UNAF - UDAF 86 - Vienne - la vie familiale, la vie civique, le logement, la santé, l’éducation et la consommation des familles de la Vienne (1999)

Etude Généraliste

UDAF 86 - Vienne - la vie familiale, la vie civique, le logement, la santé, l’éducation et la consommation des familles de la Vienne (1999)


30/11/1998

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Observatoire Départemental de la Famille

Familles de la Vienne - 1999

Contact : mapalau unaf.fr ;
gseraphin unaf.fr

Depuis cinquante ans, les Unions Départementales d’Associations
Familiales représentent l’ensemble des familles auprès des
pouvoirs publics. Chargées par la loi de cette mission, elles sont
en contact régulier avec les élus, les administrations,
les institutions et associations oeuvrant dans le cadre de la politique
familiale. En 1995, une dizaine d’UDAF, en lien avec l’UNAF (Union Nationale
des Associations Familiales) a souhaité mettre en place des Observatoires
Départementaux de la Famille. Il s’agit tout simplement d’interroger
des familles volontaires, régulièrement sur des sujets concernant
l’école, les transports, l’aménagement du territoire, les
vacances, l’accès aux soins, l’emploi...

A ce jour, 24 UDAF ont entrepris l’Observatoire Départementale
de la Famille, et 17 UDAF projettent de s’engager.

L’UDAF de la VIENNE vient de terminer sa première enquête
sur les thèmes de la vie familiale, de la vie civique, du logement,
de la santé, de l’éducation et de la consommation.

Un peu plus de 270 personnes ont accepté de se prêter à
cette enquête en remplissant un questionnaire. Les personnes interrogées
ont été choisi le plus aléatoirement possible, suivant
les données de l’INSEE.

Après avoir analysé les questionnaires, l’Observatoire
de la Famille s’avère un outil d’une grande valeur pour plusieurs
raisons :

  • Tout d’abord un outil de meilleure connaissance des attentes et besoins
    des familles et plus globalement des entités familiales.
  • Un outil de renforcement du poids de la parole des représentants
    familiaux.
  • Un outil d’aide à la réflexion. Celui-ci ressortira
    régulièrement des informations en direction des commissions
    sectorielles de l’UDAF. Il pourra aussi alimenter la préparation
    des Assemblées Générales à thème
    de l’UNAF.

Le but de cette enquête est de collecter des informations
qualitatives permettant de dégager des tendances sur les modes
de vie des familles et sur leurs attentes. Il est nullement question de
produire des études semblables à celles réalisées
par des organismes d’État ou des institutions privées.

Sommaire

Vie familiale.

Pour les ménages de la Vienne, les bases de la famille sont tout
d’abord une bonne communication parents / enfants, ensuite avoir un couple
uni. Avoir des enfants, l’amour et la confiance ne sont cités que
bien après. Mais une bonne communication parents / enfants sous
entend la présence des enfants ; on s’aperçoit donc qu’avoir
des enfants est une base essentielle de la vie familiale.

Il n’y a pas de grande différence entre le monde urbain et rural.
En milieu urbain la confiance et l’amour sont légèrement
plus mentionnés que les enfants. Les plus de 60 ans placent le
mariage en quatrième position et les moins de 60 ans privilégient
l’amour classé en deuxième position et le mariage seulement
en septième position.

En fait, pour les personnes interrogées, la base de la famille,
est d’avoir un couple uni avec des enfants.

Ce qui est très important pour réussir dans la vie est
d’avoir des enfants heureux et équilibrés, d’avoir un couple
uni et dans une moindre mesure être ouvert aux autres et rendre
service. Gagner de l’argent, progresser dans son activité professionnelle
et avoir une vie sociale intense ne sont aux yeux des ménages interrogés
que moyennement importants.

Que ce soit pour les valeurs reçues des parents ou pour les valeurs
transmises aux enfants, on constate dans les deux cas un consensus sur
l’honnêteté, première valeur reçue et transmise
(70%), et sur le travail (55%). Ensuite pour les autres valeurs il existe
une différence sensible entre valeurs reçues et valeurs
transmises.

Pour les valeurs reçues, la politesse et le respect se placent
en troisième et quatrième position. En ce qui concerne les
valeurs transmises aux enfants on retrouve, après l’honnêteté
et le travail, des valeurs qui sont assez proches l’une de l’autre telles
que le respect, la responsabilité, le sens de la famille et la
tolérance.

La méthode

La méthode employée a été « le
sondage par quotas ». Il s’agit de constituer un modèle
réduit de la population en tenant compte d’un nombre restreint
de caractères principaux. Pour l’étude, les critères
retenus ont été : la zone (rurale - urbaine), la situation
familiale, l’âge, la catégorie socioprofessionnelle de la
personne de référence et le nombre d’enfants.

Durant l’année 1998 ce panel, constitué à partir
des données de l’INSEE, a été interrogé. Chaque
ménage a répondu sur les thèmes de la vie familiale,
de la vie civique, du logement, de la santé, de l’éducation
et de la consommation.

Chez les ouvriers la politesse et la tolérance sont les valeurs
reçues les plus significatives et la politesse reste la valeur
transmise la plus importante. Pour les retraités la moralité
est la valeur reçue et transmise la plus importante.

La tolérance est la seule valeur beaucoup plus transmise que reçue.

Modes de vie.

Les réunions de familles, d’amis, les promenades sont des activités
pratiquées pour 70% des familles en général entre
plusieurs fois par semaine à une fois par semaine.

 

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Source : UDAF de la Vienne - Questionnaire famille

En ce qui concerne les relations entre les petits-enfants et la grands-parents,
on constate que 86% des enfants ont au moins un contact par mois avec
leurs grands-parents dont 70% au moins une fois par semaine.

Il existe une lien significatif entre certaines catégories socioprofessionnelles
et la fréquence des contacts entre petits-enfants et grands-parents.
Ainsi pour les contacts qui ont lieu une fois par semaine ou tous les
jours sont associés les professions suivantes : agriculteurs exploitants,
artisans commerçants chefs d’entreprise, ouvriers. On remarque
que ces professions sont peu liées au secteur tertiaire et qu’elles
permettent aux familles de conserver des contacts réguliers entre
les générations. Au contraire de catégories socioprofessionnelles
beaucoup plus liées au secteur tertiaire telles que les cadres
et professions libérales, les professions intermédiaires
et les employés qui contraignent les familles à être
mobiles géographiquement.

Donner de l’affection est le premier rôle attribué aux grands
parents par les ménages de la Vienne, ensuite on retrouve l’écoute,
le dialogue, assurer la cohésion familiale et transmettre une culture,
un savoir.

Pour les retraités qui sont très concernés par la
question, les réponses ne sont pas très différentes
de leurs cadets.

Donner de l’affection et assurer la cohésion sociale sont les
deux premiers rôles que s’attribuent les grands-parents.

Environ 17% des ménages du département ne partent jamais
en vacances, mais un

peu plus de 80% des ménages partent au moins une fois en vacances
dans l’année.

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Source : UDAF de la Vienne - Questionnaire famille

On constate qu’il existe un lien significatif entre revenus et vacances
et entre profession et vacances, ce qui n’est pas surprenant. On distingue
pour les revenus et pour les professions deux groupes distincts.

Le premier groupe comprend les ménages qui ne partent jamais ou
une fois en vacances et est composé de ménages dont les
revenus mensuels sont compris entre 5000 Francs et 10000 Francs et qui
sont agriculteurs exploitants, artisans chefs d’entreprise, ouvriers et
retraités.

Le deuxième groupe comprend les ménages qui partent au
moins 2 fois en vacances dans l’année et dont les revenus mensuels
varient de 10000 Francs à 20000 Francs et plus et ce sont des cadres
ou professions intermédiaires et des employés.

La politique familiale.

La majorité des ménages juge le système des allocations
familiales satisfaisant. Pour ces 62% de personnes satisfaites, il n’y
a pas de différence entre les professions, l’âge et la situation
familiale du ménage.

 

Pour le Revenu Minimum d’Insertion les avis sont mitigés, peu
de personnes trouvent cette aide satisfaisante. Ils sont 47,5% des ménages
à trouver cette aide peu ou pas satisfaisante. Parmi ces personnes
non satisfaites, les retraités considèrent cette mesure
comme peu satisfaisante et les ouvriers n’en sont pas du tout satisfaits.

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( UDAF de la VIENNE - Observatoire Départemental de la Famille
- juillet 1999)

Pour l’Allocation Adulte Handicapé, 36,4% des ménages sont
sans opinion sans doute parce que cette mesure n’est pas très connue
du grand public. Pour ceux qui ont répondu ils sont en majorité
satisfaits de cette aide, soit 39,8% de satisfaits contre 23,5% de non
satisfaits.

Pour l’Allocation Parent Isolé, 57% des ménages ne sont
pas satisfaits ou sont sans opinion.

En ce qui concerne les aides au logement, 50,3% des ménages interrogés
se déclarent satisfaits de cette mesure. Les agriculteurs et les
retraités en général estiment que cette aide est
bonne.

Pour les priorités en matière de dépenses sociales,
la maladie est placée en première position par les personnes
interrogées. Les ménages de la Vienne accordent une plus
grande importance à la maladie et à la famille qu’à
la vieillesse et à l’exclusion en matière de dépenses
sociales. De même en ce qui concerne les sujets prioritaires à
étudier, la santé est vraiment la préoccupation première
des ménages, en second plan l’enseignement, la formation et l’emploi
préoccupe aussi les ménages.

La vie civique.

Les ménages de la Vienne estiment être en général
moyennement informés de leurs droits civiques, sociaux et de consommateurs,
mais par contre ils se sentent peu informés de leurs droits patrimoniaux.

L’engagement dans la vie municipale est beaucoup moins important que
l’engagement dans la vie associative et représente 24,5% des ménages.
Bien évidemment les personnes engagées dans la vie municipale
sont pour 85% d’entre elles adhérentes à au moins une association.
Les ménages qui adhèrent à une seule association
ont tendance à ne pas participer à la vie municipale.

Pour les ménages de la Vienne les rôles prioritaires des
associations sont de permettre des rencontres et de développer
la solidarité.

Le jugement des ménages face à l’attitude des pouvoirs
publics par rapport aux actions menées par les associations est
très sévère. Environ 59% des personnes interrogées
estiment que les actions des associations ne sont pas suffisamment ou
pas du tout prises en compte par les pouvoirs publics.

Source : UDAF de la Vienne - Questionnaire famille

Source : UDAF de la Vienne - Questionnaire famille

Ce sont les personnes âgées de 30 ans à 50 ans qui
portent un jugement sévère quant à l’attitude des
pouvoirs publics vis à vis des actions des associations. Les moins
de 30 ans et les plus de 50 ans pensent au contraire que les pouvoirs
publics sont régulièrement à l’écoute des
associations. On constate aussi qu’ il existe une autre forte différence
de jugement par rapport à l’attitude des pouvoirs publics suivant
les professions des ménages. Les agriculteurs, les artisans, les
employés et les ouvriers ne sont pas satisfaits du comportement
des pouvoirs publics alors que les cadres, les professions intermédiaires
et les retraités le sont.

Les trois principales sources d’information des ménages de la
Vienne sont dans l’ordre, sans surprise : les journaux télévisés,
la radio et la presse locale. Les retraités sont ceux qui s’informent
le plus auprès de ces trois médias. Par contre les cadres
n’utilisent que très peu la télévision comme source
d’information. La presse nationale et le multimédia ne rencontrent
que peu de succès auprès des ménages du département.

UDAF de la VIENNE - Observatoire Départemental de la Famille -
juillet 1999

Le logement.

Dans le panel des ménages, 73,5% des personnes interrogées
sont propriétaires de leurs logements. En toute logique se sont
les plus de 40 ans et à plus forte raison les retraités
qui sont propriétaires. Environ 90% des ménages vivent dans
un logement individuel.

Le choix du logement se fait en premier en fonction du prix qui est déterminant
dans le choix des autres critères de sélection du logement.
L’environnement tient une part importante et le confort et la taille ne
sont que secondaires.

Compte tenu du fort taux de propriétaires, les ménages
sont satisfaits pour 91% d’entre eux de leurs logements et ne souhaitent
pas pour environ 80% des personnes en changer.

L’élément économique qui a incité les ménages
à accéder à la propriété est l’occasion
à saisir ainsi que la constitution d’un patrimoine. Par contre
le prêt à taux zéro n’est pas un critère important
dans le choix à l’accès à la propriété.

Une situation professionnelle stable est l’élément familial
mais aussi économique incitant les familles à accéder
à la propriété. Les autres critères tels que
le changement de la taille de la famille, la qualité de l’environnement,
la proximité d’un membre de la famille et un héritage ne
sont pas déterminants.

La santé.

Parmi les personnes interrogées, seule une très faible proportion
de ménages, environ 4%, estime ne pas avoir une bonne couverture
sociale.

 

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Source : UDAF de la Vienne - Questionnaire famille

Ces 96% de personnes satisfaites de leur couverture sociale s’expliquent
par le fait que 93% des ménages ont une mutuelle et 92,4% ont un
médecin de famille. Par contre ces ménages reconnaissent
pour 84% d’entre eux que l’accès aux soins n’est pas le même
pour tous.

Les ménages sont en général bien renseignés
et savent où s’adresser en ce qui concerne des maladies comme le
cancer et le SIDA. Cela s’explique par les multiples campagnes d’informations
dont font l’objet ces deux maladies. Pour la toxicomanie, le tabagisme
et l’alcoolisme, on observe le même phénomène. Les
lieux où s’adresser et les informations concernant le suicide ne
sont connus que par la moitié des ménages, ce qui s’explique
par la nature particulière de ce problème.

L’éducation.

Les parents sont considérés comme l’intervenant principal
dans le rôle éducatif des enfants par l’ensemble des ménages
interrogé. Ensuite en deuxième position on retrouve l’école.
Les autres items proposés sont très peu cités. Les
ménages ont choisi les deux principaux facteurs de socialisation
de l’enfant comme intervenants principaux dans l’éducation de celui-ci.

Plus les enfants grandissent moins les rythmes scolaires satisfont les
parents. 60% des personnes sont satisfaites des rythmes scolaires en maternelle
contre 50% en primaire et 35% en secondaire.

Pour les activités extra scolaires des enfants, les plus cités
sont logiquement les activités sportives et les sorties entre amis.

La consommation.

Dans le budget familial, la part la plus importante est consacrée
à l’alimentation. Le logement se place en seconde position. Pour
les locataires le logement est la plus grosse dépense du budget
familial. En troisième position on trouve la part dévolue
aux vêtements.

Les ménages de la Vienne utilisent les prêts bancaires comme
forme de crédits essentiellement pour l’acquisition d’une voiture
et à moindre degré pour les équipements ménagers.

Les raisons pour lesquelles les ménages constituent une épargne
sont pour la majorité des personnes interrogées la crainte
de l’avenir, puis en second lieu pour l’assurance d’une meilleure retraite
et enfin le financement des études de leurs enfants. Les cadres
ont plus tendance à épargner pour assurer les études
de leurs enfants et les retraités par crainte de l’avenir et pour
leurs retraites. A cette question, la crainte de l’avenir est le seul
item abstrait proposé et constitue une valeur refuge pour les répondants.
Se construire une épargne par crainte de l’avenir cela peut être
pour s’assurer une retraite mais aussi pour assurer le financement des
études des enfants entre autres.

Les ménages considèrent que le surendettement d’une famille
est aussi fonction du montant de ses revenus et non seulement en proportion
du revenu. Les ménages dont le revenu mensuel est supérieur
à 20 000 francs estiment qu’une famille est surendettée
à partir de 40% des revenus mensuels.

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