Rapport dédié à la petite enfance du Défenseur des droits des enfants : l’UNAF auditionnée

04/09/2018

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Le mercredi 18 juillet 2018, l’UNAF a été auditionnée par les équipes du Défenseur des droits, dans le cadre de la rédaction du rapport annuel du Défenseur des droits consacré aux droits de l’enfant. Le thème retenu cette année porte sur la petite enfance.

Servane Martin et Nathalie Serruques, chargées de mission au pôle « Droit de la famille - Parentalité - Protection de l’enfance », ont représenté l’UNAF.

L’audition était axée sur deux dimensions : la politique en matière de mode d’accueil de la petite enfance (crèches, assistants maternels, congés parentaux) et sur les dispositifs de soutien à la parentalité dans la petite enfance.

Politique en matière de mode d’accueil de la petite enfance  : après avoir fait un point sur la situation des enfants de moins de trois ans en matière de mode d’accueil, l’UNAF a dressé un bilan de la réforme du congé parental d’éducation qui a réservé une année d’indemnisation à partir du deuxième enfant aux pères. Avec un nombre de pères en diminution et une chute spectaculaire du nombre de bénéficiaires de la nouvelle prestation PrePare, la réforme a compliqué la vie des familles et a sans doute eu des effets négatifs sur le taux d’emploi des mères de jeunes enfants.

En effet, les objectifs en matière de création de modes d’accueil n’ont pas du tout été atteints et le manque de place est toujours estimé à 270 000 par le HCFEA. Les parents gardent donc toujours autant leurs enfants, mais de moins en moins dans le cadre formel et protecteur des congés parentaux.

L’UNAF a donc insisté sur la nécessité de redonner un nouveau souffle à la politique de la petite enfance en proposant un parcours indicatif pour les familles. L’idée est de partir des attentes des familles qui estiment que le meilleur mode d’accueil pour leur enfant varie en fonction de l’âge de ce dernier. En effet, avant 6 mois, 76% des parents interrogés dans le cadre du baromètre petite enfance estime que le mode d’accueil le plus adapté pour l’enfant est la garde par l’un des parents, ils sont 40% à 1 an, puis ce pourcentage descend en dessous de 20% au-delà de 12 mois. Ainsi, l’UNAF milite pour un nouveau congé parental mieux rémunéré pour la première année de vie de l’enfant tel que le propose la directive européenne sur la conciliation vie familiale et vie professionnelle.

L’UNAF a également abordé plus largement la politique de soutien à la parentalité en plaidant pour les grands principes qu’elle défend dans ce domaine : promotion d‘une définition multidimensionnelle de la parentalité, garantie de l’universalité en diversifiant les actions proposées, préservation du principe de libre adhésion pour éviter toute culpabilisation des parents, refus d’imposer une norme de « bonne parentalité », orientation de l’accompagnement à la parentalité sur la prévention, en veillant à l’articulation avec la protection de l’enfance.

Contacts : smartin unaf.fr et nserruques unaf.fr

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