Conseil économique, social et environnemental

L’accès au plus grand nombre à la pratique d’activités physiques et sportives. La nature en ville : comment accélérer la dynamique

17/07/2018

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L’ assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue les 10 et 11 juillet. Etaient inscrites les questions suivantes :
- L’accès au plus grand nombre à la pratique d’activités physiques et sportives ;
- La nature en ville : comment accélérer la dynamique ?

Déclarations du groupe de l’UNAF en ligne

L’accès au plus grand nombre à la pratique d’activités physiques et sportives

« En sport tout demande de la détermination. Les trois D. Détermination, disponibilité, discipline, et la réussite est à portée de main. » C’est par ces quelques mots que Philip Roth nous rappelle les exigences du sport, dans son livre Némésis.
Avec le présent avis, des pistes sont traces pour permettre à chacun de se mettre ou de se remettre au sport ou à l’activité physique. L’ambition est grande car en 2024 à l’issue des JO de Paris, ce sont 3 millions de pratiquants supplémentaires, qui sont souhaités mais aussi « la mobilisation de tous les Français pour mieux vivre ensemble par le sport » selon les termes même de la saisine du Premier Ministre.

Le Groupe de l’UNAF souhaite mettre en avant les préconisations n° 13, 16 et 19, qui sont importantes pour relever le défi.

Au rang des acteurs incontournables pour faire vivre les clubs sportifs se trouvent les parents, qui accompagnent leurs enfants chaque semaine pour les entrainements et les compétitions, qui paient la cotisation au club et qui répondent présents lorsqu’il faut organiser un évènement ou, faire la paperasse de l’association. Il s’agit là de bénévoles « convertis ». L’idéal pour les clubs, c’est de les garder jusqu’à ce que leurs enfants deviennent à leur tour bénévoles, qui auront des enfants, qui … Le Groupe de l’UNAF rejoint dès lors la préconisation n°16, qui vise à la reconnaissance de l’engagement des bénévoles notamment par la certification des compétences acquises et, pourquoi pas, en matière de droits à la retraite.

Une autre approche de la famille et du sport tient aussi à la pratique du sport en famille. L’UNAF compte parmi ses membres l’association Famillathlon. Le Famillathlon a pour vocation de faire découvrir ou redécouvrir aux différentes générations le plaisir et les bienfaits générés par le sport et les activités physiques pratiqués ensemble mais aussi de motiver les familles à prendre du temps pour les pratiquer régulièrement. L’influence et l’implication des parents dans le choix initial d’une pratique sportive est déterminante pour leur enfant et son avenir sportif.

Enfin, l’avis précise à juste titre que les activités physiques et sportives ne nécessitent pas systématiquement infrastructures ou équipements spécifiques. C’est aussi à l’urbanisme d’intégrer dans les projets d’aménagement une place pour les mobilités actives comme le vélo et la marche à pied avec des parcours sécurisés pour toutes les personnes selon leurs besoins à tous les âges de la vie.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

La nature en ville : comment accélérer la dynamique ?

Lors de la 3e rencontre du Forum « Citadins et citoyens » en septembre 2016, Alain Baraton, le jardinier en chef du parc du château de Versailles, rappelait la place qu’occupent les espaces verts en milieu urbain. Il milite pour une nature plus primitive, des jardins plus naturels car « s’asseoir sur une pelouse, être en contact direct avec l’herbe, c’est un confort visuel mais aussi psychologique ». Le présent avis prend le soin de détailler tous les bienfaits et les apports de la nature en ville nombreux pour guider les politiques publiques du logement, de l’aménagement urbain mais aussi de la santé. Cet avis parachève le travail amorcé avec l’avis du CESE d’avril 2017 sur « La qualité de l’habitat, conditions environnementale du bien-être et du mieux vivre ensemble ».

L’approche par les attentes des familles de la nature en ville conduit tout d’abord à souligner les bienfaits pour la santé qu’ils soient individuels ou bien qu’ils participent à un mieux-être collectif. Une étude de 2016 réalisée, à la demande de l’Union nationale des entreprises du paysage, souligne que « les espaces verts améliorent aussi bien l’état de santé auto déclaré des habitants que leur état diagnostiqué par un médecin ». Ils favorisent l’activité physique telle que la marche ou les sports en extérieur, améliorent la qualité de l’air et réduisent le stress ressenti par les habitants. Avec seulement 10 % supplémentaires d’espaces verts, l’Assurance maladie pourrait économiser 56 millions d’euros par an du fait de la réduction de la prévalence de l’asthme et 38 millions d’euros par an du fait de la réduction de l’hypertension. La contribution de la végétalisation à la réduction des « îlots de chaleur » limite également la mortalité en période de canicule.

A ces bienfaits individuels s’ajoute un mieux-être collectif, surtout quand les citoyens participent aux opérations de re-végétalisation. Les jardins familiaux retissent du lien social, encouragent les solidarités de voisinage et les actions pédagogiques. L’UNAF rappelle l’importance des sorties scolaires et des classes de découverte, qui permettent aux petits urbains d’être en contact direct avec la nature.

Enfin le Groupe de l’UNAF soutient également la préconisation n°17 lorsqu’elle appelle à passer de la trilogie « Eviter-Réduire-Compenser » à « Eviter-Réduire-Enrichir-Compenser » par des projets de « ménagement territorial ». Lorsque la nature en ville est au cœur des stratégies territoriales, cela correspond aux attentes des familles, cela joue un rôle reconnu dans la valorisation économique des territoires et cela restaure la biodiversité urbaine.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard unaf.fr

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