UNAF - La Conférence des Mouvements : l’Udaf de la Loire ouvre le dialogue !

UDAF 42 - Loire

La Conférence des Mouvements : l’Udaf de la Loire ouvre le dialogue !


03/05/2018

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La Conférence des Mouvements : l’Udaf de la Loire ouvre le dialogue !

L’Udaf de la Loire a ouvert le dialogue durant la Conférence des Mouvements. Elle a regroupé plusieurs structures associatives familiales ligériennes (Pleiades, Fédération Familles Rurales, Fédération ADMR, Familles de France, Confédération Syndicale des Familles, Association Familiale Catholique, Maisons Familles Rurales, Association Familiale Protestante, Sauvegarde 42, Entraide Sociale, CDAFAL) afin d’échanger avec les parlementaires sur les thèmes d’actualité et présenter les nouvelles orientations partenariales. Cette rencontre est un outil essentiel de concertation et de consultation primordial pour faire vivre l’échange et l’information.

Ainsi, lundi 23 avril au sein de la MFR de Montbrison, des échanges et des débats ont amené à se questionner sur : l’avenir des associations, l’idée d’un Groupement d’Employeurs Associatifs, l’avenir du secteur Médico-social, l’innovation technologique, la médecine de proximité, l’effervescence du monde de l’éducation, etc. Lors de cette conférence, pas de décisions ont été prise par les parlementaires, néanmoins, ils ont entendu les difficultés et les questionnements des associations familiales et ses échanges vont être répétés aux acteurs de la vie politique afin d’essayer de faire évoluer les choses.

Six thèmes ont été soumis à la discussion en présence de Mme Cécile Cukierman, Sénatrice de la Loire, M. Jean-Claude Tissot, Sénateur de la Loire et de quatre attachés parlementaires.

Les Contrats Aidés

En premier lieu, il a été fait part, que la suppression des Contrats Aidés (CA) en 2018 a mis en difficulté des structures. Cette décision brutale a déstabilisé les associations et les écoles, qui signaient des CA pour animé les Temps d’Activité Périscolaire. Les CA ont été transformés en PEC (Parcours Emploi Compétence), cette démarche a modifié les critères permettant de bénéficier des subventions liées aux CA. Cette décision gouvernementale, prise en période estivale, a eu, dès le mois de septembre des répercussions négatives pour le fonctionnement de nombreuses associations qui œuvrent quotidiennement auprès de la population. Les suppressions d’emplois aidés touchent massivement les associations –qui sont aussi des employeurs- et les collectivités, surtout les plus petites et celle se trouvant en milieu rural. Ces baisses d’effectifs se matérialisent par la perte de moyens humains pour faire fonctionner des services que l’Etat ne rend pas. Déjà durement impactées par la baisse des dotations et des subventions, les collectivités locales et le tissu associatif sont encore plus fragilisés par la suppression des CA. Certaines associations ont fait remarquer qu’elles sont en permanence sous tension : comment avoir un fonctionnement pérenne alors que les subventions diminuent, que les réformes se multiplient… ? Les bénévoles du monde associatif doivent répondre à des exigences « employeurs » et gérer des structures sans avoir une vision budgétaire claire et stable de leur futur. A cette complexité s’ajoute la lourdeur administrative qui est assumée, pour beaucoup d’associations, par des bénévoles. Pour clore le débat, la question d’un groupement d’employeurs associatifs serait-elle l’avenir et la survie du monde associatif ?

L’accès aux soins

Nous assistons, depuis quelques années à une désertification des praticiens particulièrement en milieu rural. On assiste également à un manque de médecins spécialistes (ophtalmologie, endocrinologie, …). Que faire pour lutter contre l’abandon de certaines régions et de certaines spécialités par les médecins ? Existe-t-il des solutions réellement efficaces pour lutter contre la désertification médicale ? Un mélange entre incitation et contrôle, renforcée par une utilisation judicieuse des avancées technologiques telles que la télémédecine, semblent pour le moment être les seules solutions pour continuer à garantir à tous nos concitoyens un accès aux soins.

L’accès aux droits & Fracture numérique

« L’accès aux droits » a fait une entrée progressive dans les conceptions de l’action sociale. Il s’agit de faire bénéficier aux « populations exclues » des mêmes droits que les autres. Les droits sociaux en France constituent les leviers d’appui essentiels à la lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion. Encore faut-il tous les connaitre, les maitriser pour pouvoir les actionner correctement afin de permettre aux personnes les plus en difficultés d’y accéder. On peut constater que ces droits ne sont pas garantis du fait de la dématérialisation des procédures des organismes sociaux et de la fracture numérique. En effet, de plus en plus de démarches doivent être faites par informatique (dossier d’entrée en maison de retraite, déclaration d’impôt…). Une partie de la population n’a pas accès à ce moyen de communication et/ou ne sait pas s’en servir. Que fait-on pour les utilisateurs en zone blanche ? Il est nécessaire de se concentrer sur les besoins des citoyens et non de faire passer la logique bureaucratique avant ceux-ci. La question est de savoir comment ? Un plan départemental contre cette fracture numérique est à l’étude et en préparation à l’UDAF avec l’appui des associations.

Dispositifs de prévention

Le problème de politique publique posé en matière de prévention est d’abord un problème de conception et de mise en œuvre de l’action publique. En effet, ce secteur est très cloisonné, il n’y a que peu de coordination entre les différents dispositifs. Il serait sans doute souhaitable d’avoir une approche organisationnelle plus territoriale et coordonnée par un référent, à savoir le Préfet.

Le monde de l’Education

La Conférence des mouvements s’est terminée sur des débats autour du monde de l’Education. Ce dernier est en effervescence, il fait face à de multiples chantiers : la sortie de la carte scolaire pour la prochaine rentrée scolaire a remis en lumière la fermeture des classes et/ou école dans le monde rural, la réforme du Bac, la démultiplication des classes de cours élémentaire, la réforme de la formation professionnelle dont l’apprentissage, la scolarisation dès l’âge de 3 ans et le retour de la semaine à 4 jours dans certaines villes. Face à cela, les parents se sentent parfois exclus du système éducatif de leurs propres enfants. « La Parentalité » peut-elle entrer dans les établissements en développant des « Espaces-Parents » ? Une expérimentation portée par l’UDAF devrait voir le jour à la rentrée scolaire 2018-2019.

Tous ces échanges ont permis aux associations familiales ligériennes de faire remonter aux parlementaires leurs difficultés, leurs ressentis, leurs expériences et les difficultés des familles.

@ : Laurianne.MICHALET udaf42.fr

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