine et Loire) voit son médecin
une fois de plus qu’en 1987.

En 30 ans, le gain d’espérance de vie à la naissance
a augmenté de 6,4 ans pour les hommes et 7,3 ans pour les
femmes dans le département du Maine et Loire.

A âge égal, on «  meurt moins  » dans
le département que globalement au niveau national. Les deux
principales causes de mortalité sont, comme ailleurs, les
maladies de l’appareil circulatoire et les tumeurs.

La consommation de soins de santé, mesurée à
travers les remboursements des organismes de Sécurité
Sociale, a augmenté de 6,1 % l’an depuis 1987. Le nombre
de consultations et visites par habitant est passé de 4,9
à 6,0 de 1987 à 1994.

Source : I.N.S.E.E. Tableaux de l’économie. Maine et Loire 1997
  • On estime à 107 le nombre de nouveau cas de sida diagnostiqués
    en 1996 parmi les habitants des Pays de la Loire. Par rapport
    à sa population, la région reste relativement épargnée,
    au 9ème rang des régions de France les
    moins touchées.
  • Le sida a été à l’origine de 125 décès
    en 1995 parmi les habitants des Pays de la Loire.

Source : La santé observée dans
les Pays de la Loire. Faits Marquants 1998

Particulièrement nombreux chez les agriculteurs, retraités
et personnes sans activité professionnelle, ces ménages
sont aussi plus souvent âgés de moins de 30 ans ou de plus
de 60 ans. Autrement dit, les populations qui, potentiellement, sont les
plus «  à risque  », estiment être les moins
informées.

62,6 % des ménages du Maine et Loire ne connaissent pas de structure
où il leur serait possible de s’adresser pour pallier ce manque
d’information en matière de suicide.

Quel que soit le domaine d’intervention (cancer, sida,...), les ménages
ont exprimé un certain nombre de suggestions, en vue d’améliorer
l’information :

  • Davantage d’informations dans les écoles, lycées, associations
    (autrement dit cibler les lieux permettant de toucher un large public,
    jeune).
  • Davantage d’information diffusée sur ces sujets par les médias
    (soirées thématiques par exemple).
  • Davantage d’informations fournies par les médecins et les organismes
    publics de santé.

 

REPÈRES

  • Les Pays de la Loire connaissent une mortalité par cirrhose
    du foie et alcoolisme qui dépasse de 20 % la moyenne nationale
    pour les hommes, proche de cette moyenne pour les femmes.
  • 82 % des décès directement liés à
    l’alcool concernent les hommes et 55 % surviennent avant 65 ans.
  • Environ 800 décès masculins et 130 décès
    féminins par cancer du poumon sont dénombrés
    chaque année parmi les habitants de la région. 42
     % de ces décès surviennent chez des personnes de
    moins de 65 ans.

Source : La santé observée dans
les Pays de la Loire. Faits Marquants. 1998

Le suicide demeure un révélateur du mal-être
social, moins corrélé à l’alcoolisme que dans
le passé, mais lié à la montée du chômage
et de la précarité ainsi qu’au relâchement des
liens familiaux.

Source : Population & Sociétés,
n° 334 Avril 1998.

Les études nationales brossent le portrait des personnes
les plus exposées : les célibataires et les veuf ;
la catégorie des 35-44 ans (2 300 décès en
1995) est considérée comme la plus vulnérable,
surtout pour les hommes, les retraités de plus de 75 ans.
Chez les jeunes de 15 à 24 ans (800 morts), le suicide constitue
la deuxième cause de mortalité après les accidents
de la route, et la première cause chez les 25-34 ans (1 770
morts).

Source : Ouest-France, Jeudi 5 Février 1998

 


L’éducation

Les parents estiment avoir la première place en matière
d’éducation de leurs enfants.

Autres intervenants d’importance, les professeurs sont reconnus comme
ayant un rôle éducatif à jouer auprès des enfants.

Plus leurs enfants grandissent, plus les parents estiment que les rythmes
scolaires neleur sont pas adaptés.

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Il faut noter que 5 % des enfants ne pratiquent aucune activité
extra-scolaire.

Pour les autres, le sport arrive largement en tête, suivi des
activités entre amis.

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REPÈRES

Les parents demeurent les premiers éducateurs.

Il a été demandé aux parents qui, d’eux-mêmes,
de l’école, des grands parents, des associations éducatives,
des copains et de la télévision, doit intervenir en
premier et en second dans la transmission des valeurs aux enfants.
Dans la plupart des cas, les parents se citent en premier. D’ailleurs,
plus une valeur est jugée importante, plus ils s’accordent
la primeur. L’école est le seul intervenant en mesure de
les concurrencer réellement sur quelques thèmes.

Source : C.R.E.D.O.C. " Valeurs du moment,
valeurs à transmettre ". Consommation et Modes
de Vie, n°84 28 Février 1994

Le temps où l’enfant attablé ne pouvait qu’écouter
les conversations des grands est définitivement révolu.
Aujourd’hui, la famille requiert de chacun de ses membres un partage
de la parole, de la décision et des tâches communes.

Source : C.R.E.D.O.C. " Chronique de
l’enfance ordinaire " Consommation et Modes de Vie, n°90
12 Septembre 1994

 


La Consommation

Les priorités dans le budget des ménages.

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L’alimentation et le logement sont les priorités budgétaires
de l’ensemble des ménages, quels que soit leur âge et leur
niveau de revenus.

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L’habillement, l’hygiène et les soins, les transports, la culture
et les loisirs sont, globalement, les parents pauvres dans le panier de
la ménagère.

Pourtant, ce sont globalement les plus de 60 ans qui consacrent le plus
d’argent à l’achat de vêtements. Les ménages ayant
des revenus mensuels compris entre 10 et 15 000 F ont aussi ce même
type de comportement.

La culture et les loisirs représentent un secteur de consommation
non négligeable, principalement pour les moins de 30 ans et les
plus de 60 ans, retraités. Corollaire sans doute de ces comportements,
les retraités et les moins de 30 ans consacrent une part importante
de leur budget au transport.

La scolarité et les études représentent les postes
budgétaires les plus importantes pour les 40 - 60 ans, c’est-à-dire,
la génération qui participe au financement des études
de leurs enfants.

Enfin, ce sont les plus de 75 ans qui dépensent le plus en matière
d’hygiène et de soins.

 

REPÈRES

Evolution de la consommation des ménages
par fonction en 1996 en France.

Source : Comptes de la Nation 1996 I.N.S.E.E.

Les dépenses d’habillement ont de nouveau baissé
(0,7 % en volume), moins cependant que les quatre années
précédentes (-2,5 % en moyenne). La part des achats
pendant les périodes de soldes s’est stabilisée en
1996. Les ventes de vêtements féminins ont beaucoup
moins diminué qu’en 1995, tandis que les ventes de vêtement
masculins ont poursuivi leur décroissance au même rythme.
Seuls les articles de lingerie ont eu une évolution positive.
Le secteur de la chaussure s’est maintenu, avec une hausse de 0,5
 % après une baisse de 0,6 % en 1995.

Source : I.N.S.E.E. PREMIERE n° 520 Juin 1997

 

Le recours au crédit.

Le logement mis à part, 67,35 % des ménages du Maine et
Loire ont recours au crédit C’est pour l’achat d’une voiture que
les ménages utilisent ce mode de financement.

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Les professions intermédiaires sont les plus nombreuses à
recourir au crédit pour l’achat d’équipement ménager.
Les retraités, quant à eux, réalisent plus souvent
des travaux d’aménagement de leur maison.

Les ouvriers achètent eux du mobilier par ce biais.

En ce qui concerne la forme de crédit choisie, 65,5 % des ménages
ont recours à des prêts bancaires.

Seuls 10,2 % des ménages empruntent auprès de membres
de leur famille.

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REPÈRES

Taux de croissance annuel de distribution des crédits aux ménages

Evolution de la distribution des crédits aux particuliers en %
1980
6 %
1985
21 %
1986
39 %
1987
33 %

Source : «  Les rapports du Sénat  » n°60
«  Surendettement, prévenir et guérir  » 1997-1998, p. 35

Si les ménages français sont peu endettés
par rapport à leurs homologues anglo-saxons, depuis le milieu
des années quatre-vingt, les crédits aux particuliers
se développent fortement.

Traditionnellement, la France se caractérise par un faible
recours des ménages à l’endettement. On retrouve ici
une manifestation du clivage culturel entre pays historiquement
ouverts au crédit, au premier rang desquels les pays anglo-saxons,
et pays historiquement fermés, parmi lesquels la France et
l’Italie.

De même, l’encours total des diverses formes de crédits
à la consommation des ménages s’avère modeste,
en France, par rapport à certains pays industrialisés.

Comparaisons internationales sur le recours des ménages
à l’endettement et le développement du surendettement
(endettement/revenu disponible)

Comparaisons internationales sur le recours des ménages à l’endettement
et le développement du surendettement
(endettement/revenu disponible)

Royaume-Uni
Canada
Japon
Etats-Unis
Allemagne
Autriche
Pays-Bas
France
Belgique
Italie
97,9 %
93,2 %
85,0 %
83,3 %
71,3%
60,0 %
55,3%
47,3 %
42,4 %
32,9%

Source : Service des économies étrangères statistique pour l’année
1995 (sauf Pays-Bas, 1994, France, 1996, et Belgique, 1993)
Source : «  Les rapports du Sénat  » n°60
«  Surendettement, prévenir et guérir  » 1997-1998, p. 37-38

 

Le recours à l’épargne.

C’est avant tout, pour se prémunir des aléas que l’avenir
peut réserver («  coups plus durs  », retraite, étude
des enfants), que les ménages constituent une épargne.

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Les moins de 25 ans épargnent essentiellement pour leurs vacances
et loisirs. C’est un peu plus tard que la crainte de l’avenir entraîne
la constitution d’une épargne.

La préparation de la retraite devient réellement un sujet
de préoccupation à partir de 40 ans.

Ce sont les 30 - 50 ans qui épargnent le plus pour les
études de leurs enfants, toutes les catégories socioprofessionnelles
étant concernées.

Le Surendettement

Les ménages ont une vision relativement floue du niveau à
partir duquel il est possible de parler de surendettement.

Bien que chacun s’accorde à dire que ce taux dépend, bien
évidemment, du montant des revenus mensuels, 29 % des ménages
estiment qu’une famille est surendettée dès lors que plus
de 50 % de ses revenus mensuels sont consacrés au remboursement
de crédits.

Les ménages ayant moins de 10 000 F de revenus mensuels ont plus
souvent que les autres ce type de raisonnement.

 

REPÈRES

Depuis le début des années 1990, la consommation
des ménages s’accroît en volume, à un rythme
modéré : un peu plus de 1 % par an en moyenne
annuelle, si l’on excepte la très mauvaise année 1993.
Avec une croissance de 1,9 % en 1996, la consommation a progressé
un peu plus vite que l’année précédente (1,5%)
sans retrouver toutefois les fortes hausses de la fin de la décennie
80 (près de 3 % par an).

Cette évolution s’est faite en dépit de la quasi-stagnation
du pouvoir d’achat et de l’aggravation du chômage. Les ménages
ont donc tiré sur leur épargne. Plus précisément,
alors que leur épargne non financière est restée
stable, la baisse des taux d’intérêt les a encouragés
à moins alimenter leur patrimoine financier et à recourir
davantage à l’endettement.

Source : I.N.S.E.E. PREMIERE, " La consommation
des ménages en 1996 " n°520 Juin 1997 p.337

Depuis la création des «  Commissions de surendettement  »
en Maine et Loire, en 1990, près de 6900 dossiers ont été
déposés dans les secrétariats d’Angers, Saumur
et Cholet. Et après la relative «  accalmie  »
de 94-95 la cadence mensuelle de ces dépôts a augmenté
de 20 % en 96, et encore de 10 % l’an dernier.

En 1997, ce sont 988 dossiers de surendettement qui ont été
déposés en Maine et Loire, dont 813 auprès
de la Commission d’Angers (633 au secrétariat d’Angers et
180 à celui de Saumur) et 175 auprès de la Commission
de Cholet.

(...) le surendettement touche particulièrement les ménages
sans enfant ou avec un seul enfant (56 % des dossiers) et la tranche
des 30 à 50 ans (69 %) ; près de 48 % des ménages
surendettés disposent d’un revenu mensuel compris entre 5000
et 10 000 F, et le chômage apparaît comme la cause essentielle
du surendettement dans 35 % des cas.

Source : Le Courrier de l’Ouest, vendredi
27 mars 1998

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