UNAF - UDAF 64 - La Vie des Ménages : logement, santé, éducation-vie familiale, vie sociale (état des lieux et opinions)

Etude Généraliste

UDAF 64 - La Vie des Ménages : logement, santé, éducation-vie familiale, vie sociale (état des lieux et opinions)


30/09/1999

U.D.A.F 64 - Union Départementale des Associations Familiales des Pyrénées-Atlantiques

Observatoire départemental de la famille

La Vie des Ménages dans les Pyrénées-Atlantiques
Etat des lieux et Opinions
Logement, Santé, Education-vie familiale, Vie sociale

Rapport d’étude - Octobre 1999

UDAF 64 - 3, Rue Léon Daran - 64044
PAU CEDEX -
Téléphone : 05-59-82-48-80 Fax :
05-59-27-37-08

Contact : mlacadee UNAF.fr ;
gseraphin unaf.fr

SOMMAIRE

I

INTRODUCTION

Contexte de mise en place de l’Observatoire de la Famille

En se dotant d’un Observatoire Départemental de la Famille, l’UDAF
des Pyrénées-Atlantiques a souhaité recourir aux
enquêtes pour mieux répondre à une de ses missions
essentielles qui est de représenter les familles
et de défendre leurs intérêts.

L’idée est de recréer un modèle réduit
de la population des foyers du département (panel
de ménages
), puis de réaliser auprès de ces foyers
des enquêtes par questionnaire, qui nous permettront
d’aborder différents sujets relatifs à leur vie quotidienne
et d’acquérir ainsi une information plus précise sur leurs
conditions de vie, leurs points de vue et leurs attentes.

Cette démarche offre non seulement l’avantage d’associer les foyers
à la réflexion commune sur les problèmes d’ordre
familial, mais aussi elle permet de s’adresser à toutes les tranches
de la population et de recueillir ainsi l’opinion de toutes les catégories
de ménages.

Etre plus proche des réalités quotidiennes
vécues par les familles
, telle est la volonté exprimée
avec la mise en place de l’Observatoire de la Famille.

Objectifs de l’étude 

Mieux connaître les ménages du département, faire
un premier état des lieux de leur situation,
de leurs opinions sur différents sujets, tels sont les objectifs
recherchés dans cette enquête.

Dans ce contexte, il a été décidé d’examiner
les positions des foyers en matière de : Logement,
Santé, Education-vie familiale, Vie sociale,
sous forme d’une
enquête par questionnaire qui a été réalisée
au premier trimestre 1999.

La population ayant participé à cette enquête se
compose de 300 ménages.

Méthodologie

La constitution du panel s’appuie sur la méthode dite du sondage
stratifié par quotas
, l’idée étant d’extraire
de la population totale des ménages du département un échantillon
représentatif, c’est à dire une sous-population qui aura la
même structure que la population « mère »
sur un certain nombre de caractéristiques principales. Les critères
retenus ont été : la zone géographique (rural/urbain),
la situation de famille, l’âge et la profession de la personne de
référence du ménage, le nombre d’enfants de moins de
25 ans vivant au foyer.

Pour connaître la proportion réelle des différentes
catégories de ménages, nous nous sommes basés sur
les chiffres du recensement de 1990 fournis par l’INSEE sur le département.

Le profil des 300 ménages ayant répondu à cette
enquête est ainsi le suivant :

Les définitions pour « ménages » et
« familles » sont celles de l’INSEE :

- « Le ménage comprend toutes les personnes qui partagent
une même résidence principale. »

- « La famille s’entend comme un cadre susceptible d’accueillir
un ou des enfants : elle peut donc être constituée soit
par un couple (marié ou non) et le cas échéant de
ses enfants, soit d’une personne sans conjoint et de ses enfants (famille
monoparentale). »

Zone géographique :

  • Partie rurale 27 %
  • Partie urbaine 73 %

Avertissemement :

Situation de Famille : La définition
d’une famille selon l’INSEE diverge quelque peu de celle qui est d’usage
dans le langage social, où une famille désigne un couple
avec enfant(s), voire un couple marié avec enfant(s).

Il faudra donc veiller à ne pas confondre ces deux notions !

- Ménage sans famille (personnes seules pour la plupart) 29 %

- Famille monoparentale 8 %

- Famille avec couple (avec ou sans enfant) 63 %

Nombre d’enfants de moins de 25 ans vivant au foyer :

- Aucun 61 %

- Un 15 %

- Deux 17 %

- Trois ou plus 7 %

Age de la personne de référence du ménage :

Remarque :

- 15 à 24 ans 3 %

- 25 à 29 ans 7 %

Dans le cas d’un couple, la personne de référence du
ménage est l’homme du couple

- 30 à 39 ans 19 %

- 40 à 49 ans 17 %

- 50 à 59 ans 16 %

- 60 à 74 ans 23 %

- 75 ans et plus 15 %

Profession de la personne de référence
du ménage :

- Agriculteur 3 %

- Artisan, commerçant, chef d’entreprise 6 %

- Cadre, profession intellectuelle supérieure 10 %

- Profession intermédiaire 12 %

- Employé 11 %

- Ouvrier 17 %

- Retraité 36 %

- Autre sans activité professionnelle 6 %

LOGEMENT

Type d’Habitat : Statut d’Occupation :

  • Appartement dans immeuble collectif 34 % - Propriétaire 66
     %
  • Maison 62 % - Locataire 32 %
  • Appartement dans une maison 4 % - Logé à titre gratuit
    2 %

Le prix est considéré par une majorité de ménages
(53 %) comme le critère le plus important pour le choix du logement.
Toutefois, l’élément économique ne prédomine
que très légèrement et d’autres critères relatifs
à la configuration du logement, tels que la surface habitable,
la situation géographique ou encore l’aspect général
(disposition, confort), sont aussi largement cités.

A l’opposé, les raisons professionnelles et les raisons familiales
sont des éléments de choix tout à fait secondaires.

L’accession à
la propriété

Si 58 % des ménages non propriétaires envisagent de le
devenir tôt ou tard, les motifs invoqués sont d’ordre économique.

Ainsi, outre le fait que les loyers sont considérés comme
trop élevés pour 47 % des ménages, argument qui pourrait
précipiter certains à prendre la décision, les principales
raisons qui les inciteraient à accéder à la propriété
sont en premier lieu un prêt à taux d’intérêt
réduit (46 %) et une meilleure situation professionnelle
(45 %).

En comparaison, les autres propositions qui tiennent plus de conjonctures,
de situations particulières comme un coup de cœur pour un
logement, un changement dans la situation familiale, paraissent secondaires.

Enfin, les ménages estiment qu’il n’est pas essentiel de disposer
d’un patrimoine important pour accéder à la propriété
(seulement 23 % des citations).

Les futurs propriétaires considèrent qu’une
situation financière « convenable » suffit
et qu’il n’est pas nécessaire d’avoir au préalable réuni
une importante somme d’argent.

Un regard sur
les dispositifs d’aide au logement :

Les ménages ne s’estiment que très moyennement
informés des possibilités d’aide au logement
 :
40 % à peine se disent bien informés (dont seulement 6 %
de très bien informés).

En revanche, il y a une perception positive des dispositifs
d’aide au logement
 : parmi les ménages qui s’estiment
bien informés, une grande majorité les jugent satisfaisants
(59 %), tandis que seulement 31 % n’en sont pas satisfaits et que 10 %
ne se prononcent pas.

SANTE

Les
ménages du département sont une grande majorité à
juger favorablement le système de protection maladie en France
 :
89 % déclarent en être satisfaits, 26 % se disant pour leur
part être très satisfaits.

On retrouve sensiblement ces mêmes proportions dans l’évaluation
que font les ménages de leur propre couverture sociale avec plus
de neuf ménages sur dix qui l’estiment bonne.

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Précisons enfin, pour compléter cette approche de la couverture
maladie, que 9 % des ménages déclarent ne
pas avoir de complémentaire santé.

 

L’accès
aux soins

91 % des ménages ont un médecin de famille.
Ceux qui n’en ont pas se situent presque en totalité en zone urbaine,
et pour la plupart il s’agit de jeunes de moins de 35 ans.

Cette forte proportion observée sur l’existence d’un médecin
« référent » fournit une information
intéressante dans un contexte où les mesures relatives à
la réforme de la Sécurité Sociale semblent s’orienter
vers le développement de rapports privilégiés avec
le médecin de famille.

Les ménages sont d’accord pour mettre en avant les inégalités
en matières de santé et 83 % d’entre eux
considèrent que l’accès aux soins n’est pas le même
pour tous.

Il serait intéressant de se pencher sur ce phénomène,
et notamment de vérifier si les ménages sont suffisamment
informés des possibilités qui leurs sont offertes en terme
d’accès aux soins même en cas de revenus modiques...

L’accès
à l’information

Si seulement 16 % des ménages s’estiment très bien informés,
ils sont une grande majorité (83%) à s’estimer bien informés
en matière de santé, de prévention et de soins
.

Cela tendrait à montrer que l’accès à l’information
en matière de santé est aujourd’hui très développé,
que ce soit grâce aux campagnes d’information et de prévention
ou grâce à de meilleurs contacts avec les personnels de la
santé.

A cet égard, il serait intéressant d’étudier le
rôle tenu par le médecin de famille en tant que « vecteur
d’information ».

EDUCATION, VIE FAMILIALE

Les
intervenants et leur rôle éducatif à l’égard
des enfants

Les foyers attribuent à l’école le rôle
le plus important pour l’éducation des enfants.
Citée
par 84 % des ménages elle arrive largement en tête, ce qui
tendrait à montrer que bien que souvent critiquée elle conserve
la confiance des foyers dans sa vocation à enseigner les bases
élémentaires de la connaissance mais aussi de l’éducation.

Le rôle des grands-parents est également perçu comme
particulièrement important et notamment chez les 65 ans et plus
(79% contre 67 % pour l’ensemble des ménages).

Il est intéressant de noter que les grands-parents devancent largement
les frères et sœurs (38 %) et les autres membres de la famille
(15 %), ce qui leur confère une place privilégiée
dans la cellule familiale.

Les foyers sont dans l’ensemble plus réservés
sur l’importance du rôle des intervenants « extérieurs »

(médias, espaces éducatifs, copains).

Les
parents et l’éducation de leurs enfants

Pour des parents, qu’est ce qui vous
paraît le plus important parmi les propositions suivantes, pour
assurer l’éducation des enfants ?

Proportion de ménages ayant classé
cette proposition

en premier

Proportion de ménages ayant classé
cette proposition

en premier ou

en second

Avoir de l’autorité

17 %

21 %

Etre disponible

15 %

30 %

Etre à l’écoute

22 %

36 %

Développer leur autonomie

3 %

14 %

Créer un climat de confiance

10 %

23 %

Inculquer des connaissances

0,3 %

3 %

Donner de l’affection

14 %

26 %

Enseigner des valeurs morales

7 %

26 %

L’aspect le plus important (classé en premier par les ménages) :

« Etre à l’écoute » est la proposition
la plus souvent citée (22%). A un degré moindre, les ménages
mentionnent « avoir de l’autorité » (17%),
« être disponible » (15%) et « donner
de l’affection » (14%)

Les propositions relatives au développement de l’instruction sont
en revanche très peu citées.

Des nuances peuvent être mises en évidence en fonction de
l’âge :

Pour les personnes de 50 ans et plus, « avoir de l’autorité »
arrive largement en tête avec 25 % de ménages qui placent
cette proposition au premier rang, ce pourcentage passant à 29
 % chez les 65 ans et plus.

Au contraire pour les moins de 50 ans, cette proposition ne recueille
que 8 % des opinions, alors que « être à l’écoute »
est citée par 31 % des foyers.

Les deux aspects les plus importants (classés ou en premier ou en second par les ménages) :

En cumulant les citations « en premier » et « en
second », les tendances décrites précédemment
se confirment : « être à l’écoute »
est l’attitude la plus souvent évoquée (36 %) devant « être
disponible » (30 %). Une nouvelle comparaison selon l’âge
de la personne de référence du ménage permet de compléter
l’approche du phénomène :

Pour les moins de 50 ans : Pour
les 50 ans et plus :

1 - Etre à l’écoute 47 % 1 - Enseigner
des valeurs morales 32 %

2 - Etre disponible 35 % 2 - Avoir de l’autorité
29 %

3 - Créer un climat de confiance 26 % 3 - Donner de l’affection
27 %

4 - Donner de l’affection 25 % 4 - Etre à l’écoute 27 %

5 - Enseigner des valeurs morales 18 % 5 - Etre disponible 26 %

Ø Les moins de 50 ans mettent en avant « être à
l’écoute » et « être disponible »
(cités respectivement par 47 % et 35 % des ménages), les
autres propositions étant reléguées au second plan.

Ø « Avoir de l’autorité » conditionne
toujours la perception qu’ont les 50 ans et plus des aspects essentiels
de l’éducation, où « enseigner des valeurs morales »
occupe une place privilégiée et vient confirmer la tendance
pressentie plus tôt, à savoir la part importante que cette
population accorde à la transmission de principes, de règles,
de valeurs.

Toutefois, les différences constatées ne permettent pas
de dire qu’il y a une perception totalement différente selon l’âge,
des aspects essentiels pour assurer l’éducation des enfants :
« donner de l’affection », « être
à l’écoute », « être disponible »
ne sont pas négligés par les 50 ans et plus.

Ø Consensus sur la façon de concevoir l’éducation :
Ecoute, Disponibilité, Amour doivent accompagner
la vie de l’enfant.

Ø L’éducation autoritaire n’est pas (ou
plus) considérée comme essentielle pour bien élever
les enfants. Seuls les ménages plus âgés revendiquent
encore cette forme d’éducation où la transmission des valeurs
morales occupe une place importante.

Ø Ce qui prime, plus que le développement du savoir, c’est
le bien-être de l’enfant.

Des nuances qui sont sûrement dues à une évolution
des mentalités se manifestent, mais le sentiment profond demeure
le même.

Les
bases essentielles de la famille

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Les ménages mettent nettement en avant 3 propositions qui sont
perçues comme les bases essentielles de la famille : « Un
couple uni » est celle qui est citée le plus souvent
en premier (27 %). Derrière, « une bonne communication
parents-enfants » et « donner de l’affection »
recueillent respectivement 23 % et 19 % des opinions.

Ce « tiercé gagnant », outre son côté
idéaliste a l’avantage de concevoir la famille comme une cellule
caractérisée par des liens affectifs importants, entre les
membres du couple d’une part, entre les parents et les enfants d’autre
part.

L’approche traditionnelle de la famille est ainsi laissée de côté :
se marier pour avoir des enfants n’est plus le raisonnement tenu par les
ménages, et même si « le mariage » arrive
en quatrième position, il n’est cité que par 10 % des foyers.

Seuls les ménages plus âgés le situent encore assez
haut dans leur échelle de valeurs, puisque 24 % des 65 ans et plus
le considèrent comme une base essentielle de la famille (seconde
position pour cette population). A titre de comparaison, les ménages
de moins de 35 ans ne sont que 2 % à le placer en premier.

De la même façon, « les enfants » ne
recueillent que 4 % des opinions (à comparer avec 23 % pour « une
bonne communication parents-enfants »), mettant ainsi l’accent
sur l’importance du dialogue.

VIE SOCIALE


Connaissance des
droits

Les ménages ne s’estiment que très moyennement
informés de leurs droits
et même si des nuances peuvent
être constatées selon les domaines étudiés,
pour chacun, moins d’un ménage sur deux considèrent être
bien informés.

Qui plus est quand ils le sont, c’est la réponse « plutôt
bien informé » qui est majoritaire, la réponse
« très bien informé » n’étant
jamais citée au-delà de 5 ou 6 %.

Les droits patrimoniaux et les droits des consommateurs représentent
les domaines où le sentiment de ne pas être bien informé
est le plus fort.


Perception des
services sociaux

Nous avons cherché à mesurer la place que réservaient
les ménages aux services sociaux en tant qu’interlocuteur pour
apporter de l’aide aux foyers rencontrant des difficultés.

Pour cela nous leur avons demandé de se prononcer sur les personnes,
les services, les structures qu’ils solliciteraient en cas de difficultés.

Il ressort que les ménages accordent largement
leur confiance à la solidarité familiale
, en citant
la famille dans 70 % des cas.

Le fait qu’un service social soit le second interlocuteur le plus cité
est à signaler (surtout que la moitié des ménages
y font référence), et tendrait à montrer que les
foyers font confiance aux services sociaux pour les aider à faire
face à leurs problèmes.

Par contre, si les ménages ont le réflexe de
solliciter un service social, ils sont nombreux (44 %)
à déclarer ne pas savoir quelles démarches effectuer
pour essayer d’obtenir de l’aide. 

A travers les réponses à cette question, n’est ce pas la
méconnaissance des missions assignées aux services sociaux
qui est ainsi mise en évidence ?


Engagement dans
la vie associative

La proportion de ménages appartenant à une association
est particulièrement important dans le département :
52 % sont adhérents.

Les secteurs concernés sont essentiellement des activités
de détente : 23 % des foyers appartiennent à des associations
sportives, 19 % à des associations de loisirs et 17 % à
des associations culturelles.

En revanche, les autres secteurs ne regroupent jamais plus de 10 % d’adhérents
parmi les ménages du département.

Dans les autres types d’associations, les plus citées sont des
associations professionnelles (4%), sociales (1%), éducatives (1%).

 

Perception
de l’action des mouvements associatifs

Même s’ils ne sont pas catégoriques, plus
de la moitié des ménages estiment que les responsables politiques
ou les administrations sociales tiennent rarement compte de leurs avis,
de leurs propositions.

Bien sûr, il s’agit là d’un sentiment global et non de certitudes,
ce qui explique que 18 % des ménages n’ont pas souhaité
se prononcer et que les réponses « extrêmes »
soient très peu citées (2 % pour « oui très
souvent » et 5 % pour « non jamais »).


Les sujets jugés prioritaires

Pour connaître
les préoccupations des ménages sur les grands problèmes
de société, nous leurs avons proposé une liste de
sujets et demandé de nous dire quels étaient par ordre d’importance
les trois qui à leurs yeux devaient être étudiés
en priorité par les responsables politiques et les administrations
sociales.

Un thème prédomine largement sur tous les autres :
 l’emploi est considéré par 51% des
ménages comme le sujet prioritaire.

La peur du chômage est présente dans tous les esprits en
cette fin de siècle, et chacun, quel que soit son âge, manifeste
son inquiétude.

Même les 65 ans et plus, moins concernés directement, sont
40 % à le citer en premier, conscients sûrement des difficultés
que peuvent rencontrer leurs enfants ou leurs petits-enfants à
cause du chômage.

Toutes les professions sont préoccupées par l’emploi, avec
une plus grande inquiétude manifestée chez les professions
salariées et notamment les moins privilégiées.

Sujet classé en premier

Sujet classé dans les 3 premiers

Le Logement

7 %

19 %

L’Environnement

4 %

17 %

L’Education

14 %

38 %

La Formation

2 %

14 %

L’Emploi

51 %

72 %

La Santé

4 %

24 %

La Sécurité Sociale

1 %

10 %

La Consommation

0,5 %

2 %

La Justice

1 %

12 %

La Culture, la Communication

0,5 %

6 %

Les Prestations Familiales

0,5 %

4 %

Le Régime des Retraites

3 %

24 %

L’Insécurité

5 %

34 %

A un degré moindre, l’éducation et l’insécurité
sont également perçus comme étant prioritaires puisque

respectivement 38 % et 34 % des ménages les situent parmi les trois
sujets les plus importants.

En comparaison, le régime des retraites, la santé, l’environnement,
le logement, pourtant très médiatiques inquiètent
moins les ménages.

SYNTHESE

Bien que se voulant généraliste, cette enquête a
le mérite d’alimenter la réflexion sur différents
aspects de la vie des familles et des ménages.

En premier lieu, il convient de souligner que les foyers
sont nombreux à déclarer ne pas bien connaître leurs
droits, ni les procédures à mettre en œuvre, les actions
à engager pour solliciter des aides sociales
.

Ce constat pourrait amener à approfondir l’examen de ce phénomène,
tant il paraît essentiel de remédier à ce problème.

Les opinions exprimées par les ménages suggèrent
une conception de la famille où l’aspect relationnel
occupe une place de plus en plus importante
 : entretenir des
liens solides au sein de la cellule familiale paraît essentiel,
comme si les conjoints d’une part, les parents et les enfants d’autre
part devenaient partenaires pour faire face aux éléments
perturbateurs qui menacent l’harmonie interne de la famille.

Cette conception se substitue à une approche plus institutionnelle
de la famille, et dans ce contexte la constitution du couple (et par la
même d’une famille) ne passe plus forcément par le mariage.

L’analyse de la perception du rôle des parents dans l’éducation
des enfants confirme ces tendances  : l’écoute,
la disponibilité, l’amour sont présentés comme étant
prioritaires
, notamment chez les plus jeunes qui privilégient
très nettement ces aspects affectifs et relationnels.

En revanche, la transmission de principes, de règles, de valeurs
occupe une place de moins en moins importante.

La crise de l’emploi préoccupe les ménages,
et une large majorité met l’accent sur la nécessité
de trouver des solutions pour faire face au chômage qui menace l’équilibre
des familles .

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