L’UNAF est intervenue au séminaire de la Commission européenne « le socle européen des droits sociaux et le semestre européen comme outils de diffusion de l’Europe sociale »

09/10/2018

L’UNAF est intervenue au séminaire de la Commission européenne « le socle européen des droits sociaux et le semestre européen comme outils de diffusion de l’Europe sociale »

Le mardi 2 octobre 2018, à Bruxelles, la Commission européenne a organisé un séminaire de réflexion avec la société civile sur les outils de diffusion pour une Europe sociale que sont :

Ces deux outils formulent des objectifs et des recommandations pour le développement d’une Europe sociale. Ils utilisent des indicateurs variés sur des thématiques spécifiques telles que :

  • la pauvreté et l’inclusion sociale,
  • la santé et la prise en charge de la dépendance,
  • l’éducation et la formation professionnelle,
  • la conciliation vie familiale et vie professionnelle.

L’UNAF, représentée par Servane Martin, Chargée de mission Petite enfance, est intervenue lors d’une table ronde sur la conciliation famille/travail pour donner son point de vue sur les indicateurs les plus pertinents à déployer.

Le séminaire a débuté par une présentation de l’OCDE de leur dernier rapport intitulé « Un ascenseur social cassé ? Comment promouvoir la mobilité sociale ? ». Il pointe sur les difficultés de l’ascension sociale dans les différents pays d’Europe et les liens entre les inégalités de revenu et les difficultés de mobilité sociale. + Lire.

Des interventions introductives sur les 4 thématiques centrales du séminaire ont permis de poser le cadre du débat et donner de nouvelles perspectives pour les objectifs futurs de l’Europe sociale :

  • la pauvreté et l’inclusion sociale,
  • la santé et la prise en charge de la dépendance,
  • l’éducation et la formation professionnelle,
  • la conciliation vie familiale et vie professionnelle

Ainsi, l’UNAF est intervenue sur la thématique de la conciliation vie familiale/vie professionnelle en développant 4 idées principales :

1/ L’UNAF a rappelé l’importance de ne pas cantonner la question de la conciliation famille/travail à la seule politique de la petite enfance. Un enfant a besoin de ces parents de la petite enfance à l’âge adulte et les difficultés de conciliation ne sont pas résolues par l’entrée à l’école maternelle. En effet, trop souvent, on oublie que l’école n’occupe les enfants que 800 heures par an et qu’un travail à temps plein équivaut à 1 700 heures par an. Les difficultés de conciliation interviennent également lorsqu’un proche est malade ou en situation de handicap.

2/ L’UNAF a souligné l’importance de prendre en compte tous les modes d’accueils de la petite enfance pour véritablement avoir un bon indicateur. En France, souvent les assistants maternels sont oubliés des indicateurs et donc des objectifs à atteindre. L’UNAF a également plaider pour intégrer, dans les indicateurs de conciliation, les congés parentaux qui sont de véritables outils pour se consacrer, un temps donné, à sa famille et retrouver son travail à la suite.

3/ L’indicateur qui devrait être utilisé au niveau européen devrait s’appuyer sur le nombre d’heures où l’enfant est accueilli par des professionnels ou garder par ses parents dans un cadre formel et protecteur d’un congé parental. Seul le nombre d’heures est universel en Europe et permet des comparaisons.

4/ Enfin, pour l’UNAF, il serait important de distinguer les indicateurs pour les enfants de moins de 1 an et ceux pour les enfants de plus de 1 an. En effet, la première année de vie d’un enfant demande une attention particulière et les souhaits des familles sur le mode d’accueil le plus adapté sont bien spécifiques sur cette première année.

@ : yseriex unaf.fr ; smartin unaf.fr

Haut de page