L’UNAF rencontre Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’éducation nationale au sujet du Service national universel

20/11/2018

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Mardi 13 novembre, Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’UNAF et Rémy Guilleux, Président du département Education-Numérique-Jeunesse accompagnés de Patricia Humann coordinatrice du Pole Ecole Petite Enfance Jeunesse, ont été auditionnés par le secrétaire d’Etat Gabriel Attal le mardi 13 novembre 2018 sur le projet de service national universel. Il était accompagné d’Antoine Evennou, Chef de cabinet, conseiller vie associative.

L’UNAF dont le conseil d’administration a débattu du projet de Service national universel le vendredi 9 novembre a été auditionnée par Gabriel Attal, Secrétaire d’Etat nommé auprès du Ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer. Celui-ci a fait état d’une consultation des jeunes à la fois sur internet et via la Journée défense et citoyenneté (JDC) (soit 75 000 réponses). Un rapport sera bientôt publié pour en rendre compte. Selon Gabriel Attal, les jeunes portent un réel intérêt dès que le projet de SNU leur est bien explicité.

La première partie – 15 jours en hébergement sensibilisation approfondie en matière de défense et de sécurité nationale et européenne - intéresse par son objectif de mixité, et son contenu sur la résilience en cas d’attentat, d’attaque, de catastrophe naturelle … La seconde partie obligatoire, proposant 15 jours d’engagement séduit les jeunes surtout sur les thématiques « Défense et sécurité », « environnement » et « accès au droit », à condition d’une possibilité d’engagement « perlé » sur l’année.
Le secrétaire d’état se déclare peu inquiet concernant l’hébergement car des bâtiments sont mobilisables (internats, lieux de tourisme social, CFA …). Il a aussi précisé que le SNU concernera les jeunes de 15 ans en classe de 2de, notamment pendant la période du mois de juin qui est souvent libéré quand les établissements sont réquisitionnés par les examens. Une semaine pourra être prise, en effet, sur la période de classe, à la place de l’enseignement moral et civique de l’année.
Pour l’UNAF le caractère obligatoire semble indispensable pour ce premier mois de SNU. L’UNAF s’interroge cependant sur l’encadrement pour la première période hébergée de 15 jours. Gabriel Attal a précisé qu’une formation dirigée par le général Ménouin sera organisée, au niveau national, puis au niveau local et que l’encadrement mêlera personnels des armées et civils éducateurs.

Pour la période de 3 à 6 mois d’engagement, qui correspond en fait à un « mini-service civique », le jeune peut aider plusieurs structures. Gabriel Attal et son Antoine Evennou réfléchissent à une certification. Les collectivités locales sont très partantes pour proposer leur collaboration, en CCAS, dans d’autres structures municipales... L’idée est aussi de valoriser l’engagement par une cérémonie.
Par ailleurs, un certain nombre de possibilités seront offertes aux jeunes comme l’examen santé, la possibilité de passer son code, son BAFA. Une réflexion est par ailleurs en cours sur l’adaptation du SNU aux jeunes porteurs de handicap, par exemple en mettant en place des binômes.

En termes de coût, Gabriel Attal a précisé que les évaluations actuelles vont du simple au double et que c’est encore trop tot pour avoir un chiffrage. Une phase de préfiguration va de toutes les manières avoir lieu qui permettra de préciser le SNU et son coût. 10 départements seront préfigurateurs, avec quelques milliers de jeunes.

Retrouvez la position de l’UNAF dans la note d’information sur le SNU au Conseil d’administration de l’UNAF.


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