Améliorer les pratiques professionnelles de l’action sociale et de la santé : l’UNAF partenaire d’ « Associons nos savoirs » signe le plaidoyer

09/01/2019

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L’UNAF partenaire d’ « Associons nos savoirs »

Faire des usagers et des familles des acteurs de la formation des professionnels du sanitaire et du médico-social dans une approche transversale. Tel est l’objectif
d’ « Associons nos savoirs », plaidoyer diffusé cet automne.

Cet appel a vocation à modifier les pratiques professionnelles de l’action sociale et de la santé. « Associons nos savoirs » s’est inspiré de travaux menés précédemment au Canada et adopte une approche au-delà des métiers et des repères règlementaires habituels. Globalement, le concept développé veut donc rééquilibrer les relations entre professionnels et personnes accompagnées ou soignées.

La FEHAP, en association avec un collectif de partenaires dont l’UNAF a mené une réflexion sur la participation des personnes à la formation des professionnels qui les accompagnent.

Des UDAF (bénévoles, professionnels et personnes protégées) ont été par ailleurs associées à deux séminaires préparatoires, ainsi qu’à la rédaction de la présente déclaration.

Pour l’UNAF ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la convention d’objectifs signée avec l’Etat dans laquelle l’UNAF s’est engagée à développer la participation des personnes. L’UNAF est donc signataire de ce texte.

Les sept axes du plaidoyer français :

Associons nos savoirs souhaite dépasser les résistances en :

• affirmant que l’accompagnement social et le soin ne peuvent se construire sans tenir compte du vécu et du retour d’expérience des personnes qui en bénéficient, à ce titre, la participation de ces personnes est indissociable du travail social comme du soin ;
• permettant aux professionnels de l’accompagnement et du soin, grâce à cette participation, de renforcer et de renouveler le sens de leur métier et de leur engagement ;
• faisant la promotion de la place des patients et des personnes accompagnées dans la formation, en s’appuyant sur leurs capacités et ressources propres, et sur celles des communautés auxquelles ils appartiennent (familles et proches, associations, mouvements, quartiers, territoires…) ;
• reconnaissant la légitimité de la contribution des usagers à toutes les étapes du processus de formation : construction des référentiels de compétences des professionnels, élaboration des référentiels de formation, conception des programmes, animation et évaluation des actions pédagogiques ;
• partageant la conviction que leur contribution aux dispositifs de formation permet l’émergence d’une relation renouvelée, plus équilibrée et donc plus féconde pour les personnes et les professionnels comme pour les communautés ;
• affirmant que l’implication des usagers est bénéfique pour l’amélioration des postures et des pratiques professionnelles ;
• soutenant le développement de la participation des personnes accompagnées et des patients à la formation parce qu’elle est aussi une opportunité pour eux d’acquérir de nouvelles compétences, de trouver une légitime reconnaissance et en conséquence, de développer un pouvoir d’agir plus important, à la fois pour eux-mêmes et pour leur environnement, un accompagnement de toutes les parties prenantes sera nécessaire pour réussir cette mutation culturelle exigeante pour les personnes, les organisations et la cité.

Les personnes, les institutions, les organisations, souhaitant marquer leur accord avec ces réflexions peuvent signer cet appel. Il peut être demandé également d’être destinataire du plan d’actions opérationnel qui sera diffusé prochainement et qui complètera ces principes. La déclaration et les premiers signataires sont en ligne sur le site

@ : nbrun unaf.fr

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