UNAF - L’UNAF est intervenue lors du petit déjeuner-débat de Vers le Haut sur le sommeil des enfants et des adolescents

Vers le Haut : le think tank dédié aux questions d’éducation

L’UNAF est intervenue lors du petit déjeuner-débat de Vers le Haut sur le sommeil des enfants et des adolescents


19/03/2018

Illustration article

L’UNAF, représentée par Patricia Humann, coordonnatrice du pôle « Education - Petite enfance - Jeunesse » est intervenue lors du petit déjeuner-débat de Vers le Haut sur le sommeil des enfants et des adolescents.

Le temps de sommeil des adolescents et des jeunes adultes se réduit d’année en année, alors même que le sommeil est indispensable pour l’équilibre intellectuel, physique et psychique. Ce manque de sommeil atteint aujourd’hui particulièrement les enfants et les adolescents alors même qu’on démontre un lien entre : manque de sommeil et difficultés scolaires (manque de concentration, de motivation …), manque de sommeil et obésité des enfants, manque de sommeil et problème de croissance etc...

Pour l’UNAF, les parents ont bien sûr une forte responsabilité quant au sommeil des enfants et des adolescents. Mais ils ne semblent pas toujours savoir :

• Quel est exactement le temps de sommeil par âge : parler d’heure de coucher le soir pourrait être plus facile à retenir (par exemple entre 20h30/21h30) ;

• L’effet « Jet lag » : si un enfant se couche tard, le fait de se lever plus tard le lendemain matin ne sera pas compensateur. Au contraire cela créera un effet « jet lag », car le soir d’après, l’enfant ne pourra pas dormir, et le matin suivant il aura du mal à se lever. Ceci explique que les enfants soient fatigués le lundi matin. Une certaine flexibilité les soirs de fête, de réunions familiales est possible mais est-ce que cela n’a pas tendance à devenir la norme tous les soirs de week-end et des vacances ?

• Ils ne savent pas que si un bébé (de moins de 1 an) pleure un peu la nuit, c’est qu’il se réveille entre deux cycles de sommeil mais qu’il ne faut pas aller le voir immédiatement et surtout ne pas lui donner à manger sinon une mauvaise habitude s’instaurera.

• Les parents sont conscients du problème de surexposition aux écrans pour les pré-ados et disent qu’ils n’arrivent pas forcément à contrôler. Ce sujet est apparu en 3e position dans l’observatoire des familles sur les préoccupations éducative pour les parents de 6/12 ans. Mais les parents savent-ils que la lumière bleue des smartphones, très proche de la lumière du jour, va les empêcher de dormir ? Et que certains ados se réveillent en pleine nuit pendant une heure pour discuter avec leurs amis ?

Les parents doivent apprendre à mettre des limites quand il s’agit du bien-être de leur enfant. Les cabinets de psychologues sont envahis de consultations sur le sujet du sommeil, dénotant souvent une difficulté à poser un cadre, un problème d’autorité.

Il serait nécessaire qu’il y ait aujourd’hui un véritable discours de santé publique sur le sommeil, qui concerne aussi bien les enfants que les adultes. Il faut, par ailleurs, un discours homogène de la part des adultes qui entourent l’enfant : personnel de crèche, enseignants, médecins … c’est à eux que les parents s’adressent en priorité pour des conseils.

Quant aux écrans, pourquoi pas faire défiler un message sur les dangers des écrans pour le sommeil comme il y en existe pour l’alcool ou pour le sucre ?

@ : phumann unaf.fr

Haut de page