UNAF - UDAF 61 - Orne - Les familles de l’Orne (1999)

Etude généraliste

UDAF 61 - Orne - Les familles de l’Orne (1999)


30/11/1998

 

« FAMILLES DE L’ORNE »

Enquête 1999 - Observatoire
Départemental
de la Famille

Contact : clerat unaf.fr ;
gseraphin unaf.fr

Depuis 50 ans, les Unions Départementales des Associations Familiales
représentent l’ensemble des familles auprès des pouvoirs
publics. Chargées par la loi de cette mission, elles sont en contact
régulier avec les élus, les administrations, les institutions
et associations œuvrant dans le cadre de la politique familiale.

Une dizaine d’U.D.A.F. en lien avec l’U.N.A.F. (Union Nationale des
Associations Familiales) ont souhaité mettre en place des observatoires
départementaux de la Famille par l’interrogation de familles
volontaires sur des thèmes les concernant tels que l’école,
les vacances, l’accès aux soins, les valeurs familiales...

Des études nationales mettent en évidence les comportements
des familles dans différents domaines. Il est plus difficile
de connaître les réalités départementales,
fort différentes selon le lieu d’habitat.

Aussi, cette enquête vise à connaître les familles
de l’Orne, et notamment leurs opinions et comportements en matière :

  • de vie familiale : valeurs, modes de vie, sentiments concernant
    la vie civique et la politique familiale et sociale
  • de logement
  • de santé
  • d’éducation.

La Méthode

La méthode employée a été le « sondage
par quotas ». Il s’agit de constituer un modèle réduit
de la population, en tenant compte d’un nombre restreint de caractères
principaux. Pour notre étude, les critères retenus ont
été : l’âge, le nombre d’enfants et la catégorie
socio-professionnelle de la personne de référence.

Durant les mois de novembre 98 à février 99, ce panel,
constitué à partir du recensement de l’INSEE de 1990,
a été interrogé par l’UDAF.

1. QUI SONT LES MENAGES QUI NOUS ONT REPONDU ?

SITUATION FAMILIALE

65 % des personnes interrogées vivent en couple (mariage et
vie maritale). 28,1 % sont des ménages d’une personne , 6,3 %
sont des familles monoparentales. En 1995, en France, 37,6 % des enfants
sont nés de parents non mariés.

Les familles sans enfant regroupent aussi bien les jeunes ménages
qui n’ont pas encore d’enfant que les couples plus âgés
qui ont des enfants de plus de 24 ans.

La raréfaction des familles nombreuses est un phénomène
national, on constate une forte diminution des familles de 4 enfants
et plus et la généralisation du modèle à
deux enfants. En 1994, le taux de natalité est de 11,4 ‰
dans l’Orne, 12,2 ‰ en Basse-Normandie, 12,2 ‰ en France.

La structure des âges de la population de l’Orne est la suivante :
25,8 % ont moins de 20 ans, 26,7 % ont entre 20 et 39 ans, 23,9 % ont
entre 40 et 59 ans et 23,6 % ont plus de 60 ans. Les classes d’âge
sont relativement homogènes. Notons toutefois que la population
de l’Orne est légèrement plus âgée que la
moyenne française. (Les moins de 20 ans représentent 26,8
 % en France contre 25,8 % dans l’Orne).


(Observatoire Départemental de la Famille UDAF 61 source INSEE)

SITUATION PROFESSIONNELLE

Les ménages à la retraite sont de loin les plus nombreux.
Rappelons que la classe d’âge des plus de 60 ans représente
plus d’un cinquième de la population. Département rural,
l’Orne compte une population active agricole de 15 % contre 6 % en France.

Les branches d’activité de l’industrie créatrices de
main-d’œuvre dans l’Orne sont, principalement : l’électroménager,
l’équipement automobile, l’industrie agro-alimentaire (indust.
Laitière, abattoir volailles, viande) et la métallurgie.


Professions intermédiaires : professions intermédiaires
de la santé, l’enseignement, la fonction publique, administratives
et commerciales des entreprises, agents de maîtrise.(Observatoire
Départemental de la Famille UDAF 61 source INSEE)

(La situation professionnelle présentée ci-dessus concerne
la situation de la personne de référence des ménages
de l’Orne et non la situation de la population active).

RESSOURCES

23 % des personnes interrogées ont moins de 7 000 F de ressources
mensuelles 22 % ont entre 7 et 10 000 F par mois, 28 % entre 10 000
et 15 000 F. Enfin, 25 % ont plus de 15 000 F. La question portant sur
les ressources précisait « prestations comprises ».

2. La vie familiale

VALEURS

Quelles sont pour vous les bases de la famille ? Les enquêtés
avaient la possibilité d’opter pour plusieurs réponses
à cette question.

La présence d’enfants, un couple uni et une bonne communication
entre les membres de la famille, sans oublier une dose d’amour, voilà
la recette d’une vie familiale réussie ! On note que le
mariage est une valeur portée par les retraités, alors
que les autres catégories socio-professionnelles privilégient
surtout un noyau familial soudé par la confiance et la communication.
La participation des grands-parents est un critère pris en compte
essentiellement par les artisans et commerçants.

Le mariage est un fondement de la famille de première importance
pour les retraités, par contre il ne rencontre pas le même
succès auprès des professions intermédiaires qui
privilégient les autres critères comme le couple uni et
l’amour.

D’après une enquête « IPSOS/ça m’intéresse »
de mai 99, se marier et avoir des enfants reste la forme de vie idéale
pour les trois-quarts des français : 92 % des Français
rêvent d’avoir des enfants et les trois quarts espèrent
se marier. Les aspirations des sondés diffèrent de la
réalité, puisque depuis une vingtaine d’années,
le nombre de mariages a baissé d’environ 45 %. Dans le même
temps, le divorce a fortement progressé. Enfin, l’union libre
s’est fortement développée. En 1965, 10 % des couples
cohabitaient avant de se marier. La proportion est aujourd’hui exactement
inverse.

REUSSIR SA VIE

Le schéma ci-dessous présente le degré « 1ère
importance » accordé aux critères cités.

Réussir sa vie revient, avant tout, à réussir
sa vie familiale
. Toutes les enquêtes démontrent que
la famille est perçue comme la cellule de base de la société.
Face aux craintes du chômage, de l’insécurité, de
l’instabilité sociale, la famille est le rempart reconnu d’une
majorité.

Les français voient essentiellement dans la vie de famille
les aspects positifs comme l’amour (76 %), la joie et la solidarité.
L’enquête IPSOS/Ca m’intéresse indique que le mot
« soucis » n’est repris que par 16 % des Français.
La famille n’inspire le mot « querelles » qu’à
5 % des sondés.

TRANSMISSION DES VALEURS

Les parents transmettent généralement les mêmes
valeurs que celles acquises de leurs parents. L’honnêteté
reste en tête quelque soit la génération. Toutefois,
l’échelle des valeurs varie et l’on remarque que les valeurs
matérielles reculent au profit de valeurs humanistes. C’est ainsi
que le travail recule dans la transmission des valeurs au profit de
la responsabilité et de la tolérance.

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Observatoire de la Famille UDAF 61 - 1999

Les valeurs honnêteté, politesse et travail sont les
valeurs dominantes reçues par les moins de 40 ans alors qu’eux-mêmes
transmettent en priorité le respect, la tolérance et l’honnêteté.

A noter que le sens de la famille est une valeur importante à
transmettre pour les agriculteurs et le sens des responsabilités
pour les cadres. Les professions intermédiaires (santé,
social, éducation) privilégient la transmission de la
tolérance. Pour les employés, l’honnêteté
est une valeur primordiale, tout comme pour les ouvriers qui insistent
également sur le sens du respect.

Définition de la famille

Entité d’amour et de solidarité, la famille est représentée
comme une communauté de personnes liées par la filiation
ou l’alliance. Cellule de base de la société, la famille
est un lieu privilégié de soutien et de compréhension
pour ses membres.

MODES DE VIE

Les activités partagées avec les enfants

L’aide aux devoirs scolaires est, sans conteste, l’activité principale
partagée avec les enfants. Le graphique ci-dessous indique la fréquence
du temps passé par les parents aux devoirs de leurs enfants d’âge
scolaire.

« C’est entre 6 et 10 ans que se créent
ou s’élargissent les différences entre les enfants. Constamment
stimulé intellectuellement dans certaines familles, l’enfant
se retrouve au contraire seul face à ses devoirs dans d’autres
familles, moins disponibles ou moins concernées. C’est à
cette période que les écarts scolaires commencent à
se creuser » G. Mermet Francoscopie 99

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PARTICIPATION AUX DEVOIRS SCOLAIRES

Les rencontres familiales et les réunions d’amis rassemblent 40
 % des parents et enfants au moins une fois par semaine. Le sport est une
activité hebdomadaire pour 30 % des familles, par contre la pratique
d’un art reste l’activité la moins souvent partagée en famille.

La place des grands-parents

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Dans 37 % des familles, les petits-enfants et les grands-parents ont
des contacts (téléphone, courrier ou rencontre) au moins
une fois par semaine. 1,5 % n’ont qu’un contact par an.

FREQUENCE DES CONTACTS PETITS-ENFANTS/GRANDS-PARENTS

Observatoire Départemental de la Famille - UDAF 61 -
1999

Les familles attendent en priorité de l’affection (49,5 %)
de la part des grands parents. Elles leur demandent aussi d’assurer
la cohésion familiale et d’être à l’écoute
des membres de la famille.

Rendre service et aider financièrement (20 %) sont deux rôles
secondaires attribués aux grands parents par les enquêtés.
Ce ne sont pas des rôles jugés prioritaires mais qui, dans
la pratique, existent. En effet, des enquêtes nationales démontrent
que depuis quelques années, l’entraide familiale est plus exercée
par les ascendants au profit des descendants (plus de 100 milliards)
que l’inverse. Cette entraide est la résultante de l’accroissement
du pouvoir d’achat des personnes âgées et de la vie professionnelle
plus précaire des jeunes générations.

Modes de garde des jeunes enfants

Observatoire Départemental de la Famille - UDAF 61 -
1999

A la question, si vous aviez la possibilité, feriez-vous un
autre choix, 24,3 % des ménages interrogés répondent
positivement. Ils choisiraient de garder eux-mêmes leur enfant
pour 25 %. Les autres les confieraient à une crèche ou
à une assistante maternelle.

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Les modes de garde les plus souvent utilisés par les ménages
sont les assistantes maternelles pour 30 % et les parents eux-mêmes
29 %. Les familles font appel aux grands-parents pour 20 % et à
la famille élargie ou les amis dans 11 % des cas. Dans un département
rural comme l’Orne, les crèches et garderies ne représentent
que 10 % des modes de garde.

Les structures de garde existantes dans l’Orne sont de 4 types (mise
à part l’assistante maternelle) :

La halte garderie : au nombre de 10, elles se rencontrent
essentiellement en milieu urbain et accueillent les enfants occasionnellement.

La crèche collective : 5 crèches de ce type
existent dans l’Orne, à Alençon, Argentan et Flers. En
général elles accueillent les enfants de 2 mois à
3 ans en journée entière.

La Halte-garderie / crèche : ce sont les structures
citées ci-dessus qui accueillent les enfants dans les mêmes
locaux. On en dénombre 6 dans notre département.

La crèche familiale : 3 existent dans l’Orne. C’est
un mode de garde à la journée, et individuel, chez une
assistante maternelle.

Source : Conseil Général de l’Orne

Les vacances

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La majorité des familles de l’Orne partent au moins une fois
en vacances (minimum trois jours) par an. Les professions intermédiaires
partent deux fois (45,4 %) voire trois fois par an. 60 % des artisans
prennent une fois des vacances, les agriculteurs sont de plus en plus
nombreux à profiter de quelques jours de repos.

Observatoire Départemental de la Famille UDAF 61 - 1999

Les week-ends sont l’occasion de courtes vacances. D’après
l’INSEE, 46 % des Français sont partis au moins une fois au cours
de l’année 97, mais 54 % ne partent jamais. Si la fréquence
des séjours en dehors du domicile a augmenté ces dernières
années, la durée moyenne a par contre diminué.

Les prestations sociales

En France, les prestations sociales représentent 1/3 du revenu
primaire. Leur part est proportionnellement inverse au montant des revenus.
Leur destination principale est la vieillesse (moitié des dépenses,
la santé vient en deuxième position avec un quart des dépenses,
devant les prestations familiales et de maternité (un peu plus
de 10 %). Les allocations de chômage et d’inadaptation professionnelle
représentent 10 % des dépenses. (Francoscopie 99).

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Observatoire Départemental de la Famille UDAF 61 - 1999

La majorité des ménages de l’Orne jugent les systèmes
actuels des allocations familiales et des aides au logement satisfaisants.
31,5 % des ménages ne s’expriment pas sur l’allocation adulte handicapé
et 37,4 % n’ont pas d’opinion quant à l’allocation de parent isolé.
Il faut en effet avoir connaissance du système pour pouvoir s’exprimer.
La moitié des ménages interrogés est peu ou pas du
tout satisfaite du Revenu Minimum d’Insertion. Faut-il associer ce chiffre
aux 20 % des familles qui prônent la solidarité comme valeur
prioritaire à transmettre à leurs enfants ?

Ordre de priorité en matière de dépenses sociales

Les ménages ont eu l’occasion de choisir et de classer par
ordre de priorité trois types de dépenses sociales parmi
les neuf proposées. On obtient, par ordre d’importance pour la
première position :

La santé pour 37 % des enquêtés puis la formation
et l’emploi pour 27 %. Suivent l’enseignement (13 %), le logement (11
 %) et la justice (7 %). Les autres thèmes proposés :
prestations familiales, fiscalité, culture ou consommation ne
comptent que quelques petits pourcentages de ménages les considérant
comme prioritaires. Peut-être parce qu’ils les considèrent
comme déjà satisfaits par la politique sociale actuelle ?

Vie Civique

Information des droits

La catégorie socio-professionnelle influe sur la
connaissance des droits. Les professions intermédiaires et les
cadres sont les mieux informés sur leurs droits civiques et sociaux.
Par contre, les retraités sont bien au courant des droits patrimoniaux.

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Les sources d’information

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95 % des foyers français possèdent au moins un téléviseur,
98,8 % disposent d’au moins une radio (en moyenne 6 radios par ménage).
Indicateur : le nombre de lecteurs de la presse quotidienne a diminué
d’un quart entre 1980 et 1990.

La vie associative

Si les ménages enquêtés ne sont impliqués
dans la vie municipale qu’à hauteur de 15,44 %, en contrepartie
ils sont 23 % à adhérer à une ou plusieurs associations.
Ce taux dépasse largement la moyenne française qui se situe
à 19%. La participation est importante dans les associations sociales,
familiales et sportives.

Pour les Ornais enquêtés, les associations répondent
à un besoin social : rencontres, solidarité et actions
sont les maîtres-mots.

Observatoire Départemental de la Famille UDAF 61 6 1999

55,8 % des ménages pensent que les associations sont insuffisamment
prises en considération par les pouvoirs publics, 28,8 % estiment
qu’elles le sont ponctuellement.

LE LOGEMENT

68 % des enquêtés sont propriétaires de leur logement,
30 % locataires et 2 % sont hébergés par des parents ou
des amis. 85 % sont en logement individuel, type d’habitat correspondant
au milieu rural.

Le choix du logement

Lors du choix de leur logement, les ménages de l’Orne citent
comme raisons prioritaires : l’environnement, puis le prix et la
distance au travail. La taille du logement et la proximité des
commerces sont deux éléments d’appréciation importants.
Le confort et l’aspect général du logement sont des éléments
de choix secondaires.

Eléments d’insatisfaction

Quelque soit le statut d’occupation, 15 % des ménages se déclarent
insatisfaits de leur logement. Les éléments d’insatisfaction
sont (pour les locataires comme pour les propriétaires) :
la taille inadaptée du logement cité en premier, puis le
manque de confort et les problèmes de voisinage.

L’accession à la propriété

D’après une étude de l’ANIL (Association Nationale
d’Information sur le Logement), les ménages accédants à
la propriété optent plus facilement pour l’achat d’un logement
ancien sans travaux.

En effet, la construction d’un logement neuf est synonyme de longueur
et de complexité. De surcroît, le recours à un constructeur
ou à un maître d’œuvre suscite souvent une certaine
défiance, crainte de défaillance ou de malfaçon.
Les candidats à l’accession hésitent à s’engager
dans l’acquisition de logements d’occasion avec travaux, en raison de
la difficulté d’en évaluer préalablement l’importance
et le coût.

L’Observatoire départemental nous apporte des informations sur
ce qui incite ou inciterait les ménages à accéder à la propriété :

La stabilité professionnelle est le critère principal
(49 %) qui inciterait à accéder à la propriété.
Concernant les raisons économiques, l’occasion à saisir
(terrain, logement) est l’élément prédominant. Le
choix de la constitution d’un patrimoine est également évoqué.

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LA SANTE

Couverture sociale

81,87 % des ménages enquêtés reconnaissent
avoir une bonne couverture sociale, 15,79 % pensent être assez bien
couverts et 2,34 % estiment ne pas avoir une bonne couverture.

A la question : avez-vous une mutuelle ? Les ménages
ayant des ressources comprises entre 5 000 et 10 000 F par mois (prestations
incluses) répondent oui à 92 %. Les foyers percevant des
ressources supérieures à 10 000 F ont tous une complémentaire.

92,44 % des ménages enquêtés ont un médecin
de famille qu’ils visitent régulièrement.

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Les foyers ornais semblent être suffisamment informés de
la prévention, des soins et des structures d’accueil concernant
le tabagisme, le cancer et le sida. Sans doute est-ce le résultat
des grandes campagnes d’information médiatiques. Le suicide reste
le risque le plus méconnu ou le plus dur à évoquer.

La Basse-Normandie, avec la Bretagne se place parmi les régions
où l’excès de suicide est le plus marqué : 408
décès annuels (entre 88 et 90). L’Observatoire Régional
de la Santé estime à 6 000 le nombre de personnes hospitalisées
pour tentative de suicide dans la région en 1993.

« Programmation stratégique des actions de santé
- région Basse-Normandie
 »

Observatoire Départemental de la Famille UDAF 61 1999

L’EDUCATION

L’éducation

Les parents estiment avoir la première place en tant
qu’éducateurs auprès de leurs enfants (89,08%). Ils délèguent
leur autorité en la matière aux enseignants, mais qu’en
deuxième position (51,15 %). Les autres intervenants reconnus dans
l’éducation sont les grands-parents. Les parents pensent que la
famille élargie, les copains ou les médias ne sont pas impliqués
dans l’éducation de leurs enfants.

Rythmes scolaires

A la question « Pensez-vous que les rythmes
scolaires soient adaptés à vos enfants ? »,
les familles répondent Oui à 60, 78 % pour les
enfants en maternelle, ils ne sont plus que 46,67 % en primaire et 30
 % en secondaire. Plus les enfants grandissent, moins les rythmes scolaires
paraissent adaptés...

Les activités extra-scolaires

Seulement 1 % des familles affirme que leurs enfants n’ont
aucune activité extra-scolaire. Le sport reste l’activité
favorite (44 %), puis les sorties entre amis (23%).

36 % des Français estiment que les enfants des écoles
primaires ont trop de vacances, 7 % qu’ils n’en ont pas assez, 55 % juste
ce qu’il faut. 76 % seraient favorables pour des journées moins
longues et 66 % seraient favorables pour une semaine réduite à
quatre jours. Europe2/BVA septembre 97

LA CONSOMMATION

Le budget des ménages

b Les priorités dans le budget des ménages

Pour 62,65 % des ménages interrogés, l’alimentation est
le premier poste de dépense, le logement est en deuxième
position. Les autres dépenses comme les loisirs, les transports
ou la santé ne se développent qu’à partir du moment
où les besoins primaires sont satisfaits (alimentation, logement,
habillement).

Les résultats de l’INSEE indiquent que les dépenses
d’alimentation en 1997 représentent 18 % du budget diponible des
ménages, contre 27 % en 1970 et 36 % en 1959.

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Le recours au Crédit

L’achat de la voiture et l’équipement ménager
sont les deux causes les plus fréquentes de recours au crédit,
en dehors de l’immobilier. Les cadres empruntent pratiquement exclusivement
pour la voiture, les agriculteurs ont ce même type de comportement.
Les autres catégories socio-professionnelles utilisent le crédit
pour tous les types d’achat. A noter que les crédits pour les vacances
et l’habillement restent minoritaires.

91,47 % des ménages qui ont recours au crédit s’adressent
aux banques, 13,95 % achètent à crédit par le biais
des cartes de crédit, 10,85 % ont un crédit permanent, 9,30%
font appel à leur famille tandis que 6,20 % se tournent vers les
organismes sociaux. (Le total des réponses est supérieur
à 100 %, plusieurs types de crédit coexistent).

On constate une épargne « assurance » contre
les menaces qui pèsent sur l’emploi (crainte de l’avenir) et sur
le financement des retraites. Les 40-60 ans sont également préoccupés
par le financement des études de leurs enfants.

L’épargne

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L’endettement

72,08 % des ménages estiment que l’on est surendetté
quand les dettes atteignent 40 % des revenus. 24,03 % fixent la barre
à 50 %. Certains ménages précisent aussi que cela
dépend du niveau des revenus.

La Commission de prévention et de traitement du Surendettement
de l’Orne a examiné 637 dossiers en 98 contre 504 en 1997 soit
+ 26,4 % contre + 23,6 % sur l’ensemble de la Basse-Normandie et + 30,7
 % pour la France entière.

 

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L’UDAF de l’Orne remercie tous les acteurs de cet Observatoire Départemental
de la Famille de l’Orne : l’INSEE, les administrateurs de l’UDAF,
les membres des associations familiales, les personnes ressources, les
ménages enquêtés, les médias qui ont su traduire
notre projet et un merci tout particulier aux UDAF initiatrices des Observatoires
de la Famille.

Cette étude donne un aperçu de la vie des ornais à
un moment donné. Il serait intéressant de comparer les résultats
avec une prochaine étude menée à partir des données
du nouveau recensement.

L’Observatoire Départemental de la Famille continuera ses recherches
en collaboration avec le Comité National d’Orientation. Au fil
du temps, les thèmes abordés, le réajustement du
panel et la comparaison avec les autres départements apporteront
un outil fiable de réflexion à tous les décideurs
de l’Orne.

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