L’UNAF a participé à l’Assemblée générale de la Fédération nationale des offices publics de l’habitat (OPH)

12/06/2018

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L’UNAF, représentée par Bernard Tranchand, vice-Président de l’UNAF, a participé à l’Assemblée générale de la Fédération nationale des Offices Publics de l’Habitat (OPH) qui s’est tenue le 8 juin dernier à Grenoble, en présence de Madame Dominique Estrosi-Sassone, Sénatrice des Alpes-Maritimes et Rapporteure du projet de loi ELAN au Sénat, de Stéphane Peu, Député de Seine-Saint-Denis et membre de la commission des Affaires économiques et de Monsieur Adam, Directeur de Cabinet du ministre de la Cohésion des territoires.

Cette rencontre s’est tenue dans un contexte de profond bouleversement du modèle du logement social et d’inquiétudes des organismes d’HLM quant à leur avenir mais aussi de volontarisme et de dynamisme des organismes pour continuer à œuvrer pour sauver le modèle français du logement social.

Les dispositions introduites par la loi de finances pour 2018 avec la mise en place de la Réduction de loyer de solidarité (RLS) et la loi Elan ont donc été au coeur des débats. Il a été regretté que la conférence de consensus sur le logement, organisée au Sénat au mois de janvier dernier, n’ait pas permis de faire entendre au gouvernement les évolutions nécessaires. Il est ressorti des débats un sentiment d’hyper centralisation portée par le texte du projet de loi ELAN et une négation du rôle des maires, alors que ces derniers sont au plus près du citoyen (exclusion des collectivités locales dans les décisions de mise en chantier de logements sociaux) et parallèlement une ignorance des corps intermédiaires. Par ailleurs, la création d’un nouvel outil de coopération : la société anonyme de coordination (SAC) dans le cadre de la fusion entre organismes, et différentes autres dispositions du projet de loi, comme le développement de la vente des logements sociaux, ont engendré une véritable crainte de privatisation du logement social et de perte de cohérence et de lien social. Pour Stéphane Peu, « la crise du logement dans notre pays est d’abord une crise du logement abordable par la remise en cause du système économique original et originel de ce secteur » : un locataire sur 10 consacre plus de 40% de ses revenus pour se loger et un locataire sur 10 n’arrive pas à se chauffer correctement du fait de l’augmentation continue des prix.

Dans une résolution, votée à la quasi-unanimité des participants, la Fédération des OPH a exprimé les attentes, les inquiétudes, mais aussi les propositions des Offices Publics de l’Habitat. Les OPH ont de nouveau dénoncé la baisse des APL, compensée par la Réduction de loyer de solidarité (RLS) et attendent du gouvernement qu’il revienne sur ces mesures. Les OPH entendent proposer un nouvel équilibre financier plus favorable aux investissements et donc aux locataires, lors de la loi de Finances pour 2019.

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