L’UNAF auditionnée sur l’expérimentation « choix d’orientation laissé à la famille en fin de 3e »

17/07/2018

L’UNAF, représentée par Patricia Humann, coordonnatrice du pôle « Ecole - Petite enfance - Jeunesse » a participé, à la demande du Ministère de l’Education nationale, à une audition le 29 juin 2018 sur l’expérimentation « choix d’orientation laissé à la famille en fin de 3e ». Cette audition était présidée par Aziz Jellab, Inspecteur général de l’Education nationale, avec la participation de la DGESCO (Direction générale de l’enseignement scolaire), les associations de parents d’élèves, les académies de Belfort, de la Manche et de Marseille.

Un rapport d’évaluation sera transmis aux commissions permanentes compétentes en matière d’éducation de l’Assemblée nationale et du Sénat en octobre 2018.

Cette expérimentation a débuté en 2013 dans le but d’amener les parents à s’impliquer dans l’accompagnement à l’orientation des jeunes, de revaloriser la voie professionnelle et de faire évoluer les pratiques d’évaluation des élèves vers une meilleure prise en compte des compétences « hors scolaires ».

Au bout de 2 ans, un premier rapport d’étape a été réalisé par le Ministère de l’Education nationale qui a mis en évidence l’intérêt de l’expérimentation dans le rapprochement des parents du collège. Ceux-ci, en effet, se sentent à la fois plus responsables de l’orientation des jeunes et plus écoutés par les collèges.

L’UNAF et les associations de parents d’élèves se sont déclarées favorables à la généralisation de cette expérimentation, qui montre que le Ministère prend en compte les parents.

Les académies présentes ont déclaré que cette expérimentation avait rendu les établissements « méconnaissables » avec des actions telles que des forums des métiers, une multiplication des visites d’entreprises, avec un projet d’emmener aussi les parents dans les entreprises...

Les effets positifs sont davantage qualitatifs que quantitatifs car il n’y a pas eu de changements conséquents dans les choix d’orientation par rapport à précédemment mais ces choix sont davantage assumés par les jeunes et leurs familles.

Pour tous, il reste cependant à mieux accompagner les élèves les plus fragiles en 2de Générale et technologique, à mieux imaginer la réversibilité des parcours (par exemple un passage en 2de professionnelle, avec une ouverture possible pour la 1re technologique si nécessaire).

Certaines académies ont, par ailleurs, souhaité que le rôle du professeur principal soit repensé, car cet investissement dans l’orientation est très chronophage.

Par ailleurs, la construction du projet, dans le cadre de Parcours avenir, devrait s’inscrire dans des heures dédiées dans l’agenda des élèves.

@ : phumann unaf.fr

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