UNAF - UDAF 61 - Norme - Familles de l’Orne et Europe (1999)

Etude thématique

UDAF 61 - Norme - Familles de l’Orne et Europe (1999)


30/11/1998

Union Départementale Des Associations Familiales de l’Orne
Observatoire Départemental de la Famille

Contact : clerat unaf.fr ;
gseraphin unaf.fr

Depuis 55 ans, les Unions Départementales des Associations Familiales
représentent l’ensemble des familles auprès des Pouvoirs
publics. Chargées par la loi de cette mission, elles sont en contact
régulier avec les élus, les administrations, les institutions
et associations oeuvrant dans le cadre de la politique familiale.

Une dizaine d’UDAF, en lien avec l’UNAF (Union Nationale des Associations
Familiales) ont souhaité mettre en place des observatoires départementaux
de la famille par l’interrogation des familles volontaires sur des thèmes
les concernant.

« Familles et Europe » 2000

Des sondages mesurent l’opinion des Européens sur des thèmes
et des aspects de l’intégration européenne mais très
peu d’enquêtes cherchent à mettre en évidence ce que
les familles connaissent de l’Europe. Quelle est la réalité
des échanges avec d’autres familles, l’usage des langues étrangères,
les relations concrètes existantes avec les autres pays de l’Union
Européenne au travers de l’école, du travail, des vacances...

L’Observatoire Départemental de la Famille s’efforce de montrer,
avec cette enquête, comment les familles de l’Orne vivent l’Europe
au quotidien.


La Méthode

La méthode employée a été le « sondage
par quota ». Il s’agit de constituer un modèle réduit
de la population, en tenant compte d’un nombre restreint de caractères
principaux. Pour notre étude, les critères retenus ont été :
l’âge, le nombre d’enfants et la catégorie socio-professionnelle
de la personne de référence.


QUI SONT LES MENAGES QUI NOUS ONT REPONDU ?

SITUATION FAMILIALE

 

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Observatoire Départemental de la Famille UDAF 61 source INSEE

65 % des personnes interrogées vivent en couple (mariage et vie
maritale). 28,1 % sont des ménages d’une personne, 6,3 % sont des
familles monoparentales.

Les familles sans enfant regroupent aussi bien les jeunes ménages
qui n’ont pas encore d’enfant que les couples plus âgés qui
ont des enfants de plus de 24 ans.

La structure des âges de la population de l’Orne est la suivante :
25,8 % ont moins de 20 ans, 26,7 % ont entre 20 et 39 ans, 23,9 % ont
entre 40 et 59 ans et 23,6 % ont plus de 60 ans. Les classes d’âge
sont relativement homogènes. Notons toutefois que la population
de l’Orne est légèrement plus âgée que la moyenne
française. (Les moins de 20 ans représentent 26,8 % en France
contre 25,8 % dans l’Orne).

SITUATION PROFESSIONNELLE

Les ménages à la retraite sont de loin les plus nombreux.
Rappelons que la classe d’âge des plus de 60 ans représente
plus d’un cinquième de la population. Département rural,
l’Orne compte une population active agricole de 15 % contre 6 % en France.

Les branches d’activité de l’industrie créatrices de main-d’œuvre
dans l’Orne sont, principalement : l’électroménager,
l’équipement automobile, l’industrie agro-alimentaire (indust.
Laitière, abattoir volailles, viande) et la métallurgie.

(Observatoire Départemental de la Famille UDAF 61 source INSEE)

Professions intermédiaires : professions intermédiaires
de la santé, l’enseignement, la fonction publique, administratives
et commerciales des entreprises, agents de maîtrise.

 

(La situation professionnelle présentée ci-dessus concerne
la situation de la personne de référence des ménages
de l’Orne et non la situation de la population active).

NIVEAU D’ETUDES

Pour ce type d’enquête où le thème de l’apprentissage
des langues est abordé, il est intéressant de connaître
le niveau d’étude des personnes enquêtées.

  • 58 % ont un niveau égal ou inférieur au CAP -
    BEP
  • 19 % sont allés jusqu’au bac
  • 23 % ont suivi des études supérieures.

LA CONNAISSANCE DES LANGUES

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Observatoire de la Famille - UDAF Orne

Plus de la moitié des ménages (57,38 %) de l’Orne déclare
ne pas parler une autre langue de la Communauté Européenne,
hormis le Français.

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L’anglais est, sans conteste, la langue étrangère la plus
parlée par les 42,62 % des ménages qui affirment parler
une autre langue en usage dans la Communauté Européenne.
La proximité de l’Angleterre ainsi que la pratique de cette langue
dans les échanges économiques et culturels ne doivent pas
être étrangères lors du choix de l’apprentissage d’une
autre langue.

Le niveau d’études influe sur la pratique d’une langue étrangère.
Dans les ménages où la personne de référence
est titulaire du BAC ou d’un diplôme supérieur, la proportion
de ménages parlant une autre langue est proche des 60 %.

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C’est à l’occasion de voyages et des vacances que les foyers
utilisent le plus souvent les langues étrangères (41 %),
les loisirs (informatique, cinéma) arrivent en 2ème
position avec 21 %. L’emploi d’une langue autre que le français
dans le milieu professionnel concerne 17 % des ménages. 14 % l’utilise
dans le milieu familial. Ce chiffre est intéressant et doit être
relié à la question 5 : 21,43 % des ménages
ayant répondu à l’enquête révèlent avoir
une ou plusieurs personnes de leur famille d’une nationalité autre
que française. Il reste 6 % des foyers qui n’ont pas l’occasion
de pratiquer la ou les langues qu’ils connaissent.

50 % des Français de 15 ans et plus estiment n’avoir aucune
notion utilisable de langue étrangère (INSEE 1996). 36 %
ont des notions d’anglais, 14 % d’espagnol, 11 % d’allemand. Seuls 18
 % des cadres et professions intellectuelles supérieures disent
n’avoir aucune connaissance de langue étrangère contre 75
 % des ouvriers.


VOYAGES, RENCONTRES, FAMILLES

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Avez-vous rencontré, en France, des ressortissants de l’Union
Européenne ? A cette question, 37 % des sondés répondent
oui. Le schéma ci-dessous indique les circonstances de ces rencontres.
On notera que les vacances sont le moment idéal pour faire connaissance.

Le dicton affirme que les voyages forment la jeunesse... Ils permettent
aussi de découvrir les pays étrangers. Les enquêtés
qui se sont rendus dans un pays de l’Union Européenne, ces cinq
dernières années avaient pour motif essentiel les vacances
(61,35 %), d’autres se sont déplacés à l’étranger
pour une formation (5,41 %) ou encore dans le cadre de leur emploi (25,34
 %).

30,34 % des foyers ont un membre de leur famille qui a suivi une formation,
un stage, des études ou exercé un emploi dans un pays de
l’Union Européenne.

Un chiffre pour compléter cette approche des échanges et
contacts avec les autres pays : 21,43 % des ménages comptent
dans leur famille des personnes d’une nationalité de l’Union Européenne.
Toutes les catégories socio-professionnelles sont représentées :
agriculteur 15,38 %, artisan-commerçant : 30,77 %, cadre :
35,71 % , profession intermédiaire : 30 %, employé :
16,67 % et ouvrier : 18,42 %.


INFORMATION SUR L’EUROPE, SA MONNAIE, SES INSTITUTIONS

Alors que l’Europe est en marche depuis plusieurs années, il semble
que les ménages manquent d’information sur ses structures et son
fonctionnement.

75 % des ménages ont reçu une information sur l’Euro. Ce
fort pourcentage est sans doute associé à l’apparition de
la nouvelle monnaie dans la vie du citoyen européen. 40 % estiment
avoir eu une information en ce qui concerne les institutions européennes,
35 % seulement en matière de citoyenneté européenne
(les possibilités d’étudier, de travailler, de résider
ou de voter dans un autre Etat membre). Il semble bien qu’un effort d’apprentissage
soit nécessaire...

Comment l’information circule-t-elle ? (Plusieurs
réponses possibles)

Les moyens d’information

L’euro

75 % des ménages

le fonctionnement des institutions

40 % des ménages

la citoyenneté européenne

35 % des ménages

Les médias

56 %

47 %

72 %

Les associations

31 %

28 %

34 %

L’administration*

55%

17 %

20 %

L’employeur

9 %

3%

7 %

* administration : fiscale, école des enfants, mairie, banque...

Les médias paraissent avoir bien jouer le rôle d’agent d’information
et ceci sur les trois thèmes évoqués. L’administration
(dont les banques) a pris soin de prévenir les citoyens des conséquences
de l’arrivée de l’Euro. Les associations sont également
un des vecteurs d’information importants.

La catégorie socio-professionnelle ne paraît pas avoir d’incidence
sur la connaissance de la monnaie européenne. Les pourcentages
varient de 66 % (ouvriers) à 86 % (cadres).

Des différences apparaissent en matière d’information,
quand on aborde la citoyenneté européenne :
l’information a été reçue par 53 % des employés,
50 % des cadres, 40 % des professions intermédiaires, 29 % des
agriculteurs, 29 % des ouvriers et seulement 15 % des artisans et commerçants.

En ce qui concerne l’information sur les institutions européennes,
la proportion des ménages informés varie de 57 % chez
les cadres
à 20 % chez les ouvriers. les autres catégories
socio-professionnelles oscillent entre 38 et 50 %.


PERCEPTION DES ACTIONS DE L’UNION EUROPEENNE

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Le taux de non réponse à cette question est élevé
(en moyenne 20 % de sans opinion). Est-ce une volonté de ne pas
répondre ou est-ce plutôt une méconnaissance des mécanismes
européens ?

Une majorité des ménages s’accorde à reconnaître
les changements provoqués par l’application des directives européennes,
en particulier : le développement économique (57 %),
la sécurité extérieure et la politique étrangère
(51 %), la défense des droits de l’homme (56 %), la protection
de l’environnement (69 %) et l’aide aux populations du tiers-monde (52
 %).

Ce graphique reflète l’optimisme des ornais en matière
de politique Européenne. Les ménages pensent que des changements
s’opéreront encore dans les années à venir, et ceci
quel que soit le domaine évoqué.

Les ménages enquêtés restent toutefois sceptiques
quant à la portée des décisions de l’Union Européenne
dans le domaine social : lutte contre le chômage, lutte contre
la pauvreté, prestations et aides aux familles. Peut-être
pensent-ils que ce n’est pas de la compétence européenne ?
Notons la progression très forte, donc sans doute l’espoir le plus
fort, dans le secteur de la lutte contre le chômage ( de 11 % à
37 %).


CONNAISSANCE DES INSTITUTIONS EUROPEENNES

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L’instruction civique européenne a de beaux jours devant elle !
Une majorité de ménages ne connaît pas encore très
bien le rôle des institutions européennes. 20 % des enquêtés
ont éludé la question se rapportant aux définitions
des institutions européennes.

Le Parlement européen est l’instance la mieux connue, sans doute
parce qu’elle est l’institution élue directement par les citoyens.
30 % des enquêtés n’ont toutefois pas pu dire la fonction
de l’instance dont ils élisent les représentants français.
Nous observons que les définitions de la Commission européenne
et du Conseil de l’Europe sont souvent confondues. Ils sont en moyenne
37 % à opter pour la bonne définition.

Nombreuses sont les personnes qui ont participé à cette
étude : les ménages enquêtés, les associations
familiales et les administrateurs de l’UDAF. L’UDAF de l’Orne les remercie
de leur collaboration.

Les résultats de notre enquête montrent l’importance que
revêt la dimension européenne pour nos concitoyens. Toutefois,
il reste à fournir un effort d’information sur les différentes
instances européennes. Pourquoi ne pas profiter des six mois de
présidence française de l’Union Européenne ?

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